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Keith Schulz
Le présent article traite des efforts consentis par les États-Unis pour
promouvoir la démocratie et dresse la liste des différentes instances gouvernementales
et non gouvernementales qui y participent. L'accent est surtout mis sur
le travail de l'Agence américaine pour le développement international (USAID),
principale agence fédérale d'aide à l'étranger des États-Unis, qui Suvre
depuis 30 ans dans le domaine de l'aide à la démocratie et à la gouvernance.
À la fin, l'auteur examinera aussi un des volets particuliers de l'aide
à la démocratie et à la gouvernance le renforcement des institutions
législatives pour illustrer les méthodes et stratégies concrètes adoptées
par l'USAID pour apporter cette forme de soutien.
Au Canada, la majorité des fonds destinés à la promotion de la démocratie
sont actuellement acheminés par l'entremise de l'Agence canadienne de développement
international (ACDI)1. À l'opposé, aux États-Unis, un grand nombre d'agences
et de départements fédéraux de même que d'organisations non gouvernementales
indépendantes contribuent aux efforts américains de promotion de la démocratie.
Pour les différents départements, agences et organisations concernés, cette
situation donne lieu à des mandats complexes, parfois confus et qui se
chevauchent. Or, il n'en n'a pas toujours été ainsi. Les États-Unis ont
commencé à soutenir sérieusement le développement démocratique il y a plus
de 30 ans, d'abord dans quelques pays d'Amérique latine, puis en Europe
de l'Est et dans l'ancienne Union soviétique, lors de leur transition vers
la démocratie après l'effondrement du communisme. L'ampleur et les objectifs
de ces premiers efforts étaient modestes. En 1990, les fonds consacrés
à l'aide à la démocratie s'élevaient à un peu plus de 100 millions de dollars.
Aujourd'hui, ce montant dépasse largement le milliard de dollars par année,
et une grande partie de cet argent est maintenant affectée aux efforts
déployés au Moyen-Orient et en Asie.
L'aide à la démocratie devient importante
Sous l'administration du président George W. Bush, les États-Unis ont fait
du soutien à la liberté et à la démocratie à l'étranger un pilier central
de leur politique étrangère. Dans son deuxième discours inaugural, le président
a déclaré que « la politique des États-Unis consiste à favoriser et à soutenir
la croissance des mouvements et des institutions démocratiques dans toute
nation ou culture, avec pour objectif ultime de mettre fin à la tyrannie
dans le monde »2.
Pour l'administration Bush, l'aide à la démocratie constitue un élément
important de sa stratégie de lutte contre le terrorisme. Dans un document
intitulé Strategy for Winning the War on Terrorism, l'administration considère
les iniquités dans la participation politique et l'absence de libertés
fondamentales comme une cause majeure de l'instabilité qui mène au terrorisme.
En faisant la promotion des droits de la personne fondamentaux, de la liberté
d'expression, de religion, d'association et de la presse, d'un appareil
judiciaire indépendant et d'autres droits démocratiques, les États-Unis
peuvent contribuer à régler, dans les pays, certains problèmes importants
qui attisent le mécontentement et incitent au terrorisme3.
Toutefois, le gouvernement américain ne dispose d'aucun organisme central
pour coordonner les programmes s'occupant de démocratie et de gouvernance.
Une étude récente sur ces groupes et organismes a permis d'en recenser
plus d'une vingtaine qui travaillent actuellement dans le domaine de la
promotion de la démocratie4. Ce chiffre exclut les nombreuses sociétés
d'experts-conseils et associations professionnelles à but lucratif qui
reçoivent des fonds de sources fédérales et non gouvernementales américaines
pour mettre en Suvre des programmes de démocratisation à l'étranger.
Diversité des fournisseurs d'aide à la démocratie
L'Agence américaine pour le développement international (USAID) joue un
rôle de premier plan au sein du gouvernement des États-Unis dans l'appui
au développement démocratique et à la bonne gouvernance à l'étranger. Ces
20 dernières années, elle a dépensé bien au-delà de 9 milliards de dollars
pour promouvoir la gouvernance démocratique dans plus de 100 pays. Un de
ses quatre objectifs primordiaux est l'édification de démocraties durables.
L'USAID investit annuellement plus d'un milliard de dollars dans des programmes
de soutien de la démocratie et de la gouvernance, ce qui en fait le plus
important bailleur de fonds au sein du gouvernement américain.
Le département d'État s'occupe également de la promotion de la démocratie
à l'étranger. Le Bureau for Democracy, Human Rights and Labor (Bureau pour
la démocratie, les droits de la personne et le travail DRL) gère un portefeuille
annuel de près de 75 millions dollars destinés à des programmes de soutien
de la démocratie et des droits de la personne. L'Office of the Middle East
Partnership Initiative (Office de l'Initiative de partenariat avec le Moyen-Orient
MEPI), créé en 2002 au sein du Bureau des affaires du Proche-Orient du
département d'État, a, quant à lui, versé plus de 300 millions de dollars
dans des programmes visant à soutenir des réformes dans les secteurs politique,
économique, de l'éducation et des droits de la femme au Moyen-Orient.
Le département de la Justice défend la primauté du droit dans les autres
pays par l'entremise de son International Criminal Investigative Training
Assistance Program (programme d'assistance internationale à la formation
sur les enquêtes criminelles ICITAP). L'ICITAP a pour mission d'appuyer
les objectifs du gouvernement américain en matière de justice pénale et
de politique étrangère en aidant les gouvernements étrangers à mettre au
point les outils nécessaires pour appliquer la loi de manière professionnelle
en se fondant sur les principes démocratiques et le respect des droits
de la personne.
Créé en 1983, le National Endowment for Democracy (Fonds national pour
la démocratie NED) est un organisme privé sans but lucratif chargé de
renforcer les institutions démocratiques dans le monde. Dirigé par un conseil
d'administration impartial et indépendant, le NED reçoit du Congrès des
crédits annuels de plus de 70 millions de dollars. Il accorde des subventions
directes pour soutenir des organisations non gouvernementales (ONG) et
des organisations de la société civile qui militent en faveur de la démocratie
en Afrique, en Asie, en Europe centrale et de l'Est, en Amérique latine,
au Moyen-Orient et dans l'ancienne Union soviétique. Le NED fournit également
un financement de base à quatre ONG américaines qui participent aux efforts
en matière de démocratie : le National Democratic Institute (NDI), l'International
Republican Institute (IRI), l'American Center for International Labor Solidarity
et le Center for International Private Enterprise. Les deux premiers sont
associés à leur parti politique respectif et travaillent surtout à renforcer
les processus et partis politiques dans un certain nombre de pays.
Le Congrès américain est un acteur relativement nouveau dans les efforts
de promotion de la démocratie. En 2005, la Chambre des représentants a
mis sur pied la Democracy Assistance Commission (commission d'aide à la
démocratie) pour promouvoir des assemblées législatives démocratiques,
fortes et efficaces en différents endroits de la planète. Présidée par
le représentant de la Caroline du Nord, David Price, cette commission non
partisane compte 20 membres de la Chambre des représentants. Le représentant
de la Californie, David Dreier, est le principal membre de la minorité.
La Commission compte actuellement 12 pays partenaires : l'Afghanistan, la
Colombie, la Géorgie, Haïti, l'Indonésie, le Kenya, le Liban, le Libéria,
la Macédoine, la Mongolie, le Timor-Oriental et l'Ukraine. Elle fournit
une expertise technique qui permet d'améliorer la reddition de comptes,
la transparence, l'indépendance législative et la surveillance gouvernementale
dans les assemblées législatives de ces pays grâce à des échanges de pair
à pair entre des membres, des responsables et des employés de la Chambre
des représentants et des organismes de soutien du Congrès, et des députés
et employés des parlements partenaires.
La Millennium Challenge Corporation (MCC), créée en 2004, est un autre
organisme fédéral américain assez récent qui soutient le développement
démocratique et économique à l'étranger. Elle est chargée d'accorder une
aide étrangère et un soutien budgétaire directs aux pays qui démontrent
des progrès sur le plan des réformes démocratiques et économiques. La MCC
récompense les gouvernements qui affichent une bonne performance, calculée
à partir de diverses mesures du développement démocratique et économique,
en versant des sommes importantes à ces pays et en leur conférant le pouvoir
de mettre en Suvre un programme de réforme convenu au préalable.
Stratégie de l'USAID en matière de démocratie et de gouvernance
L'USAID définit ses programmes de soutien de la démocratie et de la gouvernance
comme « une aide technique et tout autre appui servant à renforcer les moyens
dont disposent les gouvernements, les acteurs non gouvernementaux et les
citoyens qui sont en quête de réforme, afin de développer et de soutenir
des États et institutions démocratiques attentifs aux besoins de leurs
citoyens et réellement responsables »5. Le cadre stratégique de l'USAID
dans ce domaine met l'accent sur quatre aspects importants du développement
démocratique :
- Promouvoir la justice et les droits de la personne par la primauté du droit;
- Renforcer les institutions de gouvernance démocratique et responsable;
- Accroître la liberté et la concurrence politiques;
- Mettre la société à contribution par l'expression, la défense et la participation des citoyens.
Un examen des programmes financés par l'USAID de 1990 à 2003 révèle que
la plus grande partie des fonds versés a servi au renforcement de la société
civile, puis aux programmes de soutien de la gouvernance, à la primauté
du droit et aux processus politiques et électoraux.
L'USAID met en Suvre ses programmes de soutien de la démocratie et de la
gouvernance principalement par l'intermédiaire d'un réseau d'employés et
de missions présents dans plus de 80 pays. Ces programmes sont habituellement
conçus et gérés par des experts dans le domaine de la démocratie, qui sont
recrutés en fonction de leur savoir, de leur expérience et de leurs relations
dans leur pays. Ces programmes, qui sont réalisés par un large éventail
d'organismes locaux, nationaux et internationaux ayant souvent pignon sur
rue dans le pays, apportent une aide et un soutien continus et à long terme
aux citoyens, aux institutions et aux organisations qui participent aux
réformes et aux transitions démocratiques.
Établi en 1994, l'Office of Democracy and Governance (Office de la démocratie
et de la gouvernance) constitue le centre névralgique de l'USAID pour le
développement démocratique. Il fournit un leadership technique, des services
de recherche et d'analyse, ainsi que de la formation sur les tendances
et pratiques en matière de démocratisation, en plus d'évaluer les programmes
de soutien de la démocratie et de la gouvernance de façon à rendre l'aide
de l'USAID plus efficace.
L'Office of Democracy and Governance a, en outre, élaboré un cadre de conception
et d'évaluation des stratégies de soutien de la démocratie et de la gouvernance
dans les démocraties émergentes6. Ce cadre d'évaluation stratégique fournit
une analyse politique d'un pays donné, ce qui permet à l'USAID d'élaborer
des programmes de soutien de la démocratie et de la gouvernance qui sont
conçus expressément pour aider ce pays à régler les principaux problèmes
politiques et de développement que posent la transition vers la démocratie
et la consolidation de cette dernière. Ce cadre est axé sur l'examen de
cinq éléments, ou variables, clés du développement démocratique :
- le consensus;
- la primauté du droit;
- la concurrence;
- l'inclusion;
- la bonne gouvernance.
En analysant ces principales variables et en établissant des objectifs
démocratiques généraux, l'USAID peut élaborer des stratégies uniques pour
mettre au point des programmes et des approches qui permettront d'utiliser
efficacement ses ressources et, ainsi, de réaliser ces objectifs.
Évaluation de l'impact
L'USAID a récemment commandé une étude indépendante et externe afin de
déterminer l'impact de l'aide américaine sur l'édification de la démocratie
dans le monde. Menée par l'Université Vanderbilt et l'Université de Pittsburgh
et intitulée Effects of US Foreign Assistance on Democracy Building, cette
étude a révélé, à partir de mesures de la démocratisation, dont celles
de Freedom House, que l'aide de l'USAID pour soutenir la démocratie avait
eu des effets mesurables sur le taux de démocratisation dans le monde de
1990 à 20037. Dans son rapport final, le comité déclare :
Quelle part de cette démocratisation mondiale est attribuable à l'aide
étrangère des États-Unis? L'étude a constaté que cette forme d'aide avait
eu des effets constants et nettement positifs sur la démocratisation [&]
Grâce aux mesures de la démocratie les plus utilisées [&], il a été déterminé
que les obligations de l'USAID en matière de démocratie et de gouvernance
ont eu des retombées considérables sur la démocratie [&] Les dépenses
consacrées à la promotion de la démocratie de 1990 à 2003 ont permis d'améliorer
celle-ci au-delà des niveaux qui auraient été atteints selon tous les autres
facteurs dont il serait raisonnable de tenir compte8.
Cette étude a également permis de constater qu'en plus de l'impact positif
de l'aide générale sur l'ensemble du développement démocratique, certains
programmes sous-sectoriels de soutien de la démocratie et de la gouvernance
ont eu une incidence favorable sur leurs indicateurs sous-sectoriels correspondants.
De façon plus précise, les programmes de l'USAID pour développer les médias,
la société civile ainsi que les processus politiques et électoraux ont
eu des retombées concrètes sur les indicateurs mesurant le développement
des médias, de la société civile et des élections.
Renforcement des parlements et des assemblées législatives
L'USAID joue un rôle particulièrement actif dans le renforcement des institutions
législatives; c'est d'ailleurs le chef de file au sein du gouvernement
américain dans ce domaine. Elle parraine actuellement, ou a récemment parrainé,
des activités de renforcement des parlements dans plus de 60 pays. Au cours
des 25 dernières années, l'USAID a distribué plus de 235 millions de dollars
dans des pays délaissant la dictature pour la démocratie afin d'aider leurs
assemblées législatives à exercer de façon plus efficace leurs fonctions
essentielles en matière de représentation, de législation et de surveillance.
L'USAID fournit la majeure partie de son aide au renforcement des institutions
législatives par l'intermédiaire d'organismes américains ou d'organismes
locaux. Ces organismes travaillent directement avec les membres et les
employés des parlements et des assemblées législatives de ces nouvelles
démocraties. Ils aident ces institutions à devenir plus efficaces et plus
efficientes grâce à une assistance technique, à une exposition à des pratiques
comparatives, à l'amélioration des compétences et à la formation, ainsi
qu'au développement des technologies de l'information et des technologies
législatives. Les programmes de renforcement des institutions législatives
sont généralement conçus pour atteindre les objectifs suivants :
- faciliter les réformes démocratiques au sein des parlements;
- accroître la représentation des citoyens;
- améliorer les capacités techniques dans l'élaboration des politiques et des lois;
- améliorer la surveillance de l'exécutif;
- assurer une gestion saine et des infrastructures suffisantes.
L'Office of Democracy and Governance de l'USAID fournit une assistance
technique, une orientation, de la formation et des conseils sur les activités
et les stratégies de renforcement des institutions législatives. Il publie
une variété de documents techniques sur le renforcement des parlements9
et a parrainé deux conférences internationales sur ce sujet.
Les programmes de renforcement des institutions législatives ont donné
des résultats notables dans un certain nombre de pays. Par exemple, le
programme Frost Task Force, lancé au début des années 1990, visait à renforcer
les nouveaux parlements démocratiques d'Europe de l'Est. Il a permis de
mettre en place des systèmes d'information, d'améliorer la compétence des
employés et l'infrastructure législative, et de moderniser bon nombre de
ces institutions autoritaires et serviles afin d'en faire des institutions
démocratiques dynamiques et plus représentatives. Cette aide, fournie par
le Service de recherche du Congrès, a été particulièrement utile pour créer
des institutions législatives plus fortes en Pologne, en Hongrie et en
République tchèque.
Le Niger constitue un bon exemple de la façon dont l'USAID fournit concrètement
son appui au renforcement des institutions législatives. Dans ce pays,
on a axé l'aide sur l'amélioration des travaux et audiences des comités
et sur celle de la participation du public au processus d'adoption des
lois et d'élaboration des politiques. L'USAID a ainsi soutenu l'organisation
de consultations publiques partout au pays sur le thème de la décentralisation
et de la réforme des administrations locales. Plus de 30 assemblées publiques
rassemblant près de 15 000 personnes ont été tenues. Les commentaires recueillis
lors de ces assemblées publiques ont poussé l'Assemblée nationale à modifier
considérablement le plan de décentralisation du gouvernement.
Au Mozambique, à la fin des années 1990, l'aide de l'USAID a été axée sur
l'amélioration de la qualité des services de recherche et d'analyse des
politiques offerts aux députés de l'Assemblée nationale. Grâce en partie
à ces efforts, une plus grande proportion des lois adoptées était attribuable
à des mesures législatives émanant directement de l'Assemblée nationale,
ce qui montre bien une autonomisation et une efficacité grandissantes de
la fonction législative. De même, la proportion des avant-projets de loi
proposés par l'exécutif et auxquels l'Assemblée nationale a contribué de
manière substantielle est passée de 50 % en 1996 à 100 % en 1999 et en 2000;
autrement dit, chaque texte législatif proposé par l'exécutif a été soigneusement
examiné par l'Assemblée nationale, ce qui démontre, encore une fois, une
autonomisation et une efficacité accrues de la fonction législative.
Les programmes de l'USAID sont uniques du fait qu'ils fournissent aux institutions
législatives une aide et une formation techniques et pratiques à long terme.
Des évaluations des programmes de soutien législatif antérieurs ont révélé
que des programmes comme celui du Frost Task Force ont eu des répercussions
importantes sur les besoins des assemblées législatives en matière d'infrastructure
et d'information, mais qu'ils n'ont pas suffi, à eux seuls, à pérenniser
les résultats obtenus. Ces études ont conclu qu'une aide technique supplémentaire
est nécessaire pour garantir des réformes démocratiques et une efficacité
législative permanentes. Cette aide devrait prévoir une gamme plus large
d'activités : formation des parlementaires et des employés, conseils d'experts
sur les pratiques et les procédures législatives, réforme des politiques,
couplages avec d'autres programmes et activités de développement, etc.
En plus d'accroître les capacités des institutions législatives, les programmes
de l'USAID sont de plus en plus axés sur l'amélioration du rôle et de l'efficacité
de l'ensemble des intervenants participant au processus législatif. Par
conséquent, le renforcement des institutions législatives consiste souvent
à permettre aux groupes de pression de participer davantage aux travaux
législatifs, à élargir l'accès des citoyens à l'assemblée législative et
à accroître leurs relations avec celle-ci, à améliorer la couverture médiatique
des travaux législatifs, et à donner les moyens voulus aux groupes de réflexion
et aux établissements universitaires pour qu'ils puissent fournir les données
et les analyses approfondies dont on a besoin pour le processus législatif.
Conclusion
Les crédits demandés par l'administration Bush pour la promotion de la
démocratie dépassent 1,5 milliard de dollars pour l'exercice 2008. On prévoit
que les prochaines administrations américaines feront, elles aussi, de
la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance à l'étranger un
élément crucial de leur politique étrangère. Il reste à voir si elles consacreront
autant d'argent à la mise en Suvre de ces politiques.
Notes
1. Renforcer le rôle du Canada dans le soutien international au développement
démocratique, Rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du
développement international, juillet 2007.
2. Deuxième discours inaugural, 20 janvier 2005. Internet :
<http://www.whitehouse.gov/news/releases/2005/01/print/20050120-1.html>.
3. La Maison-Blanche, National Strategy for Combating Terrorism, mise à
jour du 5 septembre 2006. Internet :
<http://www.whitehouse.gov/nsc/nsct/2006/sectionI.html>.
4. Thomas Melia, The Democracy Bureaucracy: The Infrastructure of American
Democracy Promotion, document de travail préparé pour le Working Group
on Global Institutions and Foreign Policy Infrastructure du Princeton Project
on National Security, 2005. Internet :
<http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/democracy_bureaucracy-2.pdf>.
5. At Freedom's Frontiers: A Democracy and Governance Strategic Framework,
USAID, décembre 2005.
6. Conducting a DG Assessment: A Framework for Strategy Development, USAID,
novembre 2000.
7. Voir Steven E. Finkel, Aníbal Pérez-Liñán et Mitchell A. Seligson, Effects
of U.S. Foreign Assistance on Democracy Building: Results of a Cross-National
Quantitative Study, USAID-University of Pittsburgh-Vanderbilt University,
2006. Internet :
<http://www.usaid.gov/...>.
Parmi les nombreuses constatations de cette étude, on mentionne que l'aide
de l'USAID a eu des effets nets et positifs sur le développement démocratique,
selon les principaux indicateurs de la démocratie. Par exemple, une aide
financière de 10 millions de dollars versée à un pays pour soutenir la démocratie
et la gouvernance se traduirait par une hausse d'un quart de point (0,25 unité)
sur l' échelle de 13 points de l'indice de la démocratie de Freedom House
dans une année donnée, soit un changement démocratique presque cinq fois
plus grand que ce à quoi le pays moyen pourrait s'attendre au cours d'une
année donnée.
8. Ibid., « Executive Summary », p. 1 à 3.
9. Voir, par exemple, le Handbook on Legislative Strengthening, USAID, février 2000.
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