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Québec
Les travaux parlementaires de la première session de la 38e législature,
ajournés le 19 décembre 2007, ont repris pour la période du printemps, le
mardi 11 mars 2008.
Le printemps marque le début du processus budgétaire à l'Assemblée nationale
et, le 13 mars dernier, la ministre des Finances a entamé ce processus avec
le discours du budget. Le débat sur celui-ci a suivi, pour être ensuite
suspendu à l'Assemblée et poursuivi à la Commission des finances publiques.
Le mardi 18 mars, l'Assemblée a adopté une motion du leader du gouvernement
proposant qu'elle procède à l'étude des crédits provisoires pour l'exercice
financier se terminant le 31 mars 2009. Cette étape budgétaire s'est terminée
avec l'adoption de la Loi n° 1 sur les crédits, 2008-2009, et l'envoi en
commissions permanentes des crédits budgétaires pour l'année financière
2008-2009. Le 8 avril 2008, l'Assemblée a repris le débat sur le discours
du budget et, au terme de ce débat, a adopté la motion de la ministre des
Finances proposant à l'Assemblée d'approuver la politique budgétaire du
gouvernement.
Relations interparlementaires
Réunis au New Jersey, du 14 au 16 mars, les membres du Comité exécutif de
l'Eastern Regional Conference du Council of State Governments (CSG/ERC)
ont adopté à l'unanimité une résolution soulignant le 400e anniversaire
de la fondation de la ville de Québec et reconnaissant les contributions
de la population de Québec aux bonnes relations nord-américaines. Cette
résolution a été présentée à l'initiative de la délégation de l'Assemblée
nationale du Québec, dirigée par Tony Tomassi, député de LaFontaine, vice-président
de la section du Québec du CSG/ERC et membre du Comité exécutif du CSG/ERC.
Simulations parlementaires
Du 13 au 15 février, l'Assemblée nationale du Québec a accueilli 114 élèves
de 3e et de 4e secondaire au 6e Parlement des jeunes. Cette simulation parlementaire
a réuni des jeunes de 32 écoles publiques et privées issues de plusieurs
régions du Québec. Au cours de cette simulation, les députés ont étudié
trois projets de loi qu'ils avaient préalablement élaborés : un premier
projet préconisant l'interdiction de la vente de boissons énergisantes
aux mineurs, un deuxième proposant des mesures à favoriser l'apprentissage
du français dans les écoles québécoises, et le dernier faisant la promotion
de saines habitudes de vie chez les jeunes du Québec.
Autres nouvelles
Le mercredi 9 avril, Roch Cholette a annoncé sa démission à titre de député
de la circonscription électorale de Hull. Ce départ porte à trois le nombre
de sièges vacants à l'Assemblée, laquelle se compose maintenant ainsi :
Parti libéral du Québec, 47; Action démocratique du Québec, 41; Parti Québécois,
34; sièges vacants, 3.
Le 23 février, à l'âge de 82 ans, est décédé Denis Lazure, député du Parti
Québécois dans la circonscription de Chambly de 1976 à 1981, de Bertrand
de 1981 à 1984, et de La Prairie de 1989 à 1994.
Le 18 mars dernier, le président de l'Assemblée nationale du Québec, Michel
Bissonnet, a inauguré le tout nouveau Centre des visiteurs de l'Assemblée
nationale, à l'hôtel du Parlement. Ce centre s'inscrit dans la programmation
de l'institution pour célébrer le 400e anniversaire de Québec.
L'objectif de rapprocher les citoyens de leur assemblée nationale et de
leurs députés a guidé la réalisation du Centre des visiteurs. Afin de joindre
le plus large éventail possible de visiteurs, ce lieu d'accueil emploie
plusieurs moyens pour diffuser l'information : panneaux scriptovisuels,
vitrine d'exposition, bornes informatives, salle de visionnement, etc.
Il s'agit surtout d'une porte d'entrée pour découvrir la panoplie d'activités
offertes au public à l'hôtel du Parlement.
Les lumières des édifices de l'Assemblée nationale du Québec ont symboliquement
été éteintes le samedi 29 mars, entre 20 heures et 21 heures. Par ce geste,
l'Assemblée nationale s'est associée à un vaste mouvement mondial de sensibilisation
à la cause du réchauffement climatique. L'Heure de la Terre est une initiative
du Fonds mondial pour la nature qui vise à conscientiser la population
pour qu'elle porte une attention particulière aux conséquences des changements
climatiques.
Le Tournoi jeunes démocrates, qui s'est déroulé les 12 et 13 avril au Petit
Séminaire de Québec ainsi qu'à l'hôtel du Parlement, a souligné de façon
particulière les 400 ans de Québec. Ce jeu-questionnaire, organisé par l'Assemblée
nationale pour la 16e année, a réuni plus de 275 participants de 4e et 5e secondaire
ainsi que du collégial qui provenaient de différentes régions du Québec
et représentaient 35 établissements d'enseignement. Cette édition spéciale
du 400e a constitué une occasion privilégiée pour ces jeunes de mettre
à profit leurs connaissances sur l'histoire du Québec et de ses institutions
parlementaires.
Le 15 avril a eu lieu, à la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, la sixième
édition de la Journée du livre politique au Québec, sous le thème « Des
idées à votre portée ». Cet événement vise à encourager les auteurs et
les étudiants qui produisent des Suvres à contenu politique. L'inauguration
de l'exposition Les trésors de la Bibliothèque, une table ronde et conférence
sur la capitale et la remise de prix aux lauréats comptent parmi les activités
faisant partie de la programmation de l'Assemblée pour commémorer le 400e
anniversaire de Québec.
L'Assemblée nationale offre maintenant la technologie sans fil Wi-Fi dans
les salles des travaux parlementaires ainsi que dans plusieurs salles de
rencontre. À partir d'Internet, les détenteurs d'un ordinateur portable
sans fil peuvent accéder à l'Extranet de l'Assemblée pour obtenir les services
d'Outlook Web Access, de Meridius, du Portail et du Greffier. Les détenteurs
d'un portable avec jeton d'authentification fourni par l'Assemblée peuvent
accéder à tous les services réseau par l'Extranet sécurisé.
Le Wi-Fi peut aussi profiter aux visiteurs : délégations ministérielles,
ministres, légistes et autres fonctionnaires; témoins appelés en commission
parlementaire; visiteurs officiels et protocolaires ou autres visiteurs.
Sylvia Ford
Secrétariat de l'Assemblée
Commissions parlementaires
La Commission des institutions a été très active en ce début d'année en
menant trois consultations de front. La Commission a ainsi tenu des auditions
publiques, au cours des mois de février, mars et avril, dans le cadre de
la consultation générale sur les documents intitulés Rapport d'évaluation
de la Loi portant réforme du Code de procédure civile et Les poursuites
stratégiques contre la mobilisation publique les poursuites-bâillons
(SLAPP).
Le projet de loi n° 50, Loi modifiant le Code des professions et d'autres
dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et les relations
humaines a fait l'objet de consultations particulières au cours du mois
de mars. Ce projet de loi prévoit un nouveau partage des champs d'exercice
professionnels dans le domaine de la santé mentale pour certaines professions
et l'encadrement de la pratique de la psychothérapie.
Finalement, la Commission a procédé à des consultations particulières sur
le projet de loi n° 60, Loi modifiant la Loi sur la police. Ce projet de
loi permet aux municipalités de conclure entre elles des ententes relatives,
notamment, à la fourniture de services de détention et à l'utilisation
commune d'équipements ou de locaux.
Le 12 mars, la Commission de l'éducation a entendu l'Institut culturel
et éducatif Montagnais, la Commission scolaire Crie, le Conseil en Éducation
des Premières Nations et la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
Ces auditions font suite au dépôt à l'Assemblée nationale, en février 2007,
du rapport de la Commission sur la réussite scolaire des Autochtones qui
contenait des recommandations.
La Commission a également, dans le cadre de mandats de surveillance d'organismes
(article 294 du Règlement), procédé, en mars, à l'audition du Comité consultatif
sur l'accessibilité financière aux études et à celle du Comité sur les
affaires religieuses. Le Comité consultatif sur l'accessibilité financière
aux études est chargé notamment de conseiller la ministre de l'Éducation,
du Loisir et du Sport relativement aux programmes d'aide financière et
aux droits de scolarité. Le Comité sur les affaires religieuses a pour
mandat de conseiller la ministre sur toute question touchant la place de
la religion dans les écoles.
Au cours du mois de février, la Commission des affaires sociales a tenu
des auditions publiques dans le cadre de la consultation générale sur le
projet de loi n° 63, Loi modifiant la Charte des droits et libertés de
la personne, qui affirme expressément que les droits et libertés énoncés
dans la Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes.
En mars, la Commission a procédé à l'audition de la présidente-directrice
générale du Conseil de gestion de l'assurance parentale afin d'examiner
sa gestion, conformément à la Loi sur l'assurance parentale. Il s'agissait
de la première participation de cet organisme à une commission parlementaire
depuis sa création en 2005.
Par ailleurs, le sous-ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale
a été entendu lors de l'étude des rapports 2003-2004 à 2006-2007 sur les
activités financées par le Fonds québécois d'initiatives sociales, conformément
à la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, et
des rapports 2000-2001 à 2006-2007 sur les activités du Fonds d'aide à
l'action communautaire autonome, conformément à la Loi sur le ministère
du Conseil exécutif.
La Commission de l'économie et du travail a tenu, en février, des auditions
publiques dans le cadre de la consultation générale sur le document intitulé
Rapport du ministère du Travail sur la mise en Suvre de la Loi sur l'équité
salariale. La Loi sur l'équité salariale prévoit, en effet, l'obligation,
pour le ministre, de remettre au gouvernement un rapport sur la mise en
Suvre de la loi dix ans après son adoption. La Loi sur l'équité salariale
a pour objectif de corriger les écarts salariaux dus à la discrimination
systémique fondée sur le sexe à l'égard des personnes qui occupent des
emplois dans des catégories d'emplois à prédominance féminine.
La Commission de la culture a entendu, au cours des mois de mars et d'avril,
les trois organismes institués par la Charte de la langue française, soit
le Conseil supérieur de la langue française, l'Office québécois de la langue
française et la Commission de toponymie du Québec, dans le contexte de
mandats de surveillance d'organismes (article 294 du Règlement).
Le Conseil supérieur de la langue française a pour mission de conseiller
la ministre responsable de l'application de la Charte sur toute question
relative à la langue française au Québec. L'Office québécois de la langue
française a pour mission, notamment, d'assurer le respect de la Charte
et de surveiller l'évolution de la situation linguistique en faisant rapport
à cet effet tous les cinq ans à la ministre responsable. La Commission
de toponymie a, entre autres, pour fonctions de proposer au gouvernement
les normes et les règles d'écriture à respecter dans la dénomination des
lieux.
Le 9 avril, la Commission de l'administration publique s'est vue déférer
un mandat par l'Assemblée nationale pour la deuxième fois depuis le début
de la 38e législature, ainsi d'ailleurs que depuis sa création en 1997.
Le mandat origine d'une motion présentée par le leader de l'opposition
officielle à la période hebdomadaire réservée aux affaires inscrites par
les députés de l'opposition (article 97 du Règlement). Le leader du gouvernement
a déposé un amendement à la motion. L'amendement, ainsi que la motion amendée,
ont été adoptés à l'unanimité.
La motion se lit comme suit : « Que la Commission de l'administration publique
fasse toute la lumière sur les circonstances entourant le congédiement
de monsieur Bruno Fortier, ex-délégué général du Québec à New York et qu'à
cette fin la Commission de l'administration publique entende, au plus tard
au 29 avril 2008, monsieur [Fortier] et monsieur Alain Cloutier, sous-ministre
en titre au ministère des Relations internationales ainsi que toutes les
personnes qu'elle jugera nécessaire de convoquer sans toutefois obliger
une personne qui a déposé une plainte à comparaître contre sa volonté. »
De plus, la Commission de l'administration publique a procédé, le 13 février,
à l'audition du sous-ministre de la Santé et des Services sociaux et du
président-directeur général de la Corporation d'hébergement du Québec.
Le sous-ministre a été entendu à nouveau le 2 avril en compagnie du directeur
général du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, du secrétaire
général associé du Conseil exécutif et du directeur exécutif du Comité
de gestion des projets de modernisation des centres hospitaliers universitaires
de Montréal concernant la vigie des grands projets d'immobilisation du
gouvernement.
À la suite de l'adoption du mandat d'initiative sur la gestion des matières
résiduelles, la Commission des transports et de l'environnement a procédé
à des consultations particulières en février. En plus des 51 mémoires reçus,
la Commission pourra nourrir ses réflexions à ce sujet à l'aide des 89
documents de réflexion et des 225 réponses au questionnaire transmis dans
le contexte de la consultation en ligne.
Tel que prévu par le Règlement (articles 272, 275 et 276), le débat sur
le discours du budget, débuté à l'Assemblée, s'est poursuivi à la Commission
des finances publiques, les 1er, 2 et 3 avril. La ministre des Finances
a été membre de la Commission pour la durée du mandat, comme le prévoit
également le Règlement.
Étude des crédits budgétaires par les commissions parlementaires
Comme c'est le cas chaque année, les commissions parlementaires permanentes
ont reçu le mandat de procéder à l'étude des crédits budgétaires des ministères
et des organismes. Ces crédits ont été déposés à l'Assemblée par la présidente
du Conseil du trésor le 18 mars dernier, alors que le calendrier de l'étude
des crédits budgétaires a été déposé par le président de l'Assemblée le
1er avril. Au terme de leur mandat, les commissions avaient consacré 200
heures, du 10 au 25 avril, à l'examen et à l'adoption des crédits budgétaires
pour l'année financière 2008-2009, qui sont répartis en 44 volets.
Anik Laplante
Secrétariat des commissions
Saskatchewan
L'Assemblée a repris ses travaux le 10 mars, pour une courte session du
printemps. Les députés se sont recueillis en mémoire de neuf anciens députés
décédés dans l'année et ont adopté pour chacun d'eux une motion de condoléances.
Au cours des jours suivants, ils ont étudié le budget supplémentaire des
dépenses, puis ont poursuivi le programme législatif du gouvernement.
Le ministre des Finances, Rod Gantefoer, a présenté son premier budget
le 19 mars. Ce budget concrétise bien des promesses électorales faites par
le Parti saskatchewanais lors des élections générales de l'automne dernier.
Un investissement de un milliard de dollars sera consacré aux immobilisations
et à l'amélioration de l'infrastructure dans le contexte de l'initiative
sur la croissance intitulée « Prêts à grandir ». Le budget comporte 40 initiatives
qui recevront les fonds promis lors de la dernière campagne. Le parti s'était
notamment engagé à injecter plus d'argent afin de créer des emplois dans
le système de la santé et dans les services de police, d'alléger la taxe
foncière et d'améliorer les programmes d'éducation de la maternelle à la
12e année et au niveau postsecondaire.
Le porte-parole de l'opposition en matière de finances, Harry Van Mulligen,
a critiqué le budget, qui ne prévoit pas partager les 1,3 milliard de dollars
avec les familles moyennes de la Saskatchewan. Le NPD aurait aimé que quatre
initiatives soient annoncées, soit doubler immédiatement l'allègement de
la taxe foncière, multiplier par deux le nombre de places dans les centres
de formation, investir dans des programmes de logement abordable et financer
des initiatives vertes pour aider la province à atteindre ses cibles en
matière de changements climatiques.
Le débat s'est poursuivi jusqu'au 3 avril, jour où l'Assemblée a rejeté
l'amendement de l'opposition et a adopté la motion sur le budget.
Motions sur la prolongation des séances
Craignant qu'il ne reste pas assez de temps pour terminer ses travaux avant
la fin de la session du printemps, le 15 mai, le gouvernement a déposé une
motion visant à prolonger les heures de séance. Selon la proposition, les
séances du lundi, du mardi et du mercredi commenceront à 10 heures et s'ajourneront
à minuit, et la pause-repas aura lieu de 17 à 18 heures. Les séances du
jeudi avant-midi auront lieu selon l'horaire habituel. Les séances des
comités se tiendront le jeudi de 14 heures à minuit et le vendredi de 10 heures à
17 heures.
Le leader du gouvernement à la Chambre, M. Gantefoer, a ouvert le débat,
puis Kevin Yates, député de l'opposition, a pris la parole. M. Yates a
poursuivi son intervention tout au long de l'après midi du 7 avril et le
lendemain jusqu'en soirée. Même une petite panne d'électricité à l'Assemblée
n'a pas interrompu son élan. M. Yates a conclu ses observations en proposant
un amendement pour que les séances du lundi, du mardi et du mercredi se terminent à 1 heure.
En raison des efforts de l'opposition pour retarder le prolongement des
heures de séance, le gouvernement a donné avis de son intention d'imposer
la clôture le plus rapidement possible le 8 avril. Le leader de l'opposition
à la Chambre, Len Taylor, a soulevé une question de privilège sur la décision
de recourir à la clôture. Il a fait cette intervention en expliquant que,
d'habitude, les modifications au Règlement sont appliquées uniquement après
consultation des partis de l'opposition et une fois leur consentement obtenu
ou après un long débat parlementaire. Or, en l'occurrence, deux journées
de débat n'ont pas permis à l'opposition de bien consulter les électeurs
ni de proposer des solutions de rechange. M. Taylor a ensuite demandé si
le recours à la clôture contrevenait au Règlement de l'Assemblée, lequel
prévoit un minimum de délibérations sur certains projets de loi.
Le président, Don Toth, a rendu sa décision le 9 avril. Après avoir indiqué
que la règle de la clôture visait à permettre aux gouvernements de mettre
fin à un débat sur une question et que cette règle avait été invoquée sept
fois seulement dans l'histoire de la province, il a précisé qu'elle était
pertinente dans les circonstances actuelles. Le président a ajouté que
le Règlement présentait plusieurs cas où l'Assemblée avait imposé des limites
ou utilisé d'autres moyens pour écourter un débat et que lui-même, en tant
que président, ne possédait pas le pouvoir discrétionnaire d'intervenir
sur une question de privilège. Il a donc refusé de se prononcer sur le
bien-fondé de la question de privilège et n'a pas empêché le recours à
la clôture pour les motions proposant la prolongation des séances. L'Assemblée
a ensuite passé au vote par appel nominal différé sur la motion de clôture
et celles proposant la prolongation des heures de séance, lesquelles ont
été adoptées.
L'Assemblée a tenu séance jusqu'au 17 avril selon le nouvel horaire et,
ensuite, l'ordre sessionnel a été modifié. L'horaire des séances de la
Chambre est revenu à la normale et les heures de séance des comités pourront
être prolongées au besoin.
Dispositions législatives et travaux des comités
L'une des premières lois adoptées par l'Assemblée à la session du printemps
a été la loi prévoyant des élections à date fixe. Les élections provinciales
se tiendront dorénavant le premier lundi de novembre tous les quatre ans.
La Saskatchewan devient la neuvième au Canada à emboîter le pas à ce sujet.
L'Assemblée a ensuite adopté le Consumer Protection Amendment Act, 2008,
loi qui élimine les dates limites des cartes cadeaux.
Deux projets de loi au cSur du différend sur la prolongation des heures
de séance ont fait l'objet d'un long débat à la Chambre et au Comité des
services sociaux. L'opposition a demandé des audiences publiques sur le
projet de loi nº 5, le Public Service Essential Services Act, et le projet
de loi nº 6, le Trade Union Amendment Act, 2007. Le gouvernement a refusé
et a plutôt fait en sorte que Rob Norris, ministre de l'Enseignement postsecondaire,
de l'Emploi et du Travail, et ses fonctionnaires soient disponibles pour
répondre, pendant plusieurs heures, aux questions du Comité sur ce sujet.
Margaret (Meta) Woods
Greffière adjointe
Chambre des communes
Au retour de l'ajournement des Fêtes, une hausse de la fièvre électorale
s'est emparée de la Chambre des communes, alors que la confiance à l'endroit
du gouvernement a été plusieurs fois mise à l'épreuve. Le gouvernement
n'a été défait sur aucune de ces motions, du fait que la plupart des députés
de l'opposition officielle se sont abstenus de voter.
L'amendement libéral sur le budget déposé le 28 février 2008 par le ministre
des Finances, Jim Flaherty, a été défait le 3 mars. Le lendemain, la motion
principale d'approbation du budget a été adoptée.
Une autre question de confiance concernait une motion du gouvernement prolongeant
la mission du Canada en Afghanistan. Un amendement proposé par le Parti
libéral, rendu public peu après, a alors exposé les conditions préalables
à son appui à la prolongation de la mission. Le 21 février, une nouvelle
motion du gouvernement sur l'Afghanistan a été déposée, semblable à la
première, mais intégrant certaines des exigences de l'opposition officielle.
Cette dernière motion a fait l'objet d'un vote le 13 mars et a été adoptée
avec l'appui de l'opposition officielle.
Une autre épreuve de confiance a pris la forme d'une motion invitant le
Sénat à adopter le projet de loi C-2, Loi modifiant le Code criminel et
d'autres lois en conséquence avant le 1er mars. La motion a été adoptée
le 12 février. Le Sénat a adopté le projet de loi C-2 le 27 février et
le texte a reçu la sanction royale le lendemain.
Le 10 mars, une motion de l'opposition, proposée par le chef du NPD Jack
Layton, a, elle aussi, mis à l'épreuve la confiance de la Chambre à l'égard
du gouvernement. La motion, qui portait sur les changements climatiques,
a été rejetée.
M. Flaherty a déposé le jour suivant un avis de motion de voies et moyens
portant exécution de certaines dispositions du budget déposé en février.
Le gouvernement a annoncé que cette motion constituait une question de
confiance. Le député libéral Dan McTeague a alors invoqué le Règlement
pour demander à la présidence de déclarer irrecevable l'inclusion de dispositions
affectant le projet de loi qu'il parraine, soit le projet C-253, Loi modifiant
la Loi de l'impôt sur le revenu (déductibilité des cotisations à un REEE).
En effet, ces dispositions prévoient l'annulation du projet de loi, même
si le Sénat l'adoptait. Le projet de loi C-253 est actuellement étudié
par le Sénat.
Le 13 mars, le président a rendu sa décision au sujet de la recevabilité
de cette motion. Il a conclu qu'elle ne posait pas de problème du point
de vue de la procédure et que la Chambre avait connu des précédents dans
le contexte desquels des projets de lois connexes ou même contradictoires
avaient fait l'objet d'un vote durant la même session. Pour ces raisons,
il a déclaré que la motion de voies et moyens était recevable sous cette
forme. La motion a été mise aux voix et adoptée.
Le 10 avril, le projet de loi C-50, Loi portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 26 février 2008 et édictant
des dispositions visant à maintenir le plan financier établi dans le budget,
a également mis à l'épreuve la confiance de la Chambre. Même si ce projet
de loi faisait l'objet de vives critiques de la part des partis de l'opposition
au sujet des dispositions prévues en matière d'immigration, la motion portant
deuxième lecture du projet de loi C-50 a toutefois été adoptée et le projet
de loi a été renvoyé au Comité permanent des finances. Le 17 avril, la
députée néo-démocrate Olivia Chow a proposé une motion d'instruction qui
donnerait au Comité le pouvoir de scinder le projet de loi C-50 en au moins
deux mesures législatives. La motion n'a pas fait l'objet d'un vote.
Comités
Depuis les dernières semaines, les travaux de plusieurs comités ont été
lourdement perturbés. Plusieurs débats procéduraux sont survenus quant
aux manSuvres d'obstruction systématique, à la portée du mandat des comités
et au renversement de décisions de présidents de comité.
Tout d'abord, le Comité permanent de la procédure et des affaires de la
Chambre a été frappé d'incapacité alors qu'une motion visant à enquêter
sur les dépenses électorales du Parti conservateur a mené à une longue
manSuvre d'obstruction systématique, qui a paralysé les travaux. Le 6 mars,
une motion de censure à l'endroit du président du Comité, Gary Goodyear,
a été adoptée. Joe Preston a été élu à la succession de M. Goodyear, nonobstant
le fait qu'il avait refusé que son nom soit retenu. M. Preston a subséquemment
démissionné.
Puis, les travaux du Comité permanent de la justice et des droits de la
personne ont connu leurs premières difficultés le 11 mars, lorsqu'une motion
libérale proposée visait à étudier les allégations dans l'affaire Chuck
Cadman. Le président, Art Hanger, a alors déclaré que la motion était irrecevable
au motif qu'elle dépassait la portée du mandat du Comité. Lorsque les membres
du Comité ont demandé d'en appeler de la décision, M. Hanger a quitté la
pièce et le vice-président a ajourné la réunion. Le même scénario s'est
répété le 12 mars et les 1er, 3, 8 et 15 avril.
Le 27 février, l'étude du projet de loi C-377, Loi visant à assurer l'acquittement
des responsabilités du Canada pour la prévention des changements climatiques
dangereux, au Comité permanent de l'environnement et du développement durable
a mené à une manSuvre d'obstruction systématique conservatrice. Le Comité
a, le 17 avril, décidé d'abandonner l'étude article par article et de faire
rapport du projet de loi à la Chambre avec les amendements adoptés jusque-là.
Le Comité a aussi préparé un rapport additionnel décrivant les circonstances
menant à cette décision.
Le 14 mars, les difficultés rencontrées au Comité permanent de l'accès
à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique
ont fait l'objet d'une décision du président. Paul Szabo avait invoqué
le Règlement afin d'indiquer que le Comité avait adopté une motion, portant
sur les pratiques de financement libérales, qui outrepassait son mandat.
Le président a déclaré que ses prédécesseurs avaient été réticents à intervenir
dans les travaux des comités, sauf dans des circonstances exceptionnelles.
Il a estimé qu'il n'y avait pas de raisons suffisantes pour usurper le
rôle des membres du Comité. Il a aussi mis en garde les députés sur la
façon dont se déroulent les travaux des comités depuis le début de la 39e
législature, déclarant qu'ils « frisent l'anarchie ». Il a donc fait appel
à ceux et celles à qui a été confiée la gestion des affaires de ce Parlement
pour leur demander de faire preuve de leadership et de travailler en collaboration
afin de trouver un équilibre permettant aux partis de poursuivre leurs
objectifs politiques et aux députés de continuer leur travail.
Certains autres comités ont été plus fonctionnels. Le 12 février, le Troisième
Rapport du Comité permanent des comptes publics a été déposé à la Chambre.
Celui-ci indique que Barbara George, sous- commissaire aux ressources humaines
de la GRC, avait induit le Comité en erreur ou lui avait caché la vérité
lors de son témoignage au sujet de la gestion des régimes de pension et
d'assurances de la Gendarmerie. Le Comité a demandé que la sous-commissaire
soit reconnue coupable d'outrage au Parlement, mais qu'aucune autre mesure
ne soit prise, ce verdict d'outrage constituant à lui seul une sanction
suffisante. Le 10 avril, le président du Comité, Shawn Murphy, a soulevé
une question de privilège, demandant au président de reconnaître l'outrage
fondé de prime abord. Le président a admis que le rapport déposé par le
Comité était unanime et qu'en conséquence, la question de privilège était
fondée de prime abord. M. Murphy a donc proposé que la Chambre reconnaisse
coupable Mme George d'outrage au Parlement et la motion a été adoptée.
Le leader du gouvernement à la Chambre, Peter Van Loan, a proposé, le 12
février, que le projet de loi C-20, Loi prévoyant la consultation des électeurs
en ce qui touche leurs choix concernant la nomination des sénateurs, soit
renvoyé à un comité législatif. Le lendemain, la motion est adoptée. Le
27 février, le président a nommé la députée libérale Albina Guarnieri à
la présidence du comité législatif chargé d'étudier le projet de loi C-20.
Les travaux de ce comité sont très exhaustifs, alors qu'une liste de plus
de soixante témoins a été déposée auprès de la greffière du comité.
Par ailleurs, la motion concernant la mission canadienne en Afghanistan
qui a été adoptée le 13 mars renferme une disposition portant création
d'un comité parlementaire spécial sur la situation dans ce pays. Le 8 avril,
une motion de l'opposition, proposée par le député libéral Bob Rae, a été
adoptée unanimement, afin de créer en bonne et due forme ce comité spécial
et de déposer une liste de ses membres. Le 15 avril, le Comité a tenu sa
première réunion et élu le député conservateur Pierre Lemieux au poste
de président.
Au Comité permanent du patrimoine canadien, dans le contexte de l'étude
du projet de loi C-327, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion (réduction
de la violence à la télévision), 6 enfants de 10 à 15 ans ont été invités
à témoigner, à la suite d'une motion du député libéral Mauril Bélanger,
qui désirait prendre directement le pouls de ceux visés par ce projet de
loi. La comparution de mineurs devant un comité de la Chambre des communes
constitue une première dans les annales parlementaires.
Maintien de l'ordre et décorum
Le 29 février, le député conservateur Ed Fast a invoqué le Règlement pour
demander au député libéral Shawn Murphy de s'excuser pour l'avoir chahuté
pendant les déclarations de députés du jeudi 28 février. M. Fast prétendait que M. Murphy, son voisin à la Chambre, avait prononcé des propos non parlementaires
à l'endroit de l'ancien premier ministre Brian Mulroney, en déclarant « Pendez
Mulroney » et « Mettez-lui la corde au coup ». Le 3 mars, M. Murphy a déclaré
qu'il acceptait toute la responsabilité de ses paroles inappropriées et
a présenté ses excuses.
Le 4 avril, Tom Lukiwski, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement
à la Chambre, a soulevé une question de privilège, afin de s'excuser pour
des propos qu'il avait tenus en 1991 et qui avaient été diffusés la veille
dans les médias. Les propos de M. Lukiwski ont toutefois fait l'objet de
nombreuses critiques pendant les questions orales, au début avril.
Le 10 avril, le président a rendu une décision sur la question de privilège
soulevée le 13 mars par le député néo-démocrate Yvon Godin, qui alléguait
que la ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des
Langues officielles, Josée Verner, avait induit la Chambre en erreur au
sujet de l'invitation à témoigner que le Comité permanent des langues officielles
lui avait envoyée. Le président a déclaré que la lettre de réponse de la
ministre, dans laquelle elle demandait à comparaître à une date ultérieure,
était plutôt ambiguë. Il a ajouté que les divergences de vues au sujet
de faits et de détails n'étaient pas rares à la Chambre, mais qu'il aurait
été préférable que la ministre règle cette question en expliquant ses décisions
de façon plus précise. Il a conclu que, puisqu'il s'agissait d'un désaccord
quant aux faits, cela était insuffisant pour constituer une atteinte aux
privilèges.
Décisions du président
Le 17 avril, le président a rendu une décision au sujet de la recevabilité
du projet de loi C-505, Loi modifiant la Loi sur le multiculturalisme canadien
(non-application au Québec). En effet, le 9 avril, le député libéral Derek
Lee avait invoqué le Règlement pour questionner la constitutionalité du
projet de loi qui irait à l'encontre de l'article 27 de la Charte canadienne
des droits et libertés. Le président a déclaré qu'il ne lui appartenait
pas de trancher les questions de nature constitutionnelle et que, par conséquent,
le projet de loi était recevable sous sa forme actuelle.
Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et ministre de la
Commission canadienne du blé, Gerry Ritz, a déposé, le 3 mars, le projet
de loi C-46, Loi modifiant la Loi sur la Commission canadienne du blé et
le chapitre 17 des Lois du Canada (1998). Le porte-parole libéral en matière
d'Agriculture, Wayne Easter, a alors invoqué le Règlement afin de mettre
en doute la légalité de la procédure, car, selon lui, celle-ci contreviendrait
à l'article 47.1 de la Loi sur la Commission canadienne du blé, qui établit
les conditions préalables à la présentation d'un projet de loi à la Chambre.
Le président a déclaré qu'il prenait la question en délibéré, tout en ajoutant
qu'il n'appartenait pas à la présidence de trancher des points de droit.
Le 6 mars, le président a déclaré que le projet de loi n'allait pas à l'encontre
des exigences de l'article 47.1 de la Loi et que l'on pouvait dûment aller
de l'avant avec le projet de loi C-46.
Divers
À la suite des élections partielles du 17 mars dernier, Rob Clarke (DesnethéMissinippiRivière
Churchill, PCC), Martha Hall Findlay (Willowdale, lib.), Joyce Murray (Vancouver
Quadra, lib.) et Bob Rae (Toronto-Centre, lib.) ont pris place à la Chambre
des communes au retour de l'ajournement pascal, le 31 mars.
En mars, le président a informé la Chambre qu'une vacance était survenue
dans la députation de la Chambre des communes pour la circonscription électorale
de Saint- Lambert, à la suite de la démission de Maka Kotto. M. Kotto a
quitté afin de devenir candidat à une élection partielle provinciale. Le
7 avril, le président a informé la Chambre que Brenda Chamberlain avait
remis sa démission comme députée de la circonscription électorale de Guelph.
Catherine Gérin-Lajoie
Greffière à la procédure
Direction des recherches pour le Bureau
Alberta
Le 4 février 2008, Ed Stelmach, premier ministre, a annoncé à l'Assemblée
qu'il avait demandé la dissolution de la 26e législature et que des élections
générales provinciales se tiendraient le 3 mars suivant.
La campagne électorale a surtout porté sur la croissance économique durable,
la protection de l'environnement, le logement abordable et la santé. C'était
également la première fois que l'électorat avait l'occasion d'accepter
ou de rejeter le mandat de premier ministre provincial de M. Stelmach.
À la dissolution, l'Assemblée se composait de 61 députés progressistes-conservateurs,
de 16 libéraux, de 4 néo-démocrates, d'un député de l'Alliance albertaine
et d'un indépendant. Au lendemain des élections du 3 mars, les progressistes-
conservateurs occupaient 72 sièges, les libéraux, 9 et les néo-démocrates,
deux.
Le Parti progressiste-conservateur a obtenu 53 p. 100 des suffrages exprimés,
par rapport à 47 p. 100 aux élections de 2004, et remporté 11 sièges de plus.
Il s'agissait de la 11e victoire consécutive du Parti progressiste-conservateur.
La participation au scrutin s'est chiffrée à 41 p. 100, alors qu'elle avait
été de 46 p. 100 aux élections de 2004.
Le chef du Parti libéral de l'Alberta, Kevin Taft, a été réélu dans sa
circonscription d'Edmonton- Riverview. M. Taft avait été élu pour la première
fois aux élections générales provinciales de 2001. Les libéraux ont obtenu
26 p. 100 des suffrages exprimés et perdu 7 des 16 sièges qu'ils détenaient
dans la province.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Brian Mason, a été réélu dans la
circonscription d'Edmonton-Highlands. M. Mason avait été élu pour la première
fois à l'Assemblée lors d'une élection partielle en juin 2000. La nouvelle
candidate néo-démocrate Rachel Notley a été élue députée d'Edmonton-Strathcona,
circonscription laissée vacante par son collègue néo-démocrate Raj Pannu,
qui avait pris sa retraite. Mme Notley est la fille de l'ancien chef du
Nouveau Parti démocratique de l'Alberta, Grant Notley. M. Notley avait
tragiquement perdu la vie dans l'écrasement d'un avion en 1984. Étant donné
que le Nouveau Parti démocratique a perdu deux des quatre sièges qu'il
détenait à l'Assemblée et qu'il n'a reçu que 9 p. 100 des suffrages exprimés,
il n'est plus un parti reconnu au sens du Legislative Assembly Act.
Le Parti de l'Alliance albertaine et le Parti Wildrose ont fusionné en
janvier 2008 pour donner naissance à l'Alliance Wildrose. Paul Hinman,
qui représente la circonscription rurale de Cardston-Taber-Warner et unique
député élu de l'Alliance albertaine, a été choisi comme chef du nouveau
parti. L'Alliance Wildrose a fait l'objet de 7 p. 100 des suffrages exprimés,
mais n'a remporté aucun siège à l'Assemblée. La circonscription de Cardston-
Taber-Warner a été reconquise par le candidat progressiste-conservateur
Broyce Jacobs, qui détenait ce siège avant l'élection de M. Hinman en 2004.
Nouveau cabinet
Le 12 mars 2008, le premier ministre Stelmach a présenté son nouveau cabinet,
qu'il a remanié en fonction des priorités de son gouvernement et auquel
il a ajouté quatre postes. Le Cabinet se compose aujourd'hui de 24 membres,
premier ministre y compris. Le Cabinet ne compte aucun ministre associé;
toutefois, afin d'aider les ministres à bien gérer leur portefeuille et
de donner l'occasion à des députés du parti ministériel d'acquérir de l'expérience
à titre de ministre, le premier ministre a créé dix postes d'adjoints parlementaires.
Ceux-ci seront nommés par le premier ministre et relèveront chacun d'un
ministre. Ils jouiront du soutien administratif de leur ministère, mais
ne feront pas partie du Cabinet.
Voici quelques exemples du remaniement :
-
Le ministère de l'Infrastructure et des Transports a été scindé en deux :
Infrastructure, qui gère l'infrastructure appartenant à l'État et les subventions
à l'infrastructure municipale, et Transports, qui s'occupera principalement
du réseau routier et des subventions au transport municipal;
-
Le ministère des Relations internationales et intergouvernementales est
dorénavant chargé d'attirer les investissements;
-
Le nouveau ministère du Logement et des Affaires urbaines assume la responsabilité
des services de logement, qui relevaent autrefois du ministère des Affaires
municipales;
-
Les affaires autochtones passent du ministère des Relations internationales
et intergouvernementales au nouveau ministère des Relations autochtones;
-
Le nouveau ministère de la Culture et de l'Esprit communautaire s'occupe
du développement communautaire, du secteur du bénévolat, de la culture
et des attractions patrimoniales ainsi que de nombreux fonds destinés aux
arts et à la culture.
Voici les ministres réélus à qui l'on a confié un nouveau portefeuille :
Ron Stevens, vice-premier ministre et ministre des Relations internationales
et intergouvernementales; Lloyd Snelgrove, président du Conseil du Trésor;
Dave Hancock, ministre de l'Éducation; Iris Evans, ministre des Finances
et des Entreprises; Ron Liepert, ministre de la Santé et du Bien-être;
Luke Ouellette, ministre des Transports; Gene Zwozdesky, ministre des Relations
autochtones; George Groeneveld, ministre de l'Agriculture et du Développement
rural; Janice Tarchuk, ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse;
Hector Goudreau, ministre de l'Emploi et de l'Immigration; Ray Danyluk,
ministre des Affaires municipales; Cindy Ady, ministre du Tourisme, des
Parcs et des Loisirs.
Voici les ministres qui conservent le même portefeuille : Doug Horner, ministre
de l'Enseignement supérieur et de la Technologie; Mel Knight, ministre
de l'Énergie; Ted Morton, ministre du Développement durable des ressources;
Fred Lindsay, solliciteur général et ministre de la Sécurité publique.
Voici les députés réélus nommés pour la première fois au sein du Cabinet :
Mary Anne Jablonski, ministre des Aînés et des Affaires communautaires;
Jack Hayden, ministre de l'Infrastructure; Yvonne Fritz, ministre du Logement
et des Affaires urbaines.
Trois nouveaux députés ont également été nommés au Cabinet : Alison Redford,
ministre de la Justice et procureure générale; Lindsay Blackett, ministre
de la Culture et de l'Esprit communautaire; Heather Klimchuk, ministre
de Service Alberta.
Les dix adjoints parlementaires ont été affectés aux portefeuilles suivants :
Manmeet Bhullar, à l'enseignement supérieur et à la technologie; Doug Griffiths,
à l'agriculture et au développement rural; Janice Sarich, à l'éducation;
David Xiao, à l'emploi et à l'immigration; Len Webber, à l'énergie; Diana
McQueen, à l'environnement; Raj Sherman, à la santé et au bien-être; Thomas
Lukaszuk, aux affaires municipales; Robert Anderson, au solliciteur général
et à la sécurité publique; Evan Berger, au développement durable des ressources.
Session du printemps
La période printanière de la première session de la 27e législature s'est
ouverte le 14 avril avec l'élection des présidents de séance. Ken Kowalski
(P.C., Barrhead-Morinville-Westlock), l'emportant sur Laurie Blakeman (lib.,
Edmonton-Centre), leader de l'opposition officielle à la Chambre, s'est
vu confier un quatrième mandat à titre de président de l'Assemblée législative
de l'Alberta. M. Kowalski est le député ayant le plus d'ancienneté à l'Assemblée.
Wayne Cao (P.C., Calgary-Fort) a été élu au deuxième tour de scrutin à
titre de vice-président de l'Assemblée législative et de président des
comités. M. Cao est membre de l'Assemblée législative de l'Alberta depuis
1997. Len Mitzel (P.C., Cypress-Medicine Hat) a été élu vice-président
des comités. M. Mitzel siège à l'Assemblée depuis 2004. L'Assemblée législative
de l'Alberta élit ses présidents de séance par scrutin secret.
Le 15 avril, Norman L. Kwong, lieutenant-gouverneur, a prononcé le discours
du Trône, lequel portait sur le développement durable de l'énergie et l'élargissement
de l'économie de la province, en vue d'assurer la prospérité de tous les
Albertains, aujourd'hui et demain. Voici quelques-uns des principaux engagements
du gouvernement :
-
Jouer un rôle de chef de file dans la création de 14 000 nouvelles places
en garderie d'ici 2011;
-
Améliorer l'efficience et l'efficacité du régime de santé, notamment en
construisant de nouveaux établissements de santé et en agrandissant ceux
qui existent déjà;
-
Accroître les investissements dans l'infrastructure provinciale, en particulier
dans le réseau routier et la sécurité routière;
-
Former un conseil gouvernement- industrie chargé de donner des conseils
en matière de captage et de stockage de CO2;
-
Créer un conseil du premier ministre sur les arts et la culture.
À la séance d'ouverture, le premier ministre a présenté le projet de loi
1, Trade, Investment and Labour Mobility Agreement Implementation Statutes
Amendment Act, 2008 (TILMA). Ce projet de loi prévoit des mécanismes qui
permettront à la province de respecter ses obligations législatives découlant
du TILMA, une entente interprovinciale sur le commerce, l'investissement
et la mobilité de la main-d'Suvre. Cet accord, conclu entre l'Alberta et
la Colombie-Britannique, élimine les obstacles auxquels se heurtent les
travailleurs qualifiés ou les gens de métier lorsqu'ils cherchent de l'emploi
dans l'une ou l'autre de ces provinces.
Modification du Règlement
Le 17 avril, l'Assemblée législative a approuvé la modification temporaire
de son règlement. Certains changements s'inspirent des modifications temporaires
que l'Assemblée avait adoptées au printemps 2007 et qui n'étaient plus
en vigueur depuis la dissolution de la 26e législature.
Voici quelques-unes des principales modifications :
-
Procédure d'examen du budget principal des dépenses. Dorénavant, le Comité
des crédits étudiera le budget principal des dépenses pendant 60 heures.
À la fin des 60 heures d'étude, un vote sera tenu pour approuver les crédits,
à moins que des votes supplémentaires soient requis sur des amendements
ou qu'un député ait donné préavis en vue de tenir un vote distinct sur
les crédits d'un ministère donné;
-
Établissement de cinq comités sectoriels composés de 11 membres chacun.
Leurs mandats s'inspirent de ceux des comités d'orientation du Cabinet
et englobent les domaines suivants : services communautaires, économie,
santé, sécurité et services publics, de même que ressources et environnement.
Les comités peuvent étudier les projets de loi, les règlements ou les projets
de règlement. Les rapports annuels de chaque ministère, organisme provincial,
organisme d'État, conseil ou commission qui relève de leur secteur d'activités
sont également renvoyés automatiquement aux comités sectoriels, qui peuvent
se pencher sur les questions relevant de leur compétence.
Ces modifications sont en vigueur jusqu'à la fin de la session d'automne
2008 et seront examinées par le Comité permanent des privilèges et des
élections, du Règlement et des impressions de l'Assemblée. Le Comité doit
présenter ses recommandations à l'Assemblée au plus tard le 30 octobre
2008.
Budget 2008
Le 22 avril, la ministre des Finances et des Entreprises, Iris Evans, a
présenté le budget 2008 ainsi que les prévisions budgétaires pour l'exercice
2008-2009. Les recettes de l'exercice 2008-2009 sont évaluées à 38,6 milliards
de dollars, dont 11,7 milliards en provenance des ressources naturelles.
La ministre prévoit des dépenses de 37 milliards de dollars et un excédent
estimé à 1,6 milliard. Le budget de base du ministère de la Santé et du
Bien-être est majoré de 9,1 p. 100 et porté à 13,2 milliards de dollars. Les
fonds destinés au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Technologie,
dont relèvent les programmes postsecondaires, sont majorés de 5,5 p. 100
pour se chiffrer à 3,4 milliards de dollars, tandis que le soutien financier
à l'éducation est porté à 5,8 milliards de dollars. Quant au ministère de
l'Environnement, son financement est augmenté de plus de 249 millions de
dollars. Enfin, le budget 2008 élimine les primes d'assurance-santé à compter
du 1er janvier 2009.
Divers
Le 11 mars, Ken Kowalski, président de l'Assemblée, a animé une cérémonie
à la rotonde, dans l'édifice parlementaire de la province, en l'honneur
de la communauté francophone de l'Alberta. Les Rendez-vous de la Francophonie
soulignent la culture et l'histoire françaises de la province. Ont également
pris part à la cérémonie M. Goudreau, ministre de l'Emploi et de l'Immigration;
M. Taft, chef de l'opposition officielle; Mme Notley, députée représentant
le troisième groupe d'opposition; Jean Johnson, président de l'Association
canadienne- française de l'Alberta.
Micheline Gravel
Greffière des Journaux/
Recherche pour le Bureau
Jody Rempel
Greffière des
comités
Sénat
Au cours des mois de février à avril 2008, 15 projets de loi ont reçu la
sanction royale. De ces projets de loi, deux méritent une attention particulière,
en raison des pratiques peu communes qui ont entouré leur adoption. Le
projet de loi C-3, entre autres, faisait suite à l'arrêt de la Cour suprême
du Canada de février 2007, suivant lequel la procédure de confirmation
judiciaire des certificats de sécurité était incompatible avec la Charte
canadienne des droits et libertés et, par conséquent, inopérante. La Cour
suprême avait suspendu la prise d'effet de sa déclaration pour une période
d'un an (jusqu'au 23 février 2008), afin de permettre au Parlement de modifier
la procédure.
Étant donné la nature urgente du projet de loi, les sénateurs se sont hâtés
d'étudier le projet de loi et de le renvoyer en comité. Le comité sénatorial
spécial sur l'antiterrorisme a présenté son rapport au Sénat le 12 février.
Dans le court délai qui leur était imparti pour étudier le projet de loi,
les membres du comité ont siégé plus de 10 heures et entendu près de 40
témoins pour faire rapport du projet de loi sans amendement, mais avec
certaines observations. Le projet de loi a été adopté en troisième lecture
avec dissidence et a reçu la sanction royale le 14 février.
Le projet de loi C-2, Loi modifiant le Code criminel et d'autres lois en
conséquence, combinait, pour sa part, cinq projets de loi traités séparément
pendant la première session de la 39e législature. Il s'agissait d'un projet
de loi qui était prioritaire pour le gouvernement et qui s'inscrivait dans
les objectifs du discours du Trône. Le projet de loi avait d'ailleurs fait
l'objet d'un vote de confiance à la Chambre des communes. Alors que le
projet de loi était en comité pour étude, la Chambre des communes a envoyé
au Sénat un message l'incitant à accorder priorité au projet de loi C-2
et à l'adopter avant le 1er mars. Le projet de loi a été adopté en troisième
lecture sur un vote par appel nominal au cours duquel 19 sénateurs ont
voté en faveur du projet de loi, 16 se sont prononcés contre et 31 se sont
abstenus de voter. Le projet de loi C-2 a reçu la sanction royale le 28
février par la gouverneure générale, lors d'une cérémonie traditionnelle
au Sénat.
Projets de loi d'intérêt public du Sénat
Le projet de loi S-220, Loi instituant la Semaine nationale du don de sang,
a reçu la sanction royale le 14 février. Il s'agissait du premier projet
de loi d'intérêt public émanant d'un sénateur à recevoir la sanction royale
depuis la fin de la première session de la 38e législature. Il a été suivi
du projet de loi d'intérêt public S-203, qui a reçu la sanction royale
le 17 avril.
Au total, cinq sanctions royales ont eu lieu entre février et la fin avril.
La gouverneure générale a octroyé la sanction royale à trois projets de
loi du gouvernement (C-8, C-2 et C 44), lors d'une cérémonie traditionnelle
dans la salle du Sénat. En leur qualité de suppléant de la gouverneure
générale, Marshall Rothstein et Morris Fish, juges puînés de la Cour suprême
du Canada, ont, de leur côté, octroyé la sanction royale aux projets de
loi de crédits C-48 et C-49, ainsi qu'aux projets de loi C-9, S-203, C-298,
C-37 et C-40, et ce, par déclaration écrite.
Rapports de comités
Comme toujours, les comités sénatoriaux jouent un rôle prépondérant dans
l'étude de la législation et des diverses questions sociales se rapportant
à leur mandat. Certains comités permanents et spéciaux ont terminé au cours
de l'hiver 2008 des études spéciales dignes de mention. Entre autres, le
Comité sénatorial permanent des transports et des communications a déposé,
le 7 février, son étude sur le document d'Industrie Canada qui s'intitule
Proposition de droit de licence de spectre pour les communications des
services de sécurité publique à large bande dans les bandes 4940-4990 MHz.
Le Sous-comité sur la santé des populations du Comité sénatorial permanent
des affaires sociales, des sciences et de la technologie a déposé, au cours
des mois de mars et avril, ses septième, huitième, neuvième et dixième
rapports provisoires. Le Sous-comité s'intéresse, en particulier, aux mesures
que devrait prendre le gouvernement fédéral pour mettre en Suvre une politique
sur la santé des populations.
Le Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des
ressources naturelles a déposé, le 4 mars, son sixième rapport, dans lequel
il examine la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Le document
s'intitule Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999, chap.
33) Rx : Renforcez et appliquez avec soin.
En mars, le Comité sénatorial spécial sur le vieillissement a publié un
rapport provisoire dont le titre est Une population vieillissante : enjeux
et options et dans lequel il y dégage les enjeux clés de la politique gouvernementale
relative au vieillissement de la population ainsi qu'une série d'options
pour y donner suite.
Recours au Règlement/décisions du président
Le 14 février, le sénateur Gerald Comeau a invoqué le Règlement au sujet
du projet de loi S-224, Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada
(sièges vacants), qui, à son avis, nécessitait l'obtention du consentement
royal avant que le Sénat procède à son adoption. Le président a pris la
question en délibéré et a rendu sa décision le 17 avril. Il a déclaré que
le consentement royal n'était pas nécessaire, puisque le projet de loi
ne portait atteinte à aucune prérogative.
Le 11 mars, le sénateur Lowell Murray, C.P., a également invoqué le Règlement
à propos du déroulement de la période des questions lors de certaines séances
du Sénat. À son avis, plusieurs des questions portant sur un vote de confiance
tenu à la Chambre des communes en mai 2005 n'auraient pas dû avoir lieu,
car elles ne relevaient pas de la responsabilité administrative du gouvernement
et portaient sur un vote tenu dans l'autre endroit, donc d'une situation
que le Sénat ne devrait pas discuter.
Après avoir pris la question en délibéré, le président a statué qu'en vertu
du Règlement du Sénat, le leader du gouvernement au Sénat devait répondre
aux questions touchant les « affaires publiques » en général. Il s'agit d'une
expression très vaste et, compte tenu que le Sénat privilégie l'échange
d'informations, à moins que ce ne soit clairement inapproprié, le président
a jugé qu'il aurait été inadéquat de déclarer irrecevables les questions
en jeu. En ce qui concerne le deuxième point soulevé par le sénateur, le
président a jugé que le Sénat avait coutume de se concentrer sur ce qui
se passe dans son enceinte et à l'extérieur du Parlement et non d'engager
des discussions sur les délibérations ou les procédures de l'autre endroit.
Divers/événements marquants
Le 28 février, le Sénat a prolongé la durée des déclarations de sénateurs
pour rendre hommage à Jacques Hébert, décédé le 6 décembre 2007. Nommé
par le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, il a été membre du Sénat
de 1983 à 1998. Il a été auteur, éditeur et journaliste. Au Sénat, M. Hébert
a occupé les fonctions de whip du gouvernement et de whip de l'opposition.
Par ailleurs, des motions des sénateurs Tommy Banks et Hugh Segal ont été
adoptées les 13 février et 16 avril. Elles portent respectivement sur l'avenir
des institutions du Parlement du Canada et les négociations en vue d'un
accord de libre-échange avec l'Union européenne.
Marie-Ève Belzile
Greffière à la procédure
Ontario
Le lundi 17 mars, la Chambre a recommencé ses travaux après l'ajournement
d'hiver en reprenant le débat sur le discours du Trône, que le lieutenant-gouverneur
de l'Ontario, David C. Onley, avait prononcé le 29 novembre 2007. Un certain
nombre de députés nouvellement élus ont présenté leur discours inaugural
à la Chambre pendant le débat.
Le premier jour de séance de la session de printemps, le président Steve
Peters a exprimé une déclaration sur le déroulement des travaux. Dans les
semaines qui ont suivi, il s'est prononcé à de nombreuses reprises sur
la procédure et l'usage de la Chambre, notamment sur les écarts de langage,
le ton employé par les députés ainsi que les interruptions. Il a aussi
fourni des précisions pour ce qui est du recours aux questions complémentaires
au cours de la période des questions orales ainsi que des énoncés prononcés
lors de la présentation des projets de loi.
Deux documents du Budget supplémentaire des dépenses pour l'exercice 2007-2008
ont été déposés à la Chambre et déclarés adoptés. Le 1er avril, le président
a annoncé que le projet de loi 45, Loi autorisant l'utilisation de certaines
sommes pour l'exercice se terminant le 31 mars 2008, avait reçu la sanction
royale.
Le 25 mars, le ministre des Finances, Dwight Duncan, a présenté le Budget
de l'Ontario 2008. Le document prévoit des dépenses totales de 96,2 milliards
de dollars et un excédent de 600 millions de dollars. Le 2 avril, après trois
jours de débats, la Chambre s'est prononcée, dans l'ensemble, en faveur
de la politique budgétaire du gouvernement.
Le président a rendu une décision sur les questions de privilège soulevées
à la Chambre concernant la divulgation possible d'informations sur le Budget;
des annonces du gouvernement qui n'avaient pas été mises à la disposition
des députés de l'opposition; la proposition d'adopter une taxe qui n'a
pas été annoncée dans le Budget; les événements qui se sont produits au
cours d'une séance d'un comité permanent.
Récitation de la prière
Un panel composé de députés et présidé par le président de la Chambre a
été mis sur pied pour étudier la question de la récitation de la prière
au début de chaque séance de l'Assemblée législative. Le président a invité
la population a donner son avis sur cette question, notamment dans le site
Web de l'Assemblée législative. Le panel tiendra des consultations publiques.
Modification du Règlement
La Chambre a débattu et adopté une motion modifiant le Règlement qui prévoit
des changements au calendrier hebdomadaire de l'Assemblée législative.
La Chambre commencera à siéger à 9 h du lundi au jeudi, au lieu de 13 h 30,
et il n'y aura plus de séances en soirée, sauf durant les deux dernières
semaines de la session du printemps ou de celle de l'automne. La période
des questions orales, qui se déroulait l'après-midi, aura lieu le matin.
Le nombre d'affaires émanant des députés qui seront étudiées à la Chambre
passera de deux à trois par semaine. De plus, une nouvelle procédure est
ajoutée, soit la « présentation des visiteurs », qui se fera à 10 h 45 tous
les jours. Le président de la Chambre présentera, au nom des députés, les
invités venus assister aux séances du haut de la tribune. La présentation
d'autres invités par des députés sera irrecevable.
Ces modifications ont pris effet provisoirement le 5 mai, jusqu'à la session
d'automne. Ensuite, la Chambre décidera soit de poursuive cette pratique,
soit d'adopter de manière permanente les articles provisoires sur le fonctionnement
de la Chambre, avec ou sans modifications. Le Comité permanent de l'Assemblée
législative tiendra des séances au cours de l'ajournement d'été afin d'examiner
ces modifications et présentera ses recommandations à la Chambre dès la
première semaine de la session d'automne.
Rappel de l'Assemblée législative
Le samedi 26 avril, le président a été saisi d'un décret en réaction à la
grève des employés de la Commission de transport de Toronto, qui avait
commencé à minuit la même journée. Le décret demandait que le président
rappelle la Chambre le dimanche 27 avril. Au cours de cette séance extraordinaire,
le projet de loi 66, Loi visant à régler les conflits de travail entre la
Commission de transport de Toronto et la section locale 113 du Syndicat
uni du transport, la section locale 235 de l'Association internationale
des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale
et la section locale 2 du Syndicat canadien de la fonction publique, a
été présenté, débattu et adopté à l'unanimité. Le projet de loi a reçu
la sanction royale au cours de l'après-midi, ce qui a engendré la reprise
du service de transport en commun le même jour.
Comités
Le Budget des dépenses pour l'exercice 2008-2009 a été déposé à la Chambre
le 9 avril et a été réputé renvoyé au Comité permanent des budgets des
dépenses. Le Comité a choisi d'examiner le budget des dépenses de douze
ministères et a renvoyé les autres à la Chambre. Le 29 avril, le Comité
a commencé l'étude du document budget du ministère du Développement économique
et du Commerce, le premier sélectionné.
Le Comité permanent des finances et des affaires économiques s'est réuni
pendant l'ajournement d'hiver afin de rédiger son rapport sur les consultations
prébudgétaires de janvier. Le président a déposé ce rapport à la Chambre
le 17 mars. Le 24 avril, le Comité a tenu une séance pour faire l'étude article
par article du projet de loi 44, Loi concernant les mesures budgétaires,
l'affectation anticipée de crédits et d'autres questions.
Le Comité permanent des organismes gouvernementaux a repris l'examen de
nominations projetées à des organismes, à des conseils et à des commissions
du gouvernement de l'Ontario, conformément à son mandat permanent. Le Comité
a convoqué à une entrevue 24 candidats en mars et en avril. Le Comité a
également convenu de mettre en place un plan de travail dans le cadre de
son mandat, afin de passer en revue les activités des organismes gouvernementaux.
Au cours des mois à venir, pendant les congés d'été et d'hiver, il examinera
les six organismes suivants (deux par séance) : le Centre d'assistance juridique
en matière de droits de la personne; l'Office de la télécommunication éducative
de l'Ontario (TVOntario); la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario;
la Société ontarienne de travaux d'infrastructure (Infrastructure Ontario);
le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario; la Fondation Trillium
de l'Ontario.
Le Comité permanent de la justice s'est réuni le 16 avril pour procéder
à l'étude article par article du projet de loi 16, Loi modifiant la Loi
Christopher de 2000 sur le registre des délinquants sexuels. Comme l'indique
la note explicative, ce projet de loi prévoit la création et la tenue d'un
registre provincial des délinquants sexuels et exige que les personnes
déclarées coupables d'une infraction sexuelle ou déclarées criminellement
non responsables d'une infraction sexuelle pour cause de troubles mentaux
s'inscrivent au registre en se présentant en personne à leur poste de police
local au moment de certains événements déclencheurs (par exemple, leur
mise en liberté après avoir été détenus pour une infraction sexuelle) et
annuellement par la suite. Le projet de loi modifie la Loi par l'ajout
des situations suivantes qui déclencheront l'obligation de se présenter : le
fait d'être enjoint par une ordonnance de purger de façon discontinue une
peine pour une infraction sexuelle, et la mise en liberté en attendant
qu'il soit statué sur un appel relatif à une infraction sexuelle.
Le 31 mars, le président du Comité permanent de l'Assemblée législative
a déposé le rapport de ce dernier qui désigne, conformément à son mandat
permanent, les ministères et les organismes gouvernementaux qui seront
affectés aux neuf comités permanents de l'Assemblée législative. En avril,
le Comité a invité l'ombudsman de l'Ontario, André Marin, à comparaître
devant lui afin de renseigner les membres sur son rôle. M. Marin a parlé
de son expérience de travail et a déclaré qu'il était tenu de rendre des
comptes aux députés de l'Assemblée législative et à la population sur la
manière dont il traitait les plaintes et les questions pouvant se présenter.
Le Comité permanent des règlements et des projets de loi d'intérêt privé
a tenu plusieurs séances, afin d'étudier les demandes de projets de loi
d'intérêt privé, dont beaucoup portaient sur la reconstitution d'une personne
morale. L'avocat principal du ministère des Services gouvernementaux et
des Services aux consommateurs a comparu devant le Comité, à la demande
de ce dernier, afin de fournir des renseignements sur le genre de personnes
morales dissoutes dont la reconstitution nécessite l'adoption d'un projet
de loi d'intérêt privé.
Sylwia Przezdziecki
Greffière de comités
Île-du-Prince-Édouard
La deuxième session de la 63e Assemblée générale s'est ouverte le 4 avril
2008, avec la lecture du discours du Trône par Barbara A. Hagerman, lieutenante-gouverneure
de l'Île-du-Prince-Édouard. Sur le thème « Une île unique Un avenir unique »,
le discours décrit un certain nombre d'initiatives qui seront entreprises
au cours des prochains mois et des prochaines années : la réinstallation
de deux ministères à l'extérieur de la capitale d'ici 2010, la prestation
de services Internet haute vitesse dans toute la province, la création
de la bourse d'études George Coles (un maximum de 2 000 $ versable à tous
les étudiants de première année qui fréquentent un établissement d'enseignement
postsecondaire financé par la province), le lancement d'une campagne d'achat
de produits de l'Île-du- Prince-Édouard, la nomination d'un commissaire
à l'aménagement des terres et à la gouvernance locale, et la désignation
d'un nouveau jour férié, « la fête des Insulaires », le deuxième lundi de
février de chaque année.
Budget
Le 23 avril, le trésorier provincial, Wes Sheridan, a déposé son deuxième
budget, qui prévoit des dépenses de 1,387 milliard de dollars. La santé
représente toujours la part la plus importante des dépenses de la province,
avec un peu plus de 398 millions, suivie de l'éducation et du développement
de la petite enfance, auxquels sont consacrés 294 millions, et des services
sociaux et des aînés, avec 119 millions. On prévoit un déficit de 34,9 millions
de dollars pour l'exercice en cours.
Une seule mesure fiscale a été annoncée dans le discours du budget, soit
une hausse de la taxe sur le tabac de cinq dollars par cartouche.
Consultations sur le Smoke-free Places Act
Le ministre de la Santé, Doug Currie, a déposé le 9 avril un document de
consultation qui décrit les modifications qu'on propose d'apporter au Smoke-free
Places Act.
Ainsi, on souhaite changer la loi actuelle pour interdire de fumer dans
un véhicule en présence de mineurs. Le gouvernement propose également d'interdire
l'usage du tabac sur les terrains d'un hôpital et d'éliminer les aires
désignées pour les fumeurs à l'intérieur des établissements de soins de
longue durée. Les modifications proposées aux règlements pris en vertu
de cette loi limiteront également les zones réservées aux fumeurs à l'extérieur
dans certains lieux publics où il est actuellement permis de fumer, comme
les parcs provinciaux et les terrasses des restaurants et des débits de
boisson.
« Il y aura des consultations afin de discuter de quelle manière la loi
sera mise en vigueur, a déclaré le ministre Currie. Toute modification
à la loi actuelle qui a des effets sur les propriétaires d'entreprises
sera progressive, afin de donner à ces derniers le temps de se conformer
aux modifications législatives. »
Lois importantes
Voici quelques-unes des mesures législatives importantes qui ont été étudiées
lors de la deuxième session de la 63e Assemblée générale :
-
Le projet de loi nº 7, An Act to Amend the Election Act, qui fait passer
la date des élections générales du deuxième lundi de mai au premier lundi
d'octobre, tous les quatre ans. Ainsi, les prochaines élections générales
auront lieu le lundi 3 octobre 2011.
- Le projet de loi nº 10,
An Act to Amend the Pharmacy Act, qui modifie la
définition de l'expression « practice of pharmacy » (pratique de la pharmacie)
pour reconnaître qu'elle peut inclure la prescription de médicaments.
- Le projet de loi nº 14,
Beverage Containers Act, était peut-être la mesure
législative la plus attendue de la session du printemps. Ce projet de loi
met fin à l'interdiction provinciale de vendre des boissons gazeuses aromatisées
dans des contenants non consignés. Depuis le 3 mai, les Prince-Édouardiens
peuvent se procurer en toute légalité des boissons gazeuses et de la bière
en canette, une première depuis des décennies. La loi prévoit une consigne
pour tous les contenants de boissons, sauf les contenants de produits laitiers,
vendus chez les détaillants de l'Île.
Changements dans les ministères
De grands changements concernant trois ministères ont été annoncés le 3
avril. Selon le premier ministre Robert Ghiz, « les changements dans les
fonctions et les responsabilités des ministères reflètent le besoin d'améliorer
la manière de fournir les services et les programmes aux Insulaires ». Il
a indiqué que le fait de miser davantage sur le développement rural permettra
à un grand nombre de collectivités de la province de prospérer dans un
monde en constante évolution.
Le ministère des Pêches, de l'Aquaculture et du Développement rural s'est
ainsi vu confier le mandat de contribuer à la croissance d'une industrie
de la pêche et de l'aquaculture prospère et durable, et de prendre l'initiative
d'adopter de nouvelles stratégies de développement des collectivités, de
prestation de services et de création d'emplois en milieu rural. Le ministère
de l'Innovation et de l'Enseignement supérieur aura, quant à lui, pour
mission d'encourager le développement de l'économie du savoir dans la province
en intégrant les efforts déployés sur le plan de l'innovation aux activités
du gouvernement en matière d'enseignement supérieur, en instaurant un climat
propice aux affaires et à l'investissement, et en adoptant des politiques
et des orientations d'avant-garde. Quant au ministère de l'Éducation et
du Développement de la petite enfance, il devra chercher, avant tout, à
augmenter la qualité de l'enseignement public et à intégrer le développement
de la petite enfance, et ce, pour le bien des prochaines générations.
Allan Campbell est dorénavant le ministre des Pêches, de l'Aquaculture
et du Développement rural, Richard Brown est le nouveau ministre de l'Innovation
et de l'Enseignement supérieur; enfin, Gerard Greenan a été nommé ministre
de l'Éducation et du Développement de la petite enfance.
Travaux des comités
L'hiver 2008 a été chargé et productif pour les divers comités permanents,
qui ont tenu 34 séances et déposé 9 rapports devant l'Assemblée législative.
Le 1er novembre 2007, l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard
a adopté une motion donnant au Comité permanent de l'agriculture, des forêts
et de l'environnement le mandat d'examiner la mise en Suvre et les répercussions
possibles d'une interdiction totale de l'utilisation des pesticides sur
les pelouses à des fins esthétiques. Pour s'acquitter de cette tâche, le
Comité a tenu sept séances et il a reçu des mémoires et entendu des exposés
de 173 personnes et groupes. De plus, il a examiné les notes d'information
préparées par ses recherchistes ainsi que d'autres renseignements fournis
par les divers témoins. Les membres du Comité ont également reçu de nombreux
appels téléphoniques et courriels et eu de multiples échanges individuels
qui leur ont permis de prendre conscience de l'importance de ce problème
pour les Insulaires.
Le public s'est prononcé sur certaines questions liées à l'utilisation
des pesticides à des fins esthétiques, notamment les répercussions à court
et à long terme sur la santé humaine, les préoccupations environnementales,
les divers risques associés aux différents ingrédients et constituants
des pesticides, les considérations éthiques, et les conséquences économiques.
Pour l'essentiel, les témoignages et les mémoires ont surtout porté sur
le bien-fondé ou la nécessité de restreindre l'utilisation de pesticides
à des fins esthétiques plutôt que sur les effets et les répercussions possibles
de l'entrée en vigueur de telles restrictions. On a beaucoup discuté de
l'innocuité relative de l'utilisation des pesticides pour des raisons esthétiques
par rapport à ses dangers potentiels.
Au cours des consultations publiques, le Comité a pu constater que les
deux camps s'accrochaient à leurs positions. De part et d'autre, on a avancé
des arguments sur les effets et l'innocuité des pesticides. D'un côté,
il y a ceux qui croyaient que les consommateurs tirent des avantages de
l'accès à ces pesticides et de leur utilisation de façon raisonnable; de
l'autre, on soutient que ces avantages sont éphémères, et que c'est l'ensemble
de la population qui pourrait avoir à supporter les risques sanitaires
et environnementaux.
Le Comité ne s'est pas prononcé sur l'innocuité relative des pesticides
ou sur leurs risques, ni décidé s'il fallait interdire de les utiliser
ou non. Il s'est plutôt penché sur la manière dont ces restrictions pourraient
être appliquées et sur leurs effets possibles advenant le cas où une telle
interdiction serait décrétée à la grandeur de la province.
Dans son rapport daté du 22 avril, le Comité a formulé sept recommandations
qui pourront être mises en Suvre si des restrictions sont imposées sur
l'utilisation de pesticides à des raisons esthétiques : qu'on ne change
rien à l'utilisation des pesticides agricoles; que les restrictions soient
décrétées à l'échelle provinciale plutôt que municipale; qu'une approche
progressive échelonnée sur trois ans soit adoptée; que des exemptions soient
prévues pour les terrains de golf et pour les situations d'urgence; que
les éventuelles restrictions soient étendues à la vente d'autres pesticides
utilisés à des fins esthétiques; que le gouvernement provincial donne l'exemple
en adoptant de nouvelles stratégies de lutte antiparasitaire pour ses propriétés;
que les entreprises qui s'occupent de l'entretien des pelouses aient droit
à une aide financière pour de la formation sur les méthodes écologiques
durant la période transitoire.
Le Comité permanent des affaires communautaires et du développement économique
a été chargé, en vertu d'une motion adoptée le 26 octobre 2007, de tenir
des audiences publiques sur l'ouverture des commerces le dimanche, afin
de connaître l'opinion des Prince-Édouardiens. Comme on l'a déjà signalé,
la législation de l'Île-du-Prince-Édouard définit comme « jour férié » tout
dimanche tombant entre le 25 décembre d'une année donnée et le vendredi
précédant la fête de Victoria de l'année suivante, et les commerces de
détail ne peuvent être ouverts ces jours-là. Toutefois, cette législation
ne s'applique pas à tout un éventail de commerces, comme les stations-service,
les dépanneurs, les restaurants et les pharmacies.
Au total, le Comité a entendu 36 personnes et groupes, en plus de recevoir
124 mémoires. À l'issue de ses consultations, il a formulé trois recommandations
à l'Assemblée législative : (1) que les commerces de détail aient le choix
d'ouvrir le dimanche durant toute l'année; (2) qu'on interdise l'ouverture
des commerces avant midi le dimanche; (3) que les dispositions de l'Employment
Standards Act et du Youth Employment Act continuent de s'appliquer tant
aux employeurs qu'aux employés.
Le 1er novembre 2007, l'Assemblée législative a adopté une motion chargeant
le Comité permanent des pêches, des affaires inter- gouvernementales et
des transports d'entreprendre un examen approfondi de la faillite de Polar
Foods International Inc. qui, selon le vérificateur général, a coûté quelque
31 millions de dollars aux contribuables de la province. Jusqu'à maintenant,
le Comité a tenu sept audiences publiques, a recueilli les commentaires
de 18 personnes et groupes, a assisté à trois séances d'information du bureau
du vérificateur général, et a examiné plus de 900 pages de documentation.
Les travaux se poursuivent, et le Comité prévoit produire un rapport final
plus tard cette année.
Le Comité permanent des comptes publics a examiné en détail le rapport
annuel du vérificateur général à l'Assemblée législative, de même que le
rapport de vérification du processus des petites créances de juin 2007,
qui était daté du 11 mars 2008. Le Comité attend un rapport de la Commission
de la fonction publique concernant le programme de renouvellement des effectifs
de 2005, qui offrait des incitatifs aux employés afin de les encourager
à quitter volontairement la fonction publique en prenant une retraite anticipée
ou en acceptant des indemnités de départ.
Durant les premiers mois de 2008, le Comité permanent du développement
social a rencontré de nombreux organismes pour étudier toute une gamme
de questions sociales. Une fois tous les mémoires examinés et après mûre
délibération, le Comité a proposé plusieurs recommandations, la plus importante
étant peut-être celle d'envisager la nomination d'un ministre des Services
sociaux et des Aînés. Actuellement, il y a un seul ministre responsable
de la santé, des services sociaux et des aînés. Le Comité a également recommandé
qu'on étudie la possibilité de créer un secrétariat aux personnes handicapées,
et que le gouvernement envisage de poursuivre l'examen approfondi du ministère
des Services sociaux.
Le Comité permanent des privilèges, du Règlement et des projets de loi
d'intérêt privé poursuit son examen du Règlement de l'Assemblée législative.
Dans son rapport d'avril 2008, il recommande l'adoption d'un calendrier
parlementaire, une première pour la province. Ainsi, tous les ans, la session
du printemps de l'Assemblée débutera la première semaine d'avril, tandis
que la session d'automne s'ouvrira le premier jour de séance suivant le
jour du Souvenir.
Divers
Les jours allongent, les températures grimpent, on voit apparaître les
premières jonquilles et les premiers merles : voilà les signes tant attendus
du printemps. Les Prince- Édouardiens, comme tous les Canadiens, attendent
avec impatience ces signes annonciateurs. Mais un autre indice montre que
l'hiver tire à sa fin dans la province : l'annonce annuelle à la Chambre
de l'ouverture de Gillis's Drive-In, un restaurant aménagé dans le style
des années 1950 et situé à Montague, à l'Île-du- Prince-Édouard. C'est
un député de la région, Peter Doucette, qui a lancé en 1994 la tradition
d'inviter les Insulaires à venir déguster une tarte faite à la maison ou
un lait frappé à l'ancienne, entre autres gâteries. Cette année marque
le 15e anniversaire de cette tradition, qui se perpétue grâce à
Jim Bagnall,
député actuel de Montague-Kilmuir.
L'Île-du-Prince-Édouard sera l'hôte de la 27e Conférence parlementaire
des provinces de l'Atlantique, qui aura lieu à Charlottetown, du 19 au
22 juin.
Marian Johnston
Greffière adjointe et greffière de comité
Colombie-Britannique
Le lieutenant-gouverneur
Stephen Point a prononcé son premier discours
du Trône à l'ouverture de la 4e session de la 38e législature, le 12 février
2008. Le discours fait état d'initiatives visant à réaliser les objectifs
du gouvernement : des familles en meilleure santé et un système viable de
prestations des soins; l'excellence de l'éducation; des collectivités sûres
et positives; et une économie forte. En matière d'environnement, le gouvernement
prend les engagements suivants :
- une injection prévue de 14 milliards de dollars, afin d'améliorer le transport
en commun et de lutter contre l'étalement urbain;
- l'adoption d'un nouveau code du bâtiment « vert »;
- l'introduction du programme « Trees for Tomorrow », afin de favoriser le
reboisement, l'objectif étant de ramener à zéro le déboisement net;
- la création d'un conseil citoyen de conservation (Citizens' Conservation
Council) et d'une alliance jeunesse pour le leadership en matière de changement
climatique (Youth Climate Leadership Alliance).
Lors du débat sur le discours du Trône, l'opposition a exprimé un appui
mitigé à l'égard du virage vert de la province, jugeant que le gouvernement
a occulté de nombreuses questions importantes. Selon les députés de l'opposition,
aucune nouvelle mesure n'est prévue pour lutter contre l'itinérance et
la pauvreté chez les enfants ou pour relever le salaire minimum.
Budget
La ministre des Finances,
Carole Taylor, a présenté, le 19 février, un
budget qui renchérit sur l'engagement du gouvernement en matière d'environnement,
car il prévoit :
- une nouvelle taxe sur le carbone à compter du 1er juillet 2008;
- une somme de 100 $ versée à chaque Britanno-Colombien en juin 2008, afin
de compenser l'impact de la taxe sur le carbone;
- la somme de 95 millions de dollars afin de créer l'Institut du Pacifique
pour les solutions aux changements climatiques (Pacific Institute for Climate
Solutions).
Le budget prévoit également un soutien accru pour les familles à faible
revenu, les soins de santé et les arts. Sur le plan fiscal, le gouvernement
annonce surtout une réduction de 5 % de l'impôt sur le revenu des particuliers
sur la première tranche de 70 000 $ à compter de 2009 et une réduction du
taux général d'imposition des sociétés (à 11 %) et des petites entreprises
(à 3,5 %).
Les députés de l'opposition officielle ont jugé le budget décevant. Ils
estiment que ce sont les simples citoyens qui souffriront des répercussions
de la taxe sur le carbone, et que le budget ne semble contenir aucune mesure
pour faciliter l'accès aux études supérieures, pour aider les parents à
trouver des places en service de garde ou pour aider les familles qui s'efforcent
de conserver leur toit.
Projets de loi visant l'environnement
Pendant la séance du printemps, le gouvernement a présenté de nouveaux
projets de loi pour faire face aux changements climatiques, dans la foulée
du Greenhouse Gas Reduction Targets Act adopté en novembre dernier. Le projet de loi 16, intitulé
Greenhouse Gas Reduction (Renewable and Low
Carbon Fuel Requirements) Act, oblige les fournisseurs d'essence et de
diesel à offrir aussi, parmi leurs produits, des biocarburants. Le projet
de loi 18, le Greenhouse Gas Reduction (Cap and Trade), établit une limite
absolue pour les émissions qui causent le réchauffement climatique et vise
à stimuler l'élaboration de solutions novatrices et peu coûteuses de lutte
contre la pollution causée par les émissions carboniques.
L'opposition s'est prononcée contre les deux mesures, jugeant qu'il s'agit
de projets de loi habilitants qui se contentent d'établir un cadre pour
des mesures à venir. C'est le Cabinet qui se prononcera sur les détails
des deux projets de loi et ceux-ci seront annoncés par voie de réglementation,
de sorte que le porte-parole de l'opposition en matière d'énergie,
John
Horgan, juge qu'ils échapperont à la surveillance de l'Assemblée législative.
Le 28 avril, Mme Taylor a donné suite à l'élément-clé de son budget en
déposant le projet de loi 37, le Carbon Tax Act. La taxe n'aura aucune
incidence pécuniaire et s'appliquera à pratiquement toutes les émissions
produites par la combustion de combustibles fossiles, qui représentent
environ 70 p. 100 de l'ensemble des émissions en Colombie-Britannique. Cependant,
selon le porte-parole de l'opposition en matière d'environnement,
Shane
Simpson, la taxe nuira aux collectivités du Nord, aux services publics
et aux familles à faible revenu. Il a ajouté que les émissions soustraites
à la taxe, soit 30 p. 100, sont produites principalement par l'industrie
pétrolière et gazière et celle de l'aluminium.
Deux autres projets de loi relatifs à l'environnement ont été déposés récemment.
Le projet de loi 31, le Greenhouse Gas Reduction (Emissions Standards)
Statutes Amendment Act, 2008, oblige certains secteurs, comme ceux de la
gestion des déchets et de la production d'électricité, à réduire les émissions
de gaz à effet de serre et favorise le secteur de la bioénergie venant
du bois. Le projet de loi 38, le Protected Areas of British Columbia (Conservancies
and Parks) Amendment Act, 2008, assure une protection légale à 11 nouveaux
parcs de classe A et 66 sites de conservation, couvrant près d'un million
d'hectares de terres.
Projets de loi sur la santé
Le gouvernement a déposé sept projets de loi visant la santé au cours de
la session, dont le projet de loi 24, le E-Health (Personal Health Information
Access and Protection of Privacy) Act, en vertu duquel la Colombie-Britannique
deviendra la première province à légiférer pour établir un cadre régissant
les règles d'accès et de protection de la vie privée qui s'appliquent aux
bases de données sur la santé.
Le projet de loi 21, le
Medicare Protection Amendment Act, 2008, qui vise
à inscrire dans la loi le principe de durabilité, a fait l'objet de longs
débats. Le ministre de la Santé, George Abbott, a expliqué que le projet
de loi modificatif donne suite à un engagement pris dans le discours du
Trône de 2006, soit de définir et de consacrer les cinq principes de la
Loi canadienne sur la santé et d'ajouter un sixième principe, soit la durabilité,
au système de soins de santé publique de la province. Cependant, selon
le porte-parole de l'opposition en matière de santé, Adrian Dix, le projet
de loi 21 ouvrira la porte à la multiplication des tickets modérateurs
et « limitera l'ampleur des soins de santé publique ».
Travaux des comités
Pour l'instant, deux comités parlementaires ont tenu des réunions au cours
de la session. Le mandat du Comité permanent des enfants et des jeunes
a été renouvelé le 4 mars, afin que le Comité poursuive ses travaux sur
le système provincial de bien-être des enfants. Au cours des derniers mois,
le Comité s'est réuni pour examiner plusieurs rapports, notamment l'étude
réalisée par le représentant des enfants et des jeunes sur les progrès
réalisés par le gouvernement au chapitre de la mise en Suvre des changements
recommandés aux politiques de protection de la jeunesse de la Colombie-Britannique;
un rapport sur les enfants en garderie et l'incidence sur l'éducation;
un rapport de renvoi qui contient 11 recommandations visant à améliorer
les systèmes de protection de l'enfance et qui découle d'une enquête interdisciplinaire
sur quatre décès notoires d'enfants qui se sont produits dans le nord de
la Colombie-Britannique.
Le Comité spécial d'examen du
Personal Information Protection Act, en existence
depuis un an, a terminé son examen de la loi. Le président du Comité,
Ron
Cantelon, a déposé le rapport Streamlining British Columbia's Private Sector
Privacy Law le 17 avril. Les recommandations contenues dans le rapport
sont conformes à celles qui figurent dans des examens effectués récemment
en Alberta et à l'échelon fédéral au sujet de lois semblables en matière
de protection de la vie privée. Pour combler les lacunes de la loi provinciale,
le Comité exhorte le gouvernement à songer à obliger les organismes privés
à assumer la responsabilité des renseignements personnels transmis à l'extérieur
du Canada, ainsi qu'à exiger que les atteintes à la vie privée soient signalées
dans certains cas.
Modifications au Cabinet
Le 28 mars, le ministre de la Sécurité publique et solliciteur général,
John Les, a annoncé qu'il se retirait du Cabinet en attendant l'issue d'une
enquête sur des événements qui se sont produits avant son élection à l'Assemblée
législative. M. Les a été élu à l'Assemblée en 2001, puis réélu en 2005.
Il a déjà occupé les fonctions de ministre de la Petite entreprise et du
Développement économique. Il continuera de représenter ses électeurs en
tant que député de Chilliwack-Sumas.
John van Dongen assumera les fonctions de ministre de la Sécurité publique
et solliciteur général, en plus de son portefeuille actuel de ministre
d'État aux Relations intergouvernementales. Élu pour la première fois en
1995, M. van Dongen a déjà occupé la charge de ministre de l'Agriculture,
de l'Alimentation et des Pêches.
Reconnaissance
Le mercredi 9 avril, le personnel de la Cité parlementaire a tenu une fête
en l'honneur d'E. George MacMinn, c.r., greffier de la Chambre, afin de
marquer ses 50 ans de service à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique.
M. MacMinn est le greffier au bureau qui compte les plus longs états de
service du Commonwealth. Il a servi 10 premiers ministres, 14 présidents
et des centaines de députés.
Kathryn Butler
Attachée de recherche des comités
Nouveau-Brunswick
La deuxième session de la 56e
législature a été rappelée le 13 février 2008
pour étudier une loi de retour au travail pour les travailleurs du SCFP
en grève. La Chambre a ensuite ajourné jusqu'au 11 mars, après que le ministre
des Ressources humaines, Wally Stiles, a annoncé la conclusion d'un projet
de règlement avec la section locale 1251 du SCFP.
Budget
Le 18 mars, le ministre des Finances,
Victor Boudreau, a présenté le budget
2008-2009, en précisant qu'il était équilibré, qu'il ne prévoyait aucune
augmentation d'impôt, mais plutôt un excédent budgétaire de 19 millions
de dollars. Voici les principales mesures annoncées : une augmentation de
113,3 millions de dollars des dépenses en santé; une augmentation de 63,5 millions
de dollars en éducation de la maternelle à la 12e année; 12 millions de dollars
supplémentaires en aide financière aux universités; un financement destiné
à l'embauche de 43 nouveaux travailleurs sociaux; une augmentation de 3,4 p. 100
du budget du ministère du Développement social; la poursuite de l'élimination
progressive de la taxe sur le capital des grandes sociétés; le financement
d'une étude exhaustive d'impact environnemental sur la proposition d'Irving
Oil Ltd. de construire et d'exploiter des installations pour une raffinerie
de pétrole; une demande pour que les ministères réalisent des économies
totales de 15 millions de dollars dans l'administration des programmes;
la création d'un fonds fiduciaire pour la restauration de la rivière Petitcodiac;
de nouvelles sommes pour le Cadre de renouveau pour les pêches et pour
des investissements stratégiques dans les industries de l'agriculture et
de l'aquaculture. Le gouvernement déposera un document de travail présentant
des options pour la réforme du régime fiscal qui mettent l'accent sur l'impôt
sur le revenu des particuliers, l'impôt des sociétés, l'impôt foncier pour
les particuliers et les entreprises, les taxes à la consommation et les
taxes sur le carburant. Un comité spécial de l'Assemblée législative sera
nommé afin d'effectuer des consultations auprès des intervenants, puis
de formuler des recommandations. Le ministre a déclaré : « La transformation
du régime fiscal est l'un des éléments sur lesquels se fonde l'objectif
de l'autosuffisance. Le fardeau fiscal global du Nouveau-Brunswick est
compétitif, mais des réformes en profondeur s'imposent afin de contribuer
à l'autosuffisance. »
Le 20 mars, en réponse au discours du budget, le chef de l'opposition et
porte-parole en matière de finances, Jeannot Volpé, a déclaré : « Les [l]ibéraux
ont éliminé le processus politique et démocratique du Nouveau-Brunswick
en abolissant les régies régionales, en éliminant les consultations prébudgétaires
et en annulant les consultations publiques en matière de foresterie. »
Le chef de l'opposition a déploré que le budget n'aide pas à donner aux
enfants la formation linguistique bilingue nécessaire pour accéder à des
possibilités d'emploi intéressantes plus tard. Le budget a également failli
à son objectif d'autosuffisance, puisque, au lieu de s'éloigner des transferts
fédéraux, sa dépendance à leur égard s'accroît, comme en fait foi l'augmentation
de 12,5 p. 100 depuis 2006-2007. M. Volpé a indiqué que le budget n'inclut
pas toutes les régions du Nouveau-Brunswick, notamment le nord-ouest de
la province.
Le chef de l'opposition a rappelé que le gouvernement ne respectait pas
un certain nombre des promesses qu'il avait faites : ne pas augmenter les
impôts, accorder à tous les Néo-Brunswickois un remboursement de TVH sur
le chauffage domestique, aider les ouvriers des usines de traitement du
poisson, ajouter 12 000 nouvelles places dans les collèges communautaires,
instaurer un régime public d'assurance-automobile et abolir les territoires,
offrir 3,5 heures de soins aux personnes âgées après deux ans, faire passer
le programme de sylviculture de 8 à 10 millions de dollars et l'étendre sur
une période de dix ans, et construire d'ici deux ans 300 km de clôture pour
la faune le long des axes routiers dangereux.
Projets de loi
Le gouvernement a présenté un certain nombre de mesures législatives dignes
de mention. La majorité des débats ont porté sur les changements apportés
au système de santé de la province.
La Loi modifiant la Loi sur les régies régionales de la santé, présentée
par le ministre de la Santé, Michael Murphy, proposait de faire passer
le nombre de régies régionales de la santé de huit à deux; de créer un
Conseil du Nouveau-Brunswick en matière de santé pour offrir aux citoyens
l'occasion de s'exprimer et de participer à un dialogue significatif sur
les enjeux en santé; de consolider, dans une nouvelle entreprise du secteur
public, certains services non cliniques actuellement gérés par les régies
régionales de a santé. Selon le ministre, ce changement devrait permettre
de réaliser des économies de l'ordre de 4,6 millions de dollars par année
d'ici trois ans et de 19,4 millions de dollars annuellement d'ici cinq ans.
Ces montants seront réinvestis dans l'établissement de nouveaux systèmes
d'information et technologiques, y compris ceux nécessaires pour concrétiser
la vision « Un patient, un dossier ».
La Chambre a débattu le projet de loi 34, Loi modifiant la Loi sur les régies
régionales de la santé, pendant 40 heures. La majeure partie de ce temps
a été accaparée par le chef de l'opposition, M. Volpé. Lors d'un débat général,
en vertu des règles existantes, les députés peuvent parler pendant un maximum
de 40 minutes; il n'y a toutefois aucune limite de temps pour le premier
ministre ou le chef de l'opposition. La Chambre a ensuite adopté une motion
pour limiter le débat sur le projet de loi à trois heures supplémentaires
à l'étape de la deuxième lecture, à dix heures en comité plénier, et à
deux heures à l'étape de la troisième lecture.
Le ministre de la Santé a ensuite présenté la
Loi créant le Conseil du
Nouveau-Brunswick en matière de santé, en soulignant qu'une composante
clé du nouveau système de santé amélioré est la création d'un nouveau représentant
des citoyens. Il a précisé que le Conseil constituera un mécanisme clé
pour l'engagement des citoyens et qu'il permettra d'évaluer la santé de
la population et sa satisfaction à l'égard du système de santé. Composé
de jusqu'à 16 experts ressources, dont des représentants des collectivités,
des décideurs, des gestionnaires du secteur de la santé, des professionnels
de la santé et des représentants d'établissements universitaires, le Conseil,
axé sur les citoyens, favorisera et améliorera le rendement du système
de santé grâce à la surveillance et à des rapports publics. Il évaluera
aussi des moyens d'améliorer le système de santé et formulera des recommandations
à cet égard.
Les changements proposés à la
Loi sur l'Assemblée législative donnent suite
à la majorité des recommandations du Rapport de la Commission d'examen
de la rémunération parlementaire 2007 (http://www.gnb.ca/legis/promos/crc-cer/Vol1/tablecontents-f.asp),
présenté au président le 14 janvier 2008. Le projet de loi élimine les indemnités
non imposables qui étaient accordées aux députés; majore l'indemnité annuelle
d'une somme imposable équivalente; autorise le paiement d'une somme imposable
et n'ouvrant pas droit à pension pour chaque journée qu'un député consacre
aux travaux d'un comité; met en place un mécanisme pour rendre remboursables,
seulement sur présentation de pièces justificatives, les dépenses engagées
pour participer à une réunion de comité; réduit le nombre de sessions de
service ouvrant droit à pension qui peuvent servir à calculer l'allocation
de réinstallation; accorde aux anciens députés une allocation pour des
services d'orientation professionnelle ou de formation; fixe la rémunération
du président, des vice-présidents, du chef de l'opposition et d'autres
titulaires de charges parlementaires à un pourcentage de la rémunération
du premier ministre et de celle des membres du Conseil exécutif. De plus,
le projet de loi impose des sanctions monétaires plus sévères aux députés
qui s'absentent pendant que l'Assemblée législative siège, ainsi que des
sanctions semblables pour les suspensions, et exige que les députés dont
les absences ne peuvent être expliquées par les situations prévues dans
la Loi déposent une déclaration auprès du président. Il permet aux députés
qui ne sont pas admissibles au régime de pension de se retirer des changements
concernant l'indemnité et l'allocation annuelles, c'est-à-dire le passage
d'un régime non imposable à un revenu imposable, et prévoit un examen obligatoire
de la rémunération des députés par un organisme indépendant à intervalles
réguliers.
Une modification à la
Loi sur le Conseil exécutif propose d'augmenter le
salaire annuel du premier ministre et des membres du Conseil exécutif aux
taux recommandés dans le Rapport de la Commission d'examen de la rémunération
parlementaire 2007, reporte l'ajustement annuel de ces salaires jusqu'au
1er janvier 2009 et propose de faire entrer ces changements en vigueur le
1er avril 2008.
Alors que la crue des eaux risquait d'inonder le Complexe de l'Assemblée
législative, les députés du Nouveau-Brunswick ont prolongé leurs heures
de séance les 29 et 30 avril. Pendant qu'on entassait dans des camions de
déménagement tout ce qui se trouvait dans le sous-sol dans l'éventualité
d'un déménagement prolongé de l'Assemblée législative, 23 projets de loi
du gouvernement ont été étudiés en comité plénier. Avant l'ajournement
le 30 avril, deux jours plus tôt que prévu, le lieutenant- gouverneur Herménégilde Chiasson
a donné la sanction royale à 27 projets de loi.
Après que le premier ministre
Stephen Harper a annoncé qu'il prolongeait
le mandat du lieutenant-gouverneur Chiasson jusqu'au 30 septembre 2009, on
a retiré une motion présentée par un député ministériel qui demandait que
le premier ministre prolonge le mandat de Son Honneur pour lui permettre
de représenter la Couronne et la province au Congrès mondial acadien de
2009, à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.
Pendant la session, on a assisté à des débats parfois houleux et passionnés,
et on a demandé à un député de sortir de la Chambre parce qu'il avait refusé
de retirer des propos non parlementaires. Les périodes des questions ont
été dominées par des questions sur la foresterie (forêts, industrie forestière,
sylviculture), les régies de santé, l'immersion française et la politique
de non-débranchement de l'électricité.
Inondation
En 1973, la crue du fleuve Saint-Jean a gravement endommagé l'édifice principal
de l'Assemblée législative, l'ancien édifice du ministère de l'Éducation
et l'Édifice ministériel. D'autres édifices qui se trouvaient très près
de ces derniers et qui font maintenant partie du complexe ont également
été durement touchés.
Pour éviter que ce scénario ne se répète même si toutes les indications
le laissent présager, le personnel de l'Assemblée législative a mis en
place des plans d'inondation pour toutes les directions de l'Assemblée
législative. Le Comité d'administration a mis en Suvre une partie du plan
de continuité des opérations de manière à protéger les biens qui se trouvaient
dans le sous-sol de l'édifice de l'Assemblée législative. Par conséquent,
la cafétéria et le système de télédiffusion ont interrompu leurs activités
le 30 avril. On a coupé l'électricité dans l'Édifice ministériel, l'ancien
édifice du ministère de l'Éducation et l'édifice de l'Assemblée législative,
y compris dans la bibliothèque. Tous les édifices, y compris l'endroit
où se trouvent les documents gouvernementaux, ainsi que les maisons Jewett
et Edgecombe, ont été évacués jusqu'à nouvel ordre. Le bureau du greffier
a été temporairement relocalisé sur le campus de l'Université du Nouveau-Brunswick.
Après que les édifices ont été décontaminés et inspectés, la plupart des
employés ont pu regagner leurs locaux le 8 mai. Même si les édifices n'ont
pas vraiment été endommagés par les inondations les pompes installées
ont détourné le gros de l'eau les perturbations provoquées par le déménagement
de tonnes de documents entreposés, de livres, d'équipement technique, de
meubles et d'appareils ont mené à la fermeture du canal parlementaire (TV 70),
de la cafétéria et des bureaux situés au sous-sol jusqu'à nouvel ordre.
Le 13 mai, lorsque la Chambre a recommencé à siéger, le premier ministre
Shawn Graham a remercié tous les Néo-Brunswickois qui se sont dévoués pendant
l'inondation : les ministères de la Sécurité publique, des Transports et
de la Santé, l'Organisation des mesures d'urgence, les municipalités et
les autorités locales les services de police et d'incendie, les membres
de la Croix-Rouge, ainsi que les centaines de bénévoles qui ont déployé
des efforts pour assurer la sécurité des gens pendant l'inondation et qui
continuent de travailler pendant la période de rétablissement. M. Graham
a ajouté que l'énergie, l'altruisme et la détermination dont ont fait preuve
les Néo-Brunswickois étaient très inspirants.
Le premier ministre a indiqué que le processus de rétablissement de la
province comportait trois volets :
- les services complémentaires, dont l'analyse de l'eau et l'examen des services
électriques, pour veiller à la sécurité de la population;
- les inspections d'hygiène et de sécurité, pour évaluer les dommages causés
et déterminer les réparations nécessaires pour permettre aux résidants
de regagner leur domicile en toute sécurité;
- le Programme d'aide financière en cas de catastrophe, qui aidera à rembourser
le coût des réparations.
La Chambre devrait s'ajourner pour l'été à la fin mai ou au début juin.
Diane Taylor Myles
Recherchiste et greffière aux Journaux
Manitoba
Conformément à un ordre sessionnel adopté en juin 2007, la deuxième session
de la 39e législature du Manitoba a repris le 9 avril 2008 pour examiner
le nouveau budget et le programme législatif. Dès le début, le ministre
des Finances Greg Selinger (NPD Saint-Boniface) a présenté le neuvième
budget du gouvernement néo-démocrate. Les dépenses de fonctionnement s'élèvent
à 9,8 milliards de dollars pour l'année 2008-2009, soit une augmentation
de 6 p. 100 par rapport à 2007-2008. Voici les points saillants de ce budget
dit d'occasions et de stabilité :
- Une réduction de l'impôt foncier, de l'impôt des particuliers et de l'imposition
des sociétés de l'ordre de 182 millions de dollars.
- L'investissement de plus de 100 millions de dollars dans des projets d'immobilisation
destinés à des établissements d'enseignement postsecondaire.
- L'investissement de 5 millions de dollars supplémentaires dans les services
de garde pour créer de nouvelles places, mais aussi pour un nouveau fonds
de formation et de recrutement et de meilleurs salaires.
- Un plan de financement pluriannuel qui vise à réduire les émissions de
gaz à effet de serre par un appui aux pratiques agricoles durables, aux
technologies de camionnage, aux initiatives de transport actif et aux technologies
de chauffage écologiques.
- L'instauration d'un plan décennal de 4 milliards de dollars pour moderniser
les routes et les ponts de la province.
- La finalisation des travaux du projet d'expansion du canal de dérivation
de la rivière Rouge.
- L'investissement de 7,2 millions de dollars dans la formation et l'embauche
de plus de médecins.
- Le versement de 3 millions de dollars additionnels pour l'augmentation du
nombre d'infirmières, d'aides en soins de santé et de travailleurs des
services paramédicaux dans les foyers de soins personnels.
- Une augmentation de 8,8 millions de dollars du financement accordé à la
Société des services agricoles du Manitoba afin de tenir compte de l'accroissement
de la valeur des récoltes protégées par l'assurance-production.
- L'affectation de 60 millions de dollars à des prêts destinés aux éleveurs
de porcs.
- L'instauration d'une assurance-invalidité pour les pompiers bénévoles des
collectivités relevant du ministère des Affaires autochtones et du Nord.
- L'octroi de plus de 200 millions de dollars à la Ville de Winnipeg pour
lui permettre d'offrir des services comme le transport en commun et la
sécurité publique.
- Le soutien accordé à Renaissance Brandon pour la revitalisation du centre-ville
de Brandon.
Participant au débat sur le budget le 11 avril, le chef de l'opposition
officielle, Hugh McFadyen (PC Fort Whyte), a présenté une motion de défiance
envers le gouvernement, parce que le budget négligeait les priorités des
Manitobains :
- Il augmente la dépendance du Manitoba envers les autres provinces par le
biais des paiements de péréquation.
- Il accroît la dette colossale du Manitoba au lieu de la réduire.
- Il ne tient pas compte des priorités des Manitobains en ne consacrant pas
assez de ressources à la lutte contre la criminalité.
- Il ne met pas un terme à la médecine de corridor, tel que promis, tout
en doublant ou presque le budget de la santé.
- Il oublie la ville de Brandon, deuxième centre urbain en importance au
Manitoba.
- Il néglige de mieux protéger les enfants les plus vulnérables qui relèvent
du système d'aide à l'enfance.
- Il n'aide pas les éleveurs de bétail et de porc à surmonter les défis auxquels
ils sont confrontés : le faible prix des produits de base, les répercussions
de la hausse du dollar canadien, le coût accru des intrants, l'attente
de l'étiquetage indiquant le pays d'origine et la prolongation du moratoire
sur l'industrie du porc.
- Il n'annule pas la malencontreuse décision de faire passer BiPole III par
le côté ouest du lac Winnipeg.
Le 16 avril,
Jon Gerrard (député libéral indépendant River Heights) a
proposé un sous-amendement à l'amendement de M. McFadyen, en faisant ressortir
d'autres faiblesses du plan financier du gouvernement :
- Il ne lutte pas contre les changements climatiques en rendant le gouvernement
neutre en carbone ou en mettant sur pied un marché du carbone au Manitoba.
- Il ne tient pas compte du besoin manifeste de créer un réseau de transport
en commun rapide, pour réduire considérablement les émissions de gaz à
effet de serre.
- Il ne fait pas des patients la priorité en continuant de baser les dépenses
des régies régionales de santé sur des budgets globaux plutôt que sur les
services offerts.
- Il ne met pas en Suvre un plan pour réduire la pauvreté infantile au Manitoba.
- Il oublie l'industrie du porc dans ses efforts pour régler les problèmes
environnementaux.
- Il refuse d'examiner la faisabilité d'une ligne de transport d'électricité
sous-marine sous le lac Winnipeg.
Le 21 avril, le sous-amendement de M. Gerrard et l'amendement de M. McFadyen
ont été rejetés lors d'un vote par appel nominal (21 votes affirmatifs
contre 35 votes négatifs), mais la principale motion sur le budget a été
adoptée (35 votes affirmatifs contre 21 votes négatifs).
Le gouvernement a présenté divers projets de loi pendant la session du
printemps :
- Projet de loi 15
Loi sur les changements climatiques et la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, qui fixerait des objectifs de réduction
des émissions et prévoirait des rapports périodiques sur les progrès réalisés
par le Manitoba.
- Projet de loi 17
Loi modifiant la Loi sur l'environnement (interdiction
permanente visant la construction ou l'agrandissement d'installations réservées
aux porcs), qui interdirait, dans des régions précises du Manitoba, la
construction et l'agrandissement d'un espace clos réservé aux porcs ou
d'une installation de stockage de déjections du porc.
- Projet de loi 18
Loi sur l'analyse de fluides corporels et la communication
des résultats d'analyse, qui permettrait à quiconque est entré en contact
avec un fluide corporel d'une personne d'obtenir une ordonnance judiciaire
enjoignant à cette dernière de fournir un échantillon du fluide à des fins
d'analyse.
- Projet de loi 37
Loi sur l'inscription des lobbyistes et modifiant la
Loi électorale, la Loi sur le financement des campagnes électorales, la
Loi sur l'Assemblée législative et la Loi sur la Commission de régie de
l'Assemblée législative, qui ajouterait un ensemble de modifications :
- Rendre obligatoire l'inscription de ceux qui exercent des activités de
lobbyiste auprès du gouvernement, d'un organisme gouvernemental ou des
députés de l'Assemblée législative.
- Établir des élections à date fixe tous les quatre ans, le deuxième mardi
de juin.
- Restreindre, avant la tenue d'élections à date fixe, les privilèges postaux
et relatifs à l'impression dont bénéficient les députés.
- Obliger les caucus des partis politiques reconnus et les députés qui reçoivent
des paiements au titre des besoins spéciaux et de l'aide particulière à
déposer un rapport financier annuel en faisant état.
- Établir des règles afin que les documents produits ou distribués aux frais
du public par les caucus et les députés soient apolitiques.
- Établir un budget annuel des dépenses postales pour les caucus et les députés.
Divers projets de loi d'initiative parlementaire ont été présentés jusqu'ici
par les députés de l'opposition officielle, les progressistes-conservateurs :
- Projet de loi 229
Loi modifiant la Loi sur la Société d'assurance publique
du Manitoba (non-admissibilité aux prestations voleurs d'automobiles),
qui refuserait toute prestation aux personnes blessées dans un accident,
qu'elles en soient ou non en partie responsables, si elles sont déclarées
coupables d'avoir volé le véhicule automobile ayant causé l'accident ou
d'avoir pris le véhicule sans le consentement du propriétaire.
Les libéraux indépendants ont notamment présenté jusqu'ici ce projet de
loi d'initiative parlementaire :
- Projet de loi 223
Loi modifiant la Loi sur la protection de la santé
des non-fumeurs (protection des enfants contre l'exposition à la fumée
secondaire dans les véhicules automobiles), qui interdirait de fumer dans
les véhicules automobiles lorsque des enfants s'y trouvent.
Travaux des comités permanents de l'Assemblée législative du Manitoba au
cours des dernières semaines :
- En avril, le Comité permanent de la justice et le Comité permanent du développement
social et économique ont tenu des audiences publiques sur des projets de
loi émanant du gouvernement et ont examiné divers projets de loi.
- Le Comité permanent des sociétés d'État s'est réuni en mars pour étudier
une série de rapports de la Commission des accidents du travail.
- Le Comité permanent des comptes publics s'est réuni en avril et en mai
pour étudier des rapports du vérificateur général sur une diversité de
sujets, notamment l'examen du Conseil des corporations de la Couronne,
et la vérification des comptes publics. En collaboration avec le bureau
du vérificateur général, le Comité des comptes publics continue de revoir
et de réformer ses usages et procédures.
Outre les dates auxquelles les étapes du budget et du processus législatif
doivent être terminées, l'ordre sessionnel indique également que la Chambre
siégera jusqu'au 12 juin.
Rick Yarish
Greffier adjoint/ greffier des comités
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