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Québec
Commissions parlementaires
Donnant suite à un ordre de l'Assemblée nationale de procéder à une consultation
générale à l'égard du document intitulé Vers une politique gouvernementale
de lutte contre le racisme et la discrimination, la Commission de la culture
a commencé, le 13 septembre 2006, des auditions publiques relativement
à ce mandat. Depuis le début de cette consultation, la Commission a reçu
120 mémoires de personnes et d'organismes intéressés à exprimer leur point
de vue sur la problématique du racisme et de la discrimination ainsi que
plus de 95 réponses au questionnaire en ligne. De ce nombre, les parlementaires
ont entendu, à la suite de 12 journées d'auditions, plus de 90 groupes
et individus. Cette consultation a pour objectif de nourrir les réflexions
du gouvernement du Québec quant à l'élaboration d'une politique de lutte
contre le racisme.
Du 18 au 21 septembre, cinq membres de la Commission de l'éducation se
sont déplacés dans la région du Nord-du-Québec pour visiter les écoles
et les commissions scolaires des communautés inuite (Kuujjuaq), naskapie
(Kawawachikamach), innue (Matimekosh), crie (Chisasibi) et algonquine (Lac-Simon).
Cette mission d'étude s'inscrivait dans le cadre de la réalisation d'un
mandat d'initiative sur la réussite scolaire des Autochtones du Québec,
mandat que la Commission s'était donné au printemps dernier. Les parlementaires
ont ainsi pu rencontrer plusieurs intervenants qui travaillent auprès des
élèves autochtones, et ce, afin de mieux comprendre les facteurs qui influencent
la réussite scolaire dans ces communautés. La Commission de l'éducation
a l'intention de déposer un rapport à l'Assemblée nationale à l'automne.
Les effets des changements climatiques dans le Nord québécois ont été au
cSur des travaux de la Commission des transports et de l'environnement
cet automne. En effet, réalisant son mandat d'initiative sur l'impact du
réchauffement climatique dans le Nord-du-Québec, la Commission a tenu,
le 18 septembre dernier, des consultations particulières sur cette question.
À cette occasion, plusieurs experts provenant du domaine de la climatologie
ont pu exposer aux parlementaires les effets que ce phénomène a sur l'environnement
et sur les communautés vivant dans cette région.
De plus, six membres de la Commission des transports et de l'environnement,
réunis officiellement pour l'occasion en sous-commission, ont effectué
un déplacement au Nunavik du 19 au 22 septembre. Cette mission d'étude
avait notamment pour objectifs de rencontrer les communautés inuites de
Kuujjuaq, Kangiqsujuaq et Salluit et de constater de visu l'impact du réchauffement
climatique dans cette partie septentrionale du Québec. La Commission prévoit
se réunir en séance de travail, au cours de l'automne, afin de rédiger
un rapport qui sera déposé à l'Assemblée nationale.
Les 20 et 21 septembre, la Commission de l'économie et du travail a reçu
le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, afin de
procéder à l'examen du plan stratégique 2006-2010 de la société d'État.
Ce mandat, qui a lieu habituellement tous les deux ans, a été confié à
la Commission à la suite d'un ordre de l'Assemblée nationale, le 14 juin.
Cet exercice de contrôle parlementaire permet aux députés de questionner
les orientations prises par Hydro-Québec dans son plan stratégique.
Pour sa part, la Commission des affaires sociales a tenu, tout au long
des mois de septembre et d'octobre, des auditions publiques afin d'entendre
les dirigeants des agences de la santé et des services sociaux. En effet,
conformément à la Loi sur les services de santé et les services sociaux,
la Commission doit, tous les 3 ans, examiner les rapports annuels de ces
17 agences. La fin des travaux, quant à ce mandat, est prévue pour le 15
novembre.
En ce qui a trait aux mandats législatifs, la Commission des institutions
a terminé l'étude détaillée du projet de loi nº 2, Loi sur le temps légal.
Ce projet de loi a pour but de modifier la période de l'heure avancée afin
que celle-ci débute deux semaines plus tôt au printemps et se termine une
semaine plus tard à l'automne. La Commission des affaires sociales a, quant
à elle, entrepris des consultations particulières sur le projet de loi
nº 30, Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de retraite,
notamment en matière de financement et d'administration, et sur le projet
de loi nº 33, Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services
sociaux et d'autres dispositions législatives. Ce dernier projet de loi
donne suite à l'arrêt Chaoulli, rendu par la Cour suprême du Canada en
juin 2005, sur le rôle et la place du secteur privé dans le système de
santé québécois.
Pour en savoir davantage sur les travaux des commissions parlementaires,
vous êtes invités à visiter le site Internet de l'Assemblée nationale du
Québec à l'adresse : www.assnat.qc.ca.
Yannick Vachon
Secrétariat des commissions
Assemblée
Le 14 août dernier, André Boisclair a été élu député de la circonscription
électorale de Pointe-aux-Trembles, devenant ainsi le nouveau chef de l'opposition
officielle à l'Assemblée nationale. Également à cette date, Marie Malavoy
a été élue députée du Parti Québécois, dans la circonscription de Taillon.
En conséquence, l'Assemblée se compose maintenant comme suit : Parti libéral,
73 députés; Parti Québécois, 46 députés; indépendants, six députés, dont
cinq de l'Action démocratique du Québec.
Jean-Pierre Charbonneau a annoncé lors d'un point de presse qu'il démissionnerait
de son poste de député de la circonscription de Borduas le 15 novembre.
Élu pour la première fois le 15 novembre 1976, M. Charbonneau aura occupé,
au cours de sa longue carrière, de multiples fonctions parlementaires,
dont celles de président de l'Assemblée, de mars 1996 à janvier 2002, de
ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, de janvier
2002 à avril 2003, de ministre responsable des Relations avec les communautés
francophones et acadiennes, de janvier 2002 à avril 2003, de ministre responsable
de la Réforme électorale, de janvier à mars 2002, de ministre responsable
de la Réforme parlementaire, de janvier à mars 2002, et de ministre responsable
de la Réforme des institutions démocratiques, de mars 2002 à avril 2003.
Au cours de l'été, nous avons appris le décès de deux anciens députés du
Parti libéral du Québec, Gaston Lambert, député de Joliette de 1960 à 1962,
et Robert Malouin, député de Drummond de 1973 à 1976.
Relations interparlementaires
À l'occasion de l'assemblée annuelle de l'Eastern Regional Conference du
Council of State Governments (ERC) qui s'est déroulée à Philadelphie en
août dernier, le premier vice-président de l'Assemblée nationale du Québec,
William Cusano, a été élu pour un mandat d'un an, à compter du 1er janvier
2007, à la présidence de cette organisation très respectée au Canada et
aux États-Unis.
L'une des priorités du nouveau président sera de poursuivre les efforts
de l'organisation en vue de convaincre les membres du Congrès des États-Unis
de surseoir à l'application de la loi obligeant l'utilisation du passeport
à la frontière canado-américaine jusqu'à ce qu'une solution plus viable
soit mise de l'avant par les autorités américaines.
La députée de Pontiac, Charlotte L'Écuyer, a été élue en juillet dernier
à la présidence de la région canadienne du Réseau des femmes parlementaires
du Commonwealth. Ce réseau, qui constitue une des instances de l'Association
parlementaire du Commonwealth, s'active à promouvoir la représentation
égalitaire des femmes et des hommes dans les assemblées parlementaires.
Le président de l'Assemblée nationale du Québec et vice-président de l'Assemblée
parlementaire de la Francophonie (APF), Michel Bissonnet, a participé en
septembre à une importante mission en Haïti. La délégation, conduite par
Bernard Patry, président de l'APF et député fédéral, était également composée
de Jacques Legendre, secrétaire général parlementaire de l'APF et sénateur
français, Bruno Bourg-Broc, vice-président de l'APF et député français,
et Antoine Kolawole Idji, membre du bureau de l'APF et président de l'Assemblée
nationale du Bénin.
Cette mission de l'APF a permis à M. Bissonnet de rencontrer les plus hauts
dirigeants de l'État haïtien, dont le président de la République, René
Préval, et le président du Sénat, Joseph Lambert, et de relancer le dialogue
avec plusieurs représentants des partis politiques ainsi que des organismes
internationaux impliqués dans le financement des actions de soutien démocratique
envers Haïti.
Le député de Charlesbourg et président de la Commission de la démocratie
et de la paix de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA), Éric
R. Mercier, a dirigé la troisième mission d'observation électorale de cet
organisme lors du déroulement des élections présidentielle et législatives
tenues le 1er octobre à Brasilia, au Brésil. La délégation était composée
d'un autre député de l'Assemblée nationale, Jacques Côté, député de Dubuc,
de deux députées argentines et d'une députée vénézuélienne et était accompagnée
d'un représentant du Directeur général des élections du Québec.
Invités par le Tribunal électoral supérieur du Brésil, les parlementaires
de la COPA ont procédé, le jour du scrutin, à une observation technique
du déroulement des élections de ce pays qui a été, en 2000, le premier
au monde à tenir un scrutin informatisé sur tout son territoire.
Simulation parlementaire
Cette année, au cours des travaux du septième Parlement des sages tenu
à l'hôtel du Parlement, du 11 au 13 septembre, les participants ont adopté
la Loi favorisant la création et le maintien de comités de milieu de vie
dans les résidences privées avec services pour les personnes âgées ainsi
que la Loi concernant l'Office de l'hébergement des personnes âgées du
Québec. Cet office aurait compétence pour délivrer les permis d'exploitation
de résidence pour personnes âgées afin que ces dernières bénéficient de
soins de santé de qualité, sécuritaires, égalitaires et adaptés à leurs
besoins. En outre, deux ministres du Parlement des sages ont procédé à
des déclarations ministérielles concernant la nutrition et le suicide chez
les aînés.
Programme de stages
Les stagiaires de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant pour l'année 2006-2007
sont Marline Côté et Hugo Genest, tous deux bacheliers en études internationales,
Maude Benoit, bachelière en études politiques appliquées, Simon Larouche,
bachelier en histoire, qui termine actuellement une maîtrise dans la même
discipline, et Jean-Philippe Dallaire, bachelier en droit civil et en common
law. Bénéficiaires d'une bourse individuelle de 15 000 $ pour effectuer
un stage de dix mois à l'Assemblée nationale, ces jeunes diplômés universitaires
acquerront une connaissance à la fois théorique et pratique du travail
des députés, notamment par la rédaction de mémoires et une expérience de
jumelage avec des députés de différentes formations politiques.
Francine Boivin Lamarche
Secrétariat de l'Assemblée nationale
Chambre des communes
La Chambre a repris ses travaux le 18 septembre 2006, à la fin d'un congé
estival assombri par le nombre croissant de morts en Afghanistan et la
terrible fusillade du collège Dawson de Montréal. Les députés ont, par
ailleurs, appris qu'un poste était à pourvoir dans la circonscription électorale
de Repentigny, à la suite du décès du député bloquiste Benoît Sauvageau,
victime d'un accident de la route, et à qui les leaders de part et d'autre
de la Chambre ont rendu hommage. Les députés ont observé des moments de
silence pour M. Sauvageau, pour les victimes de la fusillade du collège
Dawson et pour les quatre soldats canadiens à avoir perdu la vie le plus
récemment en Afghanistan.
Comme il l'a fait depuis le début de la 39e législature, le gouvernement
s'est employé à présenter de grandes mesures législatives, comme le projet
de loi C-24, qui ratifie l'accord sur le bois d'Suvre avec les États-Unis,
et le projet de loi C-27, qui modifie les dispositions du Code criminel
sur les délinquants dangereux et les délinquants à contrôler. Toutefois,
ni l'un ni l'autre ne font partie de la poignée de projets de loi qui ont
effectivement été adoptés par la Chambre des communes jusqu'à maintenant,
exception faite, peut-être, du projet de loi C-2, Loi fédérale sur la responsabilité,
actuellement examinée par le Sénat.
L'opposition a formulé quelques demandes stratégiques de consentement unanime
dans le but de réduire la marge de manSuvre du gouvernement pour certaines
questions délicates. L'adoption, le 20 septembre, d'une motion portant
la présentation d'excuses à Maher Arar en constitue un exemple typique.
L'opposition a, par la suite, rapidement exigé que le gouvernement et le
premier ministre fassent des excuses directes à M. Arar. Le premier ministre
a répondu qu'il était prématuré de présenter de telles excuses, puisqu'elles
pourraient porter atteinte aux négociations en cours relativement aux mesures
d'indemnisation et de réparation.
Plus tard le même jour, la Chambre a joint sa voix au concert de dénonciation
de plus en plus bruyant à l'égard d'un article paru dans le Globe and Mail.
L'auteure, faisant allusion à la fusillade du collège Dawson, passait des
remarques sur le racisme, la discrimination et la marginalisation subis
par les minorités au Québec. La Chambre a donc adopté à l'unanimité une
motion proposée par l'opposition pour que des excuses soient présentées
au peuple du Québec. De part et d'autre, les députés se sont dits « outrés »
par les propos de la journaliste, et le premier ministre, de sa propre
initiative, a écrit au rédacteur en chef du Globe and Mail pour protester.
Le 5 octobre, après avoir rendu sa décision sur une question de privilège,
le président Peter Milliken a décidé d'aborder « la question du décorum
en général ». Soulignant que le désordre dont il avait été témoin à la Chambre
au cours des dernières semaines résulte « en partie de l'usage d'un langage
répréhensible et de déclarations incendiaires », il a déclaré que ce désordre
semble « surtout produit par des interruptions, interjections et autres
débordements, comme les applaudissements et les ovations, bref de gestes
qui ne semblent avoir d'autre but que de rendre inaudibles ceux qui posent
des questions ou qui y répondent ou de leur faire perdre le fil pendant
qu'ils interviennent ». Le président a demandé la collaboration des députés
afin que tous puissent entendre les propos de ceux et celles qui ont la
parole. Si l'on a, de part et d'autre de la Chambre, bien accueilli sa
prière, la période des questions qui a immédiatement suivi n'a été guère
plus ordonnée.
D'autres querelles sont venues exacerber le climat de rancune régnant à
la Chambre, comme celle résultant des allégations selon lesquelles le ministre
des Affaires étrangères aurait fait allusion, le 19 octobre, à un « chien »
en relation avec une députée libérale en vue.
Législation
Le projet de loi C-2, Loi fédérale sur la responsabilité, adopté à la Chambre
le 21 juin et renvoyé au Sénat, est toujours à l'étude à ce jour. Cette
temporisation a donné lieu à des récriminations du côté du gouvernement
ainsi qu'à de nouvelles pressions en vue de réformer le Sénat. Le gouvernement
a fait valoir à ce propos que le projet de loi S-4, Loi modifiant la Loi
constitutionnelle de 1867 (durée du mandat des sénateurs), était entre
les mains du Sénat depuis sa présentation en mai et qu'il avait été ardemment
défendu par le premier ministre devant un comité sénatorial.
Avec l'appui du Bloc Québécois, le gouvernement a réussi à faire adopter,
le 19 septembre, une motion de voies et moyens visant à présenter, au nom
de David Emerson (ministre du Commerce international), un projet de loi
ratifiant l'entente sur le bois d'Suvre entre le Canada et les États-Unis.
Le projet de loi C-24 a été présenté dès le lendemain et a fait l'objet
d'un débat houleux ponctué de tactiques procédurales d'obstruction. Par
exemple, au cours du débat sur la motion portant deuxième lecture, le 25
septembre, un député libéral a proposé un amendement motivé (Que la Chambre
refuse d'adopter le projet de loi), immédiatement suivi d'un sous-amendement
du NPD. Ainsi, le débat s'est tellement prolongé que les députés n'ont
pu se prononcer sur l'amendement avant le lundi 16 octobre. Ils ont fini
par le rejeter à la majorité. Le 18 octobre, le projet de loi a été lu
une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent du commerce international.
Le 17 octobre, Vic Toews, ministre de la Justice, a présenté à la Chambre
le projet de loi C-27. Cette mesure législative vise à donner à tout contrevenant
condamné à trois reprises pour crime avec violence la charge de prouver
qu'il ne mérite pas d'être incarcéré indéfiniment. Les partis d'opposition
ont rapidement protesté avec véhémence. Le 24 octobre, le Comité permanent
de la justice et des droits de la personne a déposé son deuxième rapport,
renvoyant ainsi le projet de loi C-9, Loi modifiant le Code criminel (emprisonnement
avec sursis) à la Chambre avec des amendements qui en diluaient considérablement
les principales dispositions. D'autres mesures législatives aussi rigoureuses,
comme les projets de loi C-10 (infractions mettant en jeu des armes à feu),
C-19 (courses de rue) et C-22 (âge du consentement sexuel), sont toujours
devant la Chambre.
Le 18 octobre, la ministre de l'Environnement a présenté à la Chambre le
projet de loi C-30, Loi canadienne sur la qualité de l'air. Les trois partis
d'opposition l'ont rejeté en le qualifiant d'inapproprié et ont clairement
laissé savoir qu'ils ne comptaient nullement appuyer le gouvernement à
cet égard. Il reste à voir si le gouvernement tentera de faire avancer
le projet de loi ou s'il le laissera simplement figurer au Feuilleton.
Procédure
Le 20 septembre, la Chambre a ordonné à l'unanimité que les articles provisoires
du Règlement adoptés par la Chambre le 18 février 2005 demeurent en vigueur
jusqu'au mardi 21 novembre. Les articles en question touchent à la limitation
du débat, au partage entre deux députés de la période allouée au débat,
à la période d'avis des motions concernant les crédits, à la procédure
relative aux débats sur les motions d'agrément des rapports de comités,
au protocole relatif à la convocation à des réunions de comités, à la participation
à des réunions du Comité de liaison et aux rapports de comités pour lesquels
on demande une réponse globale. Le 17e rapport du Comité permanent de la
procédure et des affaires de la Chambre, présenté à la Chambre le 20 octobre,
recommande que les articles provisoires du Règlement soient rendus permanents.
Le 24 octobre, les députés ont débattu d'une motion d'agrément du rapport
que la whip en chef de l'opposition avait proposée. Le gouvernement s'est
opposé à la motion parce qu'il s'objectait au processus par lequel le rapport
du Comité avait été adopté et parce que l'opposition n'aurait pas tenu
compte de l'entente conclue entre tous les partis au sujet de l'ordre adopté
le 20 septembre. À la suite d'un vote par appel nominal tenu le 25 octobre,
les députés ont rejeté un amendement du gouvernement visant à renvoyer
de nouveau l'affaire au Comité, puis adopté la motion d'agrément principale.
Dans le but apparent de freiner la croissance constante de la taille et
de la portée des questions écrites, le secrétaire parlementaire du leader
du gouvernement à la Chambre (Tom Lukiwski) a fait un rappel au Règlement,
le 20 septembre, pour contester la recevabilité d'une question (Q-90) inscrite
au Feuilleton au nom de Dawn Black (New WestminsterCoquitlam). Le secrétaire
parlementaire a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'une question mais de
47 questions. Il s'est également opposé à certaines parties de la question,
où l'on demandait des renseignements qui, selon lui, ne relèvent pas de
la responsabilité administrative du gouvernement. Le président a rendu
sa décision sur l'affaire le 18 octobre. Il a ordonné que l'on divise la
question en trois questions distinctes et que la période de 45 jours allouée
au gouvernement pour répondre aux nouvelles questions soit rétroactive
à la date où l'on a donné avis pour la première fois de la question initiale.
Il a ensuite ordonné que l'on supprime les sections de la question qui
allaient au-delà de la responsabilité administrative du gouvernement. Il
a formulé sa décision de façon à faire comprendre aux députés que ceux
qui souhaitaient tester les limites de la tolérance quant à la portée et
à la longueur des questions écrites pouvaient s'attendre à un traitement
semblable à l'avenir.
En réponse aux demandes faites par l'opposition le 28 septembre, pour que
le secrétaire parlementaire du premier ministre dépose son « Blackberry »,
étant donné qu'il s'en sert pour lire et faire des citations, le président
a déclaré que, si les députés souhaitaient pousser la question, il la renverrait
au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Le 5
octobre, dans la foulée d'une dispute concernant des remarques inadmissibles
prêtées au président du Conseil du Trésor, Ralph Goodale (lib.) a reçu
le consentement unanime de la Chambre en vue de déposer un lecteur MP3,
afin que le personnel administratif puisse transcrire certains enregistrements
sonores s'y trouvant.
Question de privilège
Le décorum est à la baisse à la Chambre, comme en témoignent les fréquents
rappels au Règlement et les nombreuses questions de privilège, dont la
plupart ont été rejetés, soit sommairement, soit après examen, puisqu'il
y avait matière à débat.
Le 3 octobre, Joe Comartin (WindsorTecumseh) a soulevé une question de
privilège concernant l'élimination du financement de la Commission du droit
du Canada, disant que le gouvernement avait agi unilatéralement et sans
l'approbation du Parlement et alléguant que le gouvernement avait ainsi
porté atteinte non seulement à son propre privilège mais aussi à ceux de
tous les autres députés. Après avoir entendu d'autres députés, le président
a pris en délibéré la question et a présenté sa décision à la Chambre le
19 octobre. Se reportant à une décision rendue par le président Lucien
Lamoureux le 13 septembre 1971, il a déclaré que le président n'a pas le
pouvoir de se prononcer sur des questions de droit. Sur la question du
présumé outrage à l'autorité et à la dignité du Parlement, le président
a déclaré que le Parlement a habituellement recours à ses comités permanents
pour assurer la surveillance de la gestion des fonds publics. Il a donc
terminé en disant qu'il ne pouvait conclure de prime abord qu'il y avait
matière à question de privilège.
Paul Szabo (Mississauga-Sud) a également soulevé une question de privilège
le 5 octobre 2006, concernant un présumé avertissement que lui aurait servi
le secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor, Pierre Poilievre,
selon lequel M. Szabo s'exposait à « des représailles » s'il continuait de
faire des rappels au Règlement pour contester la pertinence des déclarations
du secrétaire parlementaire. M. Szabo a soutenu que cet avertissement violait
son droit de ne pas être menacé ou intimidé dans l'exercice de ses fonctions.
M. Poilievre a présenté des excuses à M. Szabo le 16 octobre. Le président
a signalé qu'il ne soulèverait la question de nouveau que s'il estimait
que d'autres mesures s'imposaient.
M. Szabo a soulevé une autre question de privilège le 19 octobre concernant
des déclarations faites par M. Poilievre, cette fois le lundi 16 octobre,
où celui-ci décrivait les fréquents recours au Règlement de M. Szabo comme
étant « fallacieux ». M. Szabo a accusé le secrétaire parlementaire d'avoir
porté atteinte à sa réputation. Faisant allusion aux excuses que M. Poilievre
avait présentées récemment à M. Szabo, le président a souligné que la déformation
des propos et les renvois inexacts aux actions d'autres députés ne constituent
pas nécessairement des atteintes au privilège. Il a ajouté qu'il semblait
plutôt s'agir d'un désaccord concernant les faits plutôt que d'une question
de privilège, et il a déclaré le sujet clos.
Le même jour, M. Szabo a de nouveau soulevé une question de privilège,
disant que des groupes environnementaux avaient fait circuler un exemplaire
de l'avant-projet de loi C-30 (Loi canadienne sur la qualité de l'air)
lors d'une conférence de presse tenue le vendredi 13 octobre, soit avant
le dépôt du projet de loi à la Chambre. Le secrétaire parlementaire du
leader du gouvernement à la Chambre des communes a demandé d'avoir le temps
d'examiner les documents en cause et de répondre par la suite à la Chambre.
Le président a pris la question en délibéré en attendant que le secrétaire
parlementaire lui revienne et il a présenté sa décision à la Chambre le
1er novembre. Il a alors déclaré que, dans ce cas, le point de procédure
central est le suivant : dès qu'il est donné avis d'un projet de loi, celui-ci
doit demeurer confidentiel jusqu'à son dépôt à la Chambre. En soulignant
que rien ne permet de conclure à la divulgation prématurée d'un document
confidentiel à l'égard duquel la Chambre a priorité, il a donc terminé
en disant qu'il n'y a pas eu atteinte au privilège.
Comités
Les rapports des comités permanents de la Chambre, particulièrement ceux
qui ont fait suite à l'annonce faite par le président du Conseil du Trésor
(le 25 septembre 2006) d'importantes réductions à des dépenses de programmes,
témoignent de l'incapacité du gouvernement minoritaire de contrôler la
production des comités.
Ainsi, le Comité permanent du patrimoine canadien a décidé d'examiner les
répercussions des décisions du gouvernement de réduire les montants prévus
pour le Programme d'aide aux musées et de cesser le financement du Programme
de contestation judiciaire. Dans son septième et son huitième rapport,
présenté tous les deux à la Chambre des communes le 5 octobre, le Comité
a recommandé que le gouvernement continue de financer le Programme d'aide
aux musées au même niveau que durant l'exercice 2005-2006, et que le gouvernement
continue de financer le Programme de contestation judiciaire à la hauteur
de l'exercice 2005-2006. Les deux rapports font actuellement l'objet de
motions d'adoption à la Chambre.
Dans la même veine, le Comité permanent de la santé a recommandé dans son
quatrième rapport, présenté le 19 octobre, que le gouvernement continue
de financer la Stratégie de lutte contre le tabagisme chez les Premières
nations et les Inuits au niveau établi dans l'exercice 2005-2006. Le même
jour, le Comité permanent des ressources humaines, du développement social
et de la condition des personnes handicapées a présenté son septième rapport
dans lequel il recommande que le gouvernement continue de financer intégralement
les six programmes compris dans l'Initiative nationale pour les sans-abri.
Finalement, le Comité permanent des langues officielles a présenté son
troisième rapport le 20 octobre et ajouté ainsi sa voix à d'autres comités
qui ont recommandé que le gouvernement rétablisse et maintienne le financement
du Programme de contestation judiciaire au niveau établi dans l'exercice
2005-2006 et qu'il garantisse la pérennité de ce programme.
Le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, ayant décidé
d'examiner le projet controversé du gouvernement de remplacer le monopole
de la Commission canadienne du blé pour la mise en marché du grain de l'Ouest
par un double système de commercialisation, a commencé à examiner les diverses
propositions le 24 octobre.
À la suite de l'affaire Maher Arar, le Comité permanent de la sécurité
publique et nationale recommande dans son deuxième rapport, présenté à
la Chambre le 23 octobre, que le gouvernement présente des excuses officielles
à M. Arar et à sa famille, qu'il négocie un dédommagement avec M. Arar,
qu'il communique avec les gouvernements américain et syrien afin de leur
faire part de ses vives objections aux mesures qu'ils ont prises et qu'il
mette en Suvre toutes les recommandations de la Commission O'Connor.
Initiatives parlementaires
On a continué de contester des projets de loi d'initiative parlementaire
en raison de l'éventuelle nécessité de la recommandation royale.
Le 20 septembre, dans une décision liée au projet de loi C-257 (Loi modifiant
le Code canadien du travail (travailleurs de remplacement)), le président
a discuté de l'article 2 du projet de loi, qui prévoit l'adjonction de
nouvelles dispositions au Code canadien du travail autorisant le ministre
à désigner des enquêteurs pour vérifier le recours à des travailleurs de
remplacement pendant une grève ou un lockout. Sur la question de savoir
si ces dispositions constitueraient une autorisation de nouvelles dépenses,
il a souligné que les autres articles du Code du travail contenaient déjà
des dispositions visant à donner à des inspecteurs des fonctions similaires,
et il a conclu que le projet de loi C-257, dans sa forme actuelle, pourrait
continuer d'être étudié par la Chambre sans recommandation royale. Il a
ajouté que les mêmes considérations s'appliquaient au projet de loi C-295
(Loi modifiant le Code canadien du travail (travailleurs de remplacement)),
qui, étant de teneur analogue au projet de loi C-257, n'exigerait pas de
recommandation royale. Le président a rappelé à la Chambre les observations
qu'il avait faites le mercredi 31 mai, selon lesquelles il serait heureux
de recueillir les suggestions des députés sur la façon de régler efficacement
la question des recommandations royales.
Dans des décisions du même ordre rendues les 25 et 27 septembre, le président
a estimé que les projets de loi C-292 (Loi portant mise en Suvre de l'Accord
de Kelowna) et C-288 (Loi visant à assurer le respect des engagements du
Canada en matière de changements climatiques, en vertu du Protocole de
Kyoto) continueraient d'être étudiés par la Chambre, sans qu'une recommandation
royale ne soit nécessaire, et que, dans les deux cas, la question pourrait
être mise aux voix à la troisième lecture.
Sans se décourager, le gouvernement a contesté aussi les projets de loi
C-303 (Loi prévoyant les critères et les conditions de l'octroi de fonds
pour les programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants&) (25
septembre), C-284 (Loi modifiant la Loi fédérale sur l'aide financière
aux étudiants) (subventions canadiennes d'accès)) (2 octobre), C-285, (Loi
modifiant la Loi sur la Société canadienne d'hypothèques et de logements
(bénéfices versés aux provinces)) (3 octobre) et C-278 (Loi modifiant la
Loi sur l'assurance emploi (prestations en cas de maladie, blessure ou
mise en quarantaine) (19 octobre), estimant que chacun exigeait une recommandation
royale.
Le 4 octobre, le projet de loi C-288 (Loi visant à assurer le respect des
engagements du Canada en matière de changements climatiques en vertu du
Protocole de Kyoto) a été lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent
de l'environnement et du développement durable. De même, le 18 octobre,
le projet de loi C-292, Loi portant mise en Suvre de l'Accord de Kelowna,
a été lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent des affaires
autochtones et du développement du Grand Nord. Les deux projets de loi
représentent des tentatives visant à obliger le gouvernement à honorer
des engagements pris par son prédécesseur libéral.
Autres questions
Le 18 septembre, le président a invité des députés à se joindre à lui pour
accueillir Kevin Vickers, nouveau sergent d'armes à la Chambre des communes,
dont la nomination a pris effet le 1er
septembre.
Le 20 septembre, Joe Fontana (London-Centre-Nord) a informé la Chambre
qu'il démissionnait de ses fonctions de député. M. Fontana avait annoncé
auparavant son intention de postuler la charge de maire de London. Le président
a informé par la suite la Chambre qu'il avait adressé au directeur général
des élections, en date de ce jour-là, l'ordre officiel d'émettre un bref
d'élection en vue de pourvoir à cette vacance.
Le président de l'Afghanistan, Hamid Karzai, a prononcé un discours à la
Chambre des communes le vendredi 22 septembre, devant des sénateurs et
des députés. Comme il est habituel en de telles occasions, il a été ordonné
que soient imprimées les observations du président de l'Afghanistan sous
forme d'annexe des Débats de la Chambre des communes pour ladite journée.
Le 29 septembre, la Chambre a adopté une motion approuvant la nomination
de Graham Fraser au poste de commissaire aux langues officielles du Canada,
pour un mandat de sept ans.
Le 22 octobre, le premier ministre a annoncé que des élections partielles
auraient lieu le lundi 27 novembre, dans les circonscriptions de London-Centre-Nord
(Ontario) et de Repentigny (Québec).
Un débat exploratoire sur la situation au Soudan a eu lieu le 3 octobre
et il y a eu débat sur des motions d'opposition portant sur les thèmes
suivants : la condition féminine (lib.), le 28 septembre; la mise en Suvre
d'un programme de soutien au revenu pour les travailleurs âgés (Bloc Québécois),
le 5 octobre; la situation économique et financière (lib.), le 19 octobre.
Gary Sokolyk
Greffier à la procédure
Direction des recherches pour les bureaux
Direction du service de la séance
Yukon
La population yukonnaise a élu sa 32e Assemblée législative le 10 octobre
2006. Le Parti du Yukon a obtenu une majorité, en remportant 10 des 18
sièges de l'Assemblée. Le Parti libéral a remporté cinq sièges et le Nouveau
Parti démocratique, les trois autres. C'est la première fois depuis 1989
qu'un parti est élu pour un second mandat consécutif. Voici la liste des
candidats élus par circonscription électorale :
-
Copperbelt Arthur Mitchell (Parti libéral)
-
Klondike Steve Nordick (Parti du Yukon)
-
Kluane Gary McRobb (Parti libéral)
-
Lac Laberge Brad Cathers (Parti du Yukon)
-
Lacs du Sud Patrick Rouble (Parti du Yukon)
-
Mayo-Tatchun Eric Fairclough (Parti libéral)
-
McIntyre-Takhini John Edzerza (NPD)
-
Mount Lorne Steve Cardiff (NPD)
-
Pelly-Nisutlin Marian Horne (Parti du Yukon)
-
Porter Creek Centre Archie Lang (Parti du Yukon)
-
Porter Creek Nord Jim Kenyon (Parti du Yukon)
-
Porter Creek Sud Don Inverarity (Parti libéral)
-
Riverdale Nord Ted Staffen (Parti du Yukon)
-
Riverdale Sud Glenn Hart (Parti du Yukon)
-
Vuntut-Gwitchin Darius Elias (Parti libéral)
-
Watson Lake Dennis Fentie (Parti du Yukon)
-
Whitehorse Centre Todd Hardy (NPD)
-
Whitehorse Ouest Elaine Taylor (Parti du Yukon)
La participation électorale a été plus faible que d'habitude, à 72,5 %.
Depuis les années 1980, elle oscillait entre 77 à 79 %. Le Parti du Yukon
a récolté 40,78 % des voix. Les libéraux en ont obtenu 34,83 % et les néo-démocrates,
23,33 %. Un peu plus d'un pour cent des votes exprimés ont été en faveur
des quatre candidats indépendants.
Les chefs des trois partis MM. Fentie, Mitchell et Hardy ont été réélus.
En fait, la soirée a été favorable aux députés sortants, puisque 14 d'entre
eux sur 16 ont été réélus pour un autre mandat. Les seuls à avoir été défaits
sont Dean Hassard (Parti du Yukon) dans Porter Creek Sud et Lorraine Peter
(NPD) dans Vuntut-Gwitchin. Les quatre nouveaux députés de l'Assemblée
sont M. Nordick, Mme Horne, M. Elias et M. Inverarity. M. Elias est un
député provincial de « seconde génération », sa mère, Norma Kassi, ayant
siégé à l'Assemblée de 1985 à1992.
Durant la campagne électorale, les trois partis ont parlé de la nécessité
d'accroître le nombre de femmes députées. Pourtant, seulement 2 des 17
candidates Mmes Taylor et Horne ont été élues. C'est moins que les
trois femmes élues à la 31e Assemblée législative et que les cinq femmes
élues à la 30e Assemblée.
Nominations au Cabinet et responsabilités des porte-parole
Le premier ministre Fentie a notamment attribué la victoire de son parti
au désir de continuité des électeurs du Yukon. Les nominations au Cabinet
témoignent de cette continuité, qui a été facilitée par le fait que les
six ministres sortants ont été réélus. Chacun d'entre eux a conservé au
moins un des portefeuilles qui relevaient de lui au moment de la dissolution
de la 31e
Assemblée législative. M. Fentie a également nommé deux autres
ministres Mme Horne et M. Rouble ce qui a porté à huit l'effectif total
et fait du Cabinet actuel le plus imposant de l'histoire du Yukon.
Voici la liste des ministres assermentés par la commissaire Geraldine Van
Bibber le 28 octobre avec le nom de leurs portefeuilles respectifs :
-
M. Fentie ministre responsable du Conseil exécutif, des Finances et de
l'Environnement
-
Mme Taylor Tourisme et Culture, Bureau de promotion des intérêts de la
femme
-
Mme Horne Justice
-
M. Lang Énergie, Mines et Ressources, Voirie et Travaux publics, Société
de développement du Yukon, Société d'énergie du Yukon
-
M. Hart Services aux collectivités, Commission de la fonction publique,
Services en français
-
M. Kenyon Développement économique, Société d'habitation du Yukon, Société
des alcools du Yukon
-
M. Cathers Santé et Affaires sociales, Commission de la santé et de la
sécurité au travail du Yukon
-
M. Rouble Éducation
Il faut s'attendre à ce que le premier ministre nomme encore une fois M.
Staffen au poste de président de l'Assemblée et à ce que le seul autre
député à faire partie du caucus ministériel, M. Nordick, soit nommé vice-président
et président du comité plénier.
Le 23 octobre, M. Mitchell a annoncé la composition de son cabinet fantôme.
M. Mitchell sera porte-parole pour les finances et les affaires du Conseil
exécutif et partagera le portefeuille de la Santé et des Affaires sociales
avec M. Fairclough. Ce dernier sera, quant à lui, porte-parole pour les
services aux collectivités, l'éducation, la Commission de la fonction publique
ainsi que la Société de développement et la Société des alcools. M. McRobb
sera responsable des dossiers Énergie, Mines et Ressources, Voirie et Travaux
publics, et Société d'énergie. M. Inverarity a été nommé porte-parole pour
ce qui touche le développement économique, la justice ainsi que la Commission
de la santé et de la sécurité au travail, tandis que les dossiers de l'environnement,
du tourisme et de la culture ainsi que du Bureau de promotion des intérêts
de la femme ont été confiés à M. Elias.
Le 31 octobre, le NPD a annoncé que M. Hardy serait porte-parole pour ce
qui concerne les affaires du Conseil exécutif, Énergie, Mines et Ressources,
les Finances, la Commission de la fonction publique, le Bureau de promotion
des intérêts de la femme ainsi que la Société de développement et la Société
d'énergie. En outre, M. Hardy partagera la responsabilité de l'environnement
ainsi que de la santé et des affaires sociales avec M. Edzerza, qui s'occupera
seul du tourisme et de la culture ainsi que de la Direction de la jeunesse.
MM. Hardy et Cardiff se partageront la responsabilité des dossiers relatifs
au développement économique, alors que M. Cardiff sera porte-parole pour
ce qui touche les services aux collectivités, l'éducation, la voirie et
les travaux publics, la justice, la Commission de la santé et de la sécurité
au travail ainsi que la Société d'habitation et la Société des alcools.
Convocation de l'Assemblée
Le 2 novembre, les leaders à l'Assemblée MM. Cathers, McRobb et Cardiff
ont convenu, au nom de leurs caucus, de siéger douze jours à l'automne,
soit du 23 novembre au 13 décembre. La session d'automne donnera lieu à
la lecture d'un discours du Trône et, selon toute vraisemblance, au dépôt
de lois portant affectation de crédits supplémentaires. De plus, certaines
questions d'ordre administratif l'élection des présidents de séance et
la nomination des comités de l'Assemblée seront abordées.
Le 6 novembre, la commissaire Van Bibber a émis une proclamation pour convoquer
l'Assemblée législative le 23 novembre.
Retraite
Le 31 octobre, Patrick L. Michael, greffier de l'Assemblée et directeur
général des élections, a annoncé son intention de prendre sa retraite le
30 mars 2007. M. Michael a commencé sa carrière au Bureau du Yukon en tant
que greffier adjoint le 14 novembre 1977, avant d'être nommé greffier de
l'Assemblée le 30 octobre 1978. Depuis le 9 décembre 1983, il occupait
également le poste de directeur général des élections. M. Michael prévoit
jouer beaucoup au golf une fois à la retraite.
Les chefs de partis se rencontreront bientôt pour discuter du choix du
successeur de M. Michael, de façon que la transition à l'Assemblée et au
Bureau des élections se fasse sans heurt.
Floyd McCormick
Le greffier adjoint
Sénat
À la reprise des travaux du Parlement à la fin de septembre, après le congé
d'été, le Sénat a essuyé un barrage de critiques pour sa très longue étude
en comité du projet de loi C-2, la Loi fédérale sur la responsabilité.
Comme il s'agissait du premier projet de loi présenté par les conservateurs
après leur élection, son importance pour le nouveau gouvernement minoritaire
ne faisait aucun doute. Nul doute également sur l'intention du Sénat de
procéder à un « second examen objectif » en prenant le temps requis pour
étudier en profondeur et de façon réfléchie cette mesure législative complexe.
Le Comité des affaires juridiques et constitutionnelles a consacré plus
de 100 heures à cette étude, au cours de laquelle il a entendu 158 témoins.
Quand il a fait rapport du projet de loi au Sénat le 26 octobre, le Comité
a proposé d'y apporter 156 amendements. Même si l'examen de ce rapport
constitue actuellement la priorité absolue du Sénat, d'autres comités ont
aussi fait rapport sur une variété de sujets. Comme il y a peu de projets
de loi inscrits au Feuilleton, le Sénat s'est de nouveau concentré sur
les délibérations de ses comités.
Rapports de comités
Le 3 octobre, le Comité des banques et du commerce a déposé son neuvième
rapport, intitulé Comment endiguer l'hémorragie de l'argent illicite : Une
priorité pour le Canada, après avoir procédé à l'examen requis pour la
Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des
activités terroristes. Ce rapport provisoire souligne les secteurs vulnérables
où il y a lieu de mettre à jour la loi actuelle. Le Comité poursuivra l'étude
d'autres questions pertinentes qui n'ont pas été passées en revue lors
de cet examen.
Dans son dixième rapport, intitulé Passeports et cartes PASS, identité
et citoyenneté : Mise en Suvre de l'IVHO et publié le 24 octobre, le même
comité relève les conséquences négatives pour les déplacements transfrontaliers
de la mise en Suvre de l'Initiative relative aux voyages dans l'hémisphère
occidental, et recommande des mesures pour atténuer les impacts économiques.
Le Comité a reçu l'autorisation d'étudier les conséquences économiques
possibles de l'IVHO après l'adoption par le Congrès américain de l'Intelligence
Reform and Terrorism Prevention Act en 2004.
Le Comité mixte d'examen de la réglementation a présenté deux rapports.
Le deuxième rapport de la session, déposé le 3 octobre, contient des renseignements
à propos de la contestation judiciaire de l'utilisation faite du pouvoir
législatif de fixer des droits que le Parlement confère à l'article 11
de la Loi sur la radiodiffusion. Le troisième rapport, remis le 26 octobre,
porte sur l'omission fréquente, par les autorités réglementaires, de déposer
des mesures législatives subordonnées au Parlement, comme l'exigent les
diverses lois fédérales.
Le quatrième rapport du Comité de la sécurité nationale et de la défense,
intitulé Face aux turbulences : De la nécessité d'actualiser l'aide extérieure
et la force militaire du Canada, en réponse aux changements d'envergure
qui surviennent, a été déposé le 4 octobre. Une de ses recommandations
a soulevé toute une controverse : les sénateurs de Terre-Neuve-et-Labrador
se sont opposés au projet de fermeture de la base militaire de Goose Bay,
au Labrador, parce qu'ils étaient d'avis que le Sénat se devait de protéger
les intérêts des régions. Après plusieurs jours de débat auquel ont participé
de nombreux sénateurs, le Sénat a résolu l'affaire en adoptant une motion
proposant de supprimer du rapport toute référence à Goose Bay. Une semaine
plus tard, le rapport a été renvoyé au Comité avec la directive d'y apporter
la modification et de déposer le rapport modifié d'ici le 21 novembre.
Le Comité des langues officielles a publié le compte rendu de sa mission
d'étude réalisée en Nouvelle-Écosse à l'automne 2005. Déposé le 5 octobre,
le deuxième rapport, intitulé Vivre en français en Nouvelle-Écosse : une
réalité à comprendre, un défi à relever, résume les préoccupations exprimées
par les communautés acadienne et francophone, et formule dix recommandations
afin d'assurer le plein épanouissement de ces communautés en Nouvelle-Écosse.
Le 26 octobre, le Comité sénatorial spécial sur la réforme du Sénat a présenté
deux rapports concernant deux réformes précises. Dans son premier rapport,
sur la teneur du projet de loi S-4, qui propose de fixer le mandat des
nouveaux sénateurs à huit ans, le Comité souscrit en principe à l'idée
de limiter le mandat des sénateurs. De plus, ses membres sont arrivés à
la conclusion que le projet de loi pourrait être promulgué par le Parlement
seul, sans devoir obtenir l'assentiment des assemblées législatives d'au
moins sept provinces représentant au moins la moitié de la population de
toutes les provinces pour procéder au changement.
Dans son deuxième rapport, le Comité a adopté la motion visant à accroître
la représentation de l'Ouest au Sénat. De l'avis général, l'appui à cette
motion constitue, pour les assemblées législatives et gouvernements canadiens,
un bon point de départ afin de fournir à l'Ouest une représentation qui
soit meilleure et plus équitable au Sénat.
Le Comité des transports et des communications a examiné les changements
proposés au barème des droits pour des services associés aux appareils
radio et aux appareils de télécommunications fournis par Industrie Canada.
Il en recommande l'adoption dans son cinquième rapport, déposé le 26 octobre.
C'était la première fois qu'on avait recours à cette procédure depuis l'adoption
de la Loi sur les frais d'utilisation.
Dans son troisième rapport, présenté au Sénat le 24 octobre, le Comité
du Règlement, de la procédure et des droits du Parlement a recommandé l'apport
d'une modification au Règlement du Sénat. À la suite de l'adoption du rapport
le 30 octobre, les mots « comité sénatorial des affaires étrangères » ont
été remplacés par « comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce
international ».
Le 4 octobre, le Sénat s'est réuni en comité plénier pour poser des questions
à Graham Fraser au sujet de sa nomination au poste de commissaire aux langues
officielles. Le lendemain, le Sénat a adopté une motion approuvant la nomination
de M. Fraser pour un mandat de sept ans.
Motion
Le Sénat a exprimé son appui à la contribution du Canada à la stabilisation
et à la reconstruction de l'Afghanistan, au cours du débat sur une motion
qu'il a adoptée le 3 octobre.
Plusieurs sénateurs ont pris part au débat sur une motion visant à exhorter
le gouvernement à fournir des soins palliatifs et des soins de fin de vie.
Cette motion, adoptée le 17 octobre, a été proposée par la sénatrice Sharon
Carstairs, qui a été ministre chargée de responsabilités spéciales à l'égard
des soins palliatifs de 2001 à 2003.
Décisions du président
Le 26 septembre dernier, le président Noël Kinsella a rendu une décision
sur un rappel au Règlement soulevé le 22 juin par le sénateur Eymard Corbin,
soit quelques jours à peine avant l'ajournement du Sénat pour le congé
d'été. Ce recours au Règlement a eu lieu après que le sénateur inuit Charlie
Watt a obtenu la permission de faire une déclaration en inuktitut. Après
sa déclaration, le sénateur Corbin a invoqué le Règlement en faisant valoir
que ses droits, en tant que sénateur, avaient été violés parce qu'aucune
traduction n'était disponible dans les deux langues officielles. Dans sa
décision, le président Kinsella fait remarquer les problèmes que pose l'utilisation
d'une troisième langue au service d'interprétation, surtout lorsque le
préavis est insuffisant. Il relève également la difficulté de faire simultanément
la traduction d'une troisième langue en français et en anglais, en raison
de la configuration actuelle de la cabine d'interprétation à la Chambre.
Enfin, le président soulève la question plus vaste de l'utilisation d'autres
langues que le français et l'anglais au Sénat. Pour les sénateurs qui souhaitent
prendre la parole dans une autre langue que le français ou l'anglais, il
recommande qu'une traduction française et anglaise soit fournie au personnel
du Sénat bien avant la séance.
Le 19 octobre, la sénatrice Joan Fraser, leader adjointe de l'opposition,
a invoqué le Règlement pour s'opposer aux avis de question de privilège
donnés par un autre sénateur plus tôt dans la journée. Elle a fait valoir
que ces avis n'étaient pas corrects parce qu'ils ne renfermaient pas suffisamment
d'informations sur l'objet de la question de privilège. Le 26 octobre,
le président a rendu une décision détaillée, dans laquelle il explique
le sens de l'avis selon son interprétation du Règlement du Sénat et d'autres
ouvrages de procédure. Il convient que l'avis doit clairement préciser
l'objet de la question de privilège, et statue que le rappel au Règlement
est fondé. Pour conclure, il fait remarquer que certains articles du Règlement
n'ont pas été harmonisés avec d'autres articles ou ne sont pas faciles
à comprendre. Le président Kinsella propose au Comité du Règlement, de
la procédure et des droits du Parlement d'éliminer les anomalies ou les
incohérences qui subsistent dans le Règlement et d'en profiter aussi pour
clarifier ces diverses dispositions, ce qui réduirait la confusion et les
malentendus.
Durant la période des questions du 19 octobre, le sénateur Lowell Murray
a invoqué le Règlement pour s'opposer à une question posée au sénateur
Michael Fortier, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.
Le sénateur Murray doutait de la pertinence de la question, car elle se
rapportait aux responsabilités politiques du ministre chargé de représenter
la région de Montréal et non à sa charge ministérielle. Le 31 octobre,
le président Kinsella a rendu sa décision. Il a expliqué comment le Sénat
a élaboré ses lignes directrices applicables à la période des questions,
notamment le type de questions qu'il est permis de poser à un ministre
au Sénat. En outre, après consultation des ouvrages de procédure parlementaire,
il est clair pour lui que les questions qui ne se rapportent pas aux responsabilités
ministérielles sont irrecevables. Seules les questions au sénateur Fortier
qui traitent directement de ses responsabilités en tant que ministre des
Travaux publics et des Services gouvernementaux seront autorisées durant
la période des questions.
Événements marquants
Madeleine Plamondon, qui avait été nommée au Sénat en 2003, a pris sa retraite
le 21 septembre. Cette défenseuse des droits des consommateurs, qui a siégé
à titre de sénatrice indépendante, a grandement contribué au bien-être
des femmes et des personnes âgées défavorisées en tant que membre du Comité
des banques et du commerce.
On a également rendu hommage au sénateur Michael Kirby, dont la démission
est entrée en vigueur le 31 octobre. Sénateur pendant 22 ans, M. Kirby
a siégé au Comité des banques et du commerce de 1994 à 1999, et au Comité
des affaires sociales, des sciences et de la technologie de 2000 jusqu'à
sa démission. Sous sa présidence, ce dernier comité a produit des rapports
très applaudis sur des questions relatives à la santé, notamment sur le
système de soins de santé au Canada, la santé mentale, la maladie mentale
et les toxicomanies.
Lorne Bonnell, médecin et ex-sénateur de l'Île-du-Prince- Édouard, est
mort le 9 octobre, à l'âge de 83 ans. Le Dr Bonnell a participé pendant
de nombreuses années à la vie politique provinciale avant d'être nommé
au Sénat en 1971. D'importantes études sur les problèmes des jeunes ont
été réalisées alors qu'il était président du Comité de la santé, du bien-être
et des sciences et du Comité spécial de l'enseignement postsecondaire.
Mary Mussell
Journaux
Manitoba
Après le congé estival, les députés sont retournés à la Chambre pour l'ouverture
de la 5e session de la 38e législature, le 15 novembre 2006. Le lieutenant-gouverneur
John Harvard a alors livré le neuvième discours du Trône du gouvernement
néo-démocrate.
Au cours de l'été, trois députés siégeant à l'Assemblée législative depuis
longtemps ont annoncé qu'ils ne brigueraient plus les suffrages. Le ministre
de la Santé, Tim Sale (NPD Fort Rouge) a d'abord indiqué qu'il ne se
présenterait pas aux prochaines élections, pour ensuite résigner ses fonctions
au Cabinet. Élu pour la première fois en 1995, M. Sale faisait partie du
Cabinet du premier ministre Gary Doer depuis 1999. Les députés de l'opposition
Glen Cummings (PC Sainte-Rose) et Jack Penner (PC Emerson) ont également
annoncé tous deux qu'ils quittaient la vie politique manitobaine. Élus
pour la première fois en 1986 et 1988 respectivement, ils ont fait partie
du Cabinet de l'ancien premier ministre Gary Filmon.
La vacance créée par le départ de M. Sale a déclenché le tout dernier remaniement
ministériel du Cabinet néo-démocrate. Le 21 septembre, le premier ministre
Gary Doer a annoncé un certain nombre de changements dans son cabinet ainsi
qu'une nouvelle nomination. Les voici.
-
Kerri Irvin-Ross (Fort Garry) a fait son entrée au Cabinet à titre de nouvelle
ministre de la Vie saine.
-
Theresa Oswald (Rivière Seine), anciennement ministre de la Vie saine,
est devenue la première femme à diriger le ministère de la Santé au Manitoba.
-
Christine Melnick (Riel) a quitté le ministère des Services à la famille
et du Logement pour celui de la Gestion des ressources hydriques.
-
Jim Rondeau (Assiniboia) est passé du ministère de l'Industrie, du Développement
économique et des Mines à celui des Sciences, de la Technologie, de l'Énergie
et des Mines.
-
Scott Smith (Brandon Ouest) a laissé le ministère des Affaires intergouvernementales
et du Commerce pour prendre la direction du nouveau ministère de la Compétitivité,
de la Formation professionnelle et du Commerce.
-
Ron Lemieux (La Vérendrye), auparavant ministre des Transports et des Services
gouvernementaux, a été nommé à la tête du ministère nouvellement réorganisé
de l'Infrastructure et des Transports.
-
Gord Mackintosh (St. Johns) est passé du ministère de la Justice à celui
des Services à la famille et du Logement.
-
Dave Chomiak (Kildonan) a quitté les fonctions de ministre de l'Énergie,
des Sciences et de la Technologie pour celles de procureur général et ministre
de la Justice. M. Chomiak sera, de plus, leader du gouvernement à l'Assemblée.
- Steve Ashton (Thompson) est passé de la Gestion des ressources hydriques
aux Affaires intergouvernementales.
Plus tôt cette année, le président
George Hickes a créé le Forum des enseignants
et la Législature des jeunes. Ainsi, chaque année, vingt enseignants (de
la 4e à la 12e
année) seront choisis pour participer à un atelier de perfectionnement
professionnel de cinq jours qui aura lieu en avril. Les participants rencontreront
alors des députés à l'Assemblée législative, les leaders à la Chambre et
les hauts fonctionnaires indépendants de l'Assemblée.
La session de la Législature des jeunes aura lieu au Palais législatif
à compter de l'automne 2007. Dans le contexte de cette initiative, le siège
de l'Assemblée accueillera des groupes d'étudiants (de la 4e à la 12e
année
ici également) et d'autres groupes d'intérêts spéciaux qui souhaitent en
savoir plus sur le processus démocratique. Ces sessions didactiques donneront
aux étudiants la chance de rencontrer le député à l'Assemblée législative
de la circonscription où se trouve leur école et la directrice du Forum,
l'ancienne greffière adjointe JoAnn McKerlie-Korol. Ils recevront des cours
pratiques sur la démocratie et reproduiront les étapes de l'étude et de
l'adoption d'un projet de loi. Des dispositions ont été prises pour que
les sessions du programme puissent être présentées sur place dans les écoles
du Manitoba.
Rick Yarish
Greffier adjoint/greffier des comités
Nouveau-Brunswick
La 55e Assemblée législative a été dissoute le 18 août 2006, un peu plus
de trois ans après le début du mandat du gouvernement de Bernard Lord.
À la dissolution, l'Assemblée législative comptait 28 députés progressistes-conservateurs,
26 députés libéraux et un député indépendant.
Les habitants du Nouveau- Brunswick ont élu un nouveau gouvernement le
18 septembre. Les élections provinciales, tenues selon les nouvelles limites
des circonscriptions électorales prévues dans le Rapport final amendé de
la Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales et la
représentation, ont donné la majorité gouvernementale aux libéraux, avec
29 sièges, tandis que les progressistes-conservateurs en ont remporté 26.
Les néo-démocrates, dirigés par leur nouveau chef Allison Brewer, n'ont
pas réussi à faire élire de candidats.
Le scrutin du 18 septembre a donné lieu à l'élection de 11 nouveaux députés,
et le nombre de femmes parlementaires est passé de six à sept.
Le 3 octobre, Shawn Graham, député libéral de Kent et 31e premier ministre
de la province, a été assermenté en compagnie de 17 ministres et d'une
ministre d'État, lors d'une cérémonie tenue dans la Chambre de l'Assemblée.
Le serment de conseiller exécutif et le serment d'allégeance ont été administrés
par le lieutenant-gouverneur, Herménégilde Chiasson.
M. Graham a d'abord été élu à l'Assemblée législative lors d'une élection
partielle tenue le 19 octobre 1998 dans la circonscription de Kent. Il
a été réélu en 1999 et en 2003. Élu chef du Parti libéral le 12 mai 2002,
il est ainsi devenu le plus jeune chef libéral et le plus jeune chef de
l'opposition officielle du pays.
Dans l'après-midi du 3 octobre, les députés de la 56e Assemblée législative
ont prêté serment d'allégeance et signé le registre des députés à l'occasion
d'une cérémonie présidée par le lieutenant-gouverneur dans la Chambre de
l'Assemblée législative.
Stuart Jamieson (libéral, Saint John-Fundy), nouveau ministre du Tourisme
et des Parcs, sera leader parlementaire du gouvernement; Bev Harrison (PC,
Hampton-Kings), ancien président de la Chambre et ministre des Approvisionnements
et des Services, sera leader parlementaire de l'opposition.
Le leader parlementaire du gouvernement a annoncé que la première session
de la 56e
Assemblée législative ouvrirait le 6 février 2007, ce qui donnerait
au nouveau gouvernement le temps de mettre en place le cadre de son « Pacte
pour le changement ».
Le 16 octobre, M. Graham a procédé à la nomination d'Eugene McGinley (libéral,
Grand Lake-Gagetown) et de Roy Boudreau (libéral, CampbelltonRestigouche
Centre) à titre de vice-présidents. Leur nomination doit être officiellement
ratifiée par la Chambre.
Une séance d'orientation générale s'est tenue le 28 septembre à l'intention
des nouveaux députés et d'autres sont prévues d'ici le début de la nouvelle
session. Les élections ont, par ailleurs, entraîné une augmentation du
nombre de demandes de renseignements en matière de procédure et de législation
de la part des nouveaux députés, de leur personnel, des fonctionnaires,
du personnel des cabinets des ministres et du public.
Dans la foulée des activités consécutives à l'élection et à l'installation
du nouveau gouvernement, le personnel de l'Assemblée législative a planifié
et coordonné la visite de parlementaires allemands dans le cadre des Partenariats
entre parlements. La conférence, qui s'est tenue du 8 au 18 octobre, comprenait
des visites aux assemblées législatives de l'Île-du-Prince-Édouard et de
la Nouvelle-Écosse. Quelques députés du Nouveau-Brunswick ont joué le rôle
d'hôtes auprès des parlementaires en visite pendant leur séjour dans les
provinces Maritimes. Les séances de travail se sont axées sur les affaires
intergouvernementales et internationales, le fédéralisme, la réforme de
la bureaucratie, les soins de santé, l'éducation, le développement économique
et les ressources naturelles.
Afin d'améliorer continuellement la sécurité des députés, du personnel
et des visiteurs, toute personne souhaitant se rendre dans l'édifice de
l'Assemblée législative devra bientôt se soumettre à des mesures de détection
électronique avant d'être autorisée à entrer. Le Nouveau- Brunswick emboîte
ainsi le pas à la plupart des autres parlements canadiens en matière de
sécurité.
La réfection partielle du toit de l'édifice de l'Assemblée législative
est presque terminée. La rénovation du dôme, commencée le 1er
août, devrait
s'achever d'ici le 1er
décembre. La structure est beaucoup plus endommagée
qu'on ne l'avait prévu.
Les travaux sont effectués par Heather & Little, en partenariat avec des
entreprises du Nouveau- Brunswick. Cette entreprise a notamment travaillé
à la rénovation de toits et de dômes ornementaux d'édifices historiques,
comme la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, le dôme du Palais législatif du
Manitoba, la Bibliothèque du Congrès Thomas Jefferson, à Washington, l'hôtel
de ville de San Francisco ainsi que la Bibliothèque du Parlement.
La deuxième étape de la réfection du toit commencera en 2007 et couvrira
les mansardes du centre, de l'est et de l'ouest ainsi que la restauration
de la maçonnerie de l'édifice. Le Comité d'administration de l'Assemblée
législative a opté pour le cuivre comme matériel de recouvrement. Le remplacement
des solins et de la toiture de métal ainsi que la restauration de la façade
de maçonnerie étaient deux des principales recommandations de l'évaluation
et du plan directeur pour la restauration, la préservation et l'entretien
de l'édifice de l'Assemblée législative, commandé en 2005.
Loredana Catalli Sonier
Greffière de l'Assemblée législative
Saskatchewan
Gordon Barnhart a prononcé son premier discours du Trône, le 26 octobre,
lors de l'ouverture de la troisième session de la 25e législature. Il est
lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan depuis le 1er août dernier. Son
arrivée à l'édifice de l'Assemblée a marqué, pour lui, un retour aux sources,
puisqu'il a occupé le poste de greffier de l'Assemblée de 1969 à 1989.
Il a, par la suite, occupé durant cinq ans le poste de greffier du Sénat
et des Parlements, avant de devenir, durant cinq autres années, secrétaire
de l'Université de la Saskatchewan. Il a longtemps été membre, puis a occupé
la présidence, du comité de rédaction de la Revue parlementaire canadienne.
Le discours du Trône a défini les quatre pierres angulaires qui délimiteront
l'ordre du jour des travaux du gouvernement. Ces dernières sont :
- faire de la Saskatchewan la place de choix des jeunes personnes où il fait
bon vivre, travailler et bâtir un avenir solide;
- renforcer le leadership de la Saskatchewan en matière d'amélioration des
soins de santé publics, tout en réduisant les délais d'attente et en améliorant
l'accès aux services;
- promouvoir la Saskatchewan comme un chef de file dans le secteur de la
protection de l'environnement et de l'économie verte;
- veiller à ce que les familles de la Saskatchewan bénéficient de notre économie
vigoureuse.
Le chef de l'opposition,
Brad Wall, a jugé que ce discours reflétait la
rhétorique éculée d'un gouvernement néo-démocrate à bout de souffle. Il
a, en particulier, rappelé que l'exode des jeunes hors de la province,
qui se poursuit, constitue la preuve que l'approche adoptée par le gouvernement
s'avère un échec.
L'Assemblée a immédiatement procédé à l'examen de l'Adresse en réponse
au discours du Trône, qui a été proposée par Kim Trew, député de Regina
Coronation Park. Le plus récent député du Parti de la Saskatchewan,
Dustin
Duncan, élu dans Weyburn-Big Muddy, a proposé un amendement à l'Adresse,
qui a été rejeté le 6 novembre. L'Adresse a finalement été adoptée le lendemain.
Une question de privilège a été soulevée en Chambre le 30 octobre. Cette
dernière portait sur l'annonce d'une réduction de la taxe de vente provinciale
par Eldon Lautermilch, ministre des Autoroutes et des Transports, durant
une entrevue radiodiffusée. Cette annonce a précédé l'annonce officielle
qui devait être faite le matin même à l'Assemblée par le ministre des Finances.
Le chef de l'opposition à la Chambre, Rod Gantefoer, était d'avis que cette
annonce anticipée était contraire au principe parlementaire qui veut que
les mesures fiscales soient d'abord annoncées à l'Assemblée et qu'une infraction
à ce principe constituait une atteinte aux privilèges de l'Assemblée. Dans
sa réplique, le chef du gouvernement à la Chambre, Glenn Hagel, a affirmé
que l'entrevue avait fait l'objet d'une entente d'embargo qui, si elle
avait été respectée, aurait dû éviter une telle annonce prématurée.
La décision rendue par le président
Myron Kowalsky a été guidée par une
motion adoptée par l'Assemblée en avril 2005, qui avait, elle-même, été
motivée par l'incapacité dans laquelle s'était retrouvé le Comité des privilèges
de résoudre une autre question de privilège. Cette motion exigeait que
tous les députés et leur personnel puissent avoir accès à toutes les séances
d'information technique ou conférences de presse portant sur des questions
que l'Assemblée devra traiter, avant les médias ou en même temps qu'eux.
Le président a décidé qu'il n'y avait pas matière à question de privilège,
et ce, pour trois raisons. La première était que la motion citée s'appliquait
aux fonctionnaires du gouvernement et des sociétés d'État et qu'il éprouvait
des réticences à l'élargir de façon arbitraire aux députés. La deuxième
était que l'annonce faite par le ministre des Autoroutes ne pouvait être
qualifiée de « séance d'information technique » ou de « conférence de presse »,
puisque sa portée était inconnue, qu'elle ne visait qu'un média et qu'elle
portait sur une question ne relevant pas du portefeuille de ce ministre.
Enfin, troisièmement, le président ne jugeait pas que le travail des députés
ait été gêné, ni que personne ait pu profiter, dans les circonstances,
de cette annonce anticipée.
Il a conclu en soulignant que sa décision était fondée sur des considérations
techniques et que le fait d'accorder une entrevue soumise à embargo pourrait
constituer une infraction à l'esprit de la motion de 2005. Il a donc exhorté
l'Assemblée à résoudre la question par une motion ou par un renvoi au Comité
permanent des privilèges, afin que ce dernier l'examine et formule des
recommandations quant à l'annonce anticipée d'informations, aux moyens
par laquelle elle peut être effectuée et aux sources desquelles elle peut
provenir.
L'actualité des députés
Warren McCall, député de Regina Elphinstone-Centre, est entré au Cabinet
le 15 septembre comme ministre responsable des Services correctionnels
et de la Sécurité publique. Il succède à Kevin Yates, député de Regina
Dewdney, qui a démissionné pour des raisons personnelles.
L'Assemblée a souligné le décès de
Ben Heppner, député de Martensville,
en adoptant une motion de condoléances. M. Heppner avait été élu pour la
première fois en 1995 en tant que député progressiste- conservateur de
Rosthern. Il avait été, en 1997, l'un des membres fondateurs du nouveau
Parti de la Saskatchewan. Il en a été le premier et le seul président de
caucus. Avant d'être élu député à l'Assemblée, M. Heppner avait enseigné
durant 23 ans et occupé les postes de conseiller municipal et de maire
de la ville de Rosthern.
Travaux des comités
Le Comité des services de la Chambre vient d'achever, en octobre dernier,
sa plus récente révision du Règlement et des usages de l'Assemblée. Le
résultat de ces consultations a été présenté dans le septième rapport du
Comité, intitulé Modernization Framework: Proposal for a Parliamentary
Calendar (Cadre de modernisation : proposition de calendrier parlementaire).
L'adoption de ce rapport a eu des répercussions immédiates sur les travaux
des députés, puisque l'Assemblée a officiellement adopté un calendrier
législatif de 65 jours de séance divisés en une session d'automne et une
session de printemps. Ce calendrier instaure également la semaine de quatre
jours de séance, conçue pour permettre aux députés de mieux équilibrer
leurs fonctions législatives avec leurs responsabilités dans leur circonscription.
Le rapport établit également un cadre devant garantir que l'Assemblée achève
l'examen des projets de loi et des budgets de dépenses avant la date fixée
pour la clôture de la session de printemps. Tous les projets de loi présentés
par le gouvernement durant la session d'automne, ainsi que tous les autres
projets de loi déposés par le gouvernement durant la session de printemps
et nécessaires à la mise en Suvre du budget des dépenses, devront désormais
être mis aux voix l'avant-dernier jour de la session de printemps (s'ils
n'ont pas été mis aux voix avant cette date). De même, tous les budgets
dont le débat n'est pas clos seront également mis aux voix l'avant-dernier
jour de la session de printemps.
Le Comité des services de la Chambre a également recommandé qu'un certain
nombre de conditions soient réunies, l'avant-dernier jour de la session,
pour que ces mises aux voix puissent avoir lieu. Ainsi, les budgets de
dépenses devront-ils avoir fait l'objet d'au moins 75 heures de débat,
dont au moins 2 heures de débat par ministère. Les projets de loi, quant
à eux, devront avoir fait l'objet d'au moins 5 heures de débat lorsqu'ils
sont nécessaires à l'adoption du budget, et de 20 heures de débat lorsqu'ils
ont été présentés durant la session d'automne. Pour conclure, les députés
des deux côtés de la Chambre se sont entendus pour interdire, au regard
des projets de loi « désignés », le recours à la clôture pour le gouvernement
ou à la suspension de trois jours pour l'opposition.
Retraite de la greffière
L'un des plus anciens employés de l'Assemblée vient d'annoncer son départ
à la retraite. Gwenn Ronyk, greffière de l'Assemblée, mettra un terme à
32 ans de carrière à la fin décembre. Mme Ronyk est entrée à l'Assemblée
en 1974 au poste de greffière adjointe, pour devenir sous-greffière en
1981. Elle dirige le Bureau de l'Assemblée depuis 1989. Elle a participé
activement à de nombreuses associations professionnelles et a été membre
du comité de rédaction de la Revue parlementaire canadienne pendant 9 ans.
Margaret (Meta) Woods
Greffière adjointe
Ontario
Le 31 octobre 2006, Claude DesRosiers, greffier de l'Assemblée législative
de l'Ontario, a annoncé qu'il prendrait sa retraite à compter du 31 décembre.
Il était greffier depuis 20 ans; ses collègues regretteront beaucoup son
absence.
M. DesRosiers a commencé sa carrière de fonctionnaire à Ottawa comme agent
des appels à la Commission de la fonction publique en 1969, avant de se
joindre à la Chambre des communes en 1970. Il y a été chef de la Dotation,
en 1971-1972; chef adjoint, puis chef de la Direction des journaux, section
française, de 1972 à 1980; greffier principal de la Direction des journaux,
de 1980 à 1983; greffier principal du Bureau pour la Chambre des communes,
de 1983 à 1985; conseiller spécial du Comité spécial sur la réforme de
la Chambre des communes, en 1984-1985, et greffier principal de la Direction
des comités et de la législation privée, en 1985-1986. Il a été nommé greffier
de l'Assemblée législative de l'Ontario le 1er octobre 1986.
En plus de ses fonctions de greffier, M. DesRosiers a occupé le poste de
conseiller parlementaire pour l'Union interparlementaire en Estonie et
en Lettonie (1992), au Cambodge (1993-1994), en Lituanie (1994) et en Haïti
(1995). Il a également été membre du Groupe canadien d'étude des parlements,
président du Comité de rédaction de la Revue parlementaire canadienne jusqu'en
2006; membre de l'Association des greffiers des pays francophones; secrétaire
de la section ontarienne de l'Association parlementaire du Commonwealth;
administrateur du Forum pour jeunes Canadiens ainsi que secrétaire de la
section ontarienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Lors des hommages rendus à M. DesRosiers à la Chambre, on a fait remarquer
qu'avant ses 20 ans comme greffier, son prédécesseur, Rod Lewis, avait
occupé son poste pendant 31 ans. M. Lewis avait lui-même succédé à son
propre père, greffier pendant 28 ans. Cela veut dire qu'au cours des 79
dernières années, l'Assemblée législative de l'Ontario n'a eu que trois
greffiers.
M. DesRosiers a servi les députés et dirigé le personnel de l'Assemblée
législative avec calme et professionnalisme, prodiguant de judicieux conseils
tout en se montrant juste et impartial, conformément aux meilleures traditions
du service parlementaire. L'Assemblée tout entière lui souhaite une bonne
retraite, aussi longue et fructueuse que sa carrière elle-même.
L'Assemblée
Une élection partielle s'est tenue dans la circonscription de ParkdaleHigh
Park le 14 septembre pour combler le poste de Gerard Kennedy, ce dernier
ayant démissionné pour se porter candidat à la direction du Parti libéral
du Canada. C'est Cheri DiNovo, du Nouveau Parti démocratique, qui a remporté
le siège vacant, ce qui porte à neuf le nombre de députés néo-démocrates
à la Chambre.
Joe Cordiano, ministre du Développement économique et du Commerce et député
de York SudWeston, a remis sa démission. À la suite d'un remaniement ministériel,
il a été remplacé par Sandra Pupatello, anciennement ministre de l'Éducation.
Quant à Kathleen Wynne, députée de Don Valley-Ouest et adjointe parlementaire
à l'Éducation, elle a été promue ministre de l'Éducation.
Par ailleurs, Tony Wong, député libéral de Markham, a donné sa démission
afin de se porter candidat aux élections municipales de novembre, et Cam
Jackson, député progressiste-conservateur de Burlington, a démissionné
pour se présenter comme candidat à la mairie de Burlington.
Travaux des comités
La Direction des comités poursuit ses activités avec un calendrier automnal
bien chargé.
Au cours de l'été 2006, le Comité permanent de l'Assemblée législative
s'est réuni pour tenir des audiences publiques sur le projet de loi 52,
Loi modifiant la Loi sur l'éducation concernant l'apprentissage des élèves
jusqu'à l'âge de 18 ans et l'apprentissage équivalent et apportant des
modifications complémentaires au Code de la route.
Le projet de loi 52 modifie la
Loi sur l'éducation pour faire passer l'âge
de la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans. Il modifie également le
Code
de la route pour exiger que toute personne de moins de 18 ans qui souhaite
demander un permis de conduire respecte le nouvel âge de la scolarité obligatoire.
Le Comité a tenu deux jours d'audiences publiques à Whitchurch-Stouffville
et à Hamilton au mois d'août. Il a ensuite convenu de tenir une troisième
journée d'audiences publiques à Toronto, le 26 octobre. Le Comité a terminé
son examen article par article du projet de loi le 2 novembre.
Le Comité permanent des organismes gouvernementaux a pour mandat d'étudier,
d'une part, le fonctionnement des organismes, des conseils et des commissions
dont le lieutenant-gouverneur en conseil nomme tout ou partie des membres
et, d'autre part, des personnes morales dont la Couronne est le principal
actionnaire, en vue de faire rapport de ses observations, de ses opinions
et de ses recommandations à la Chambre. Il est également tenu d'examiner
la nomination projetée de personnes à ces organismes, conseils et commissions.
Le Comité s'était principalement employé à examiner la nomination projetée
de personnes, mais, pour la première fois en dix ans, il s'est entendu
pour examiner trois organismes : la Régie des alcools de l'Ontario, la
Société des loteries et des jeux de l'Ontario ainsi que Hydro One. Des
représentants des trois organismes ont été invités à comparaître devant
le Comité entre le 5 et le 7 septembre. Le Comité rédige actuellement des
rapports pour chacun des organismes, afin qu'il puisse présenter ses observations,
ses opinions et ses recommandations à la Chambre.
Le Comité permanent de la politique sociale s'est réuni pour discuter du
projet de loi 50, Loi concernant la réglementation de la profession de
praticienne ou de praticien en médecine traditionnelle chinoise et apportant
des modifications complémentaires à certaines lois. Il a tenu des audiences
publiques les lundi et mardi 30 et 31 octobre. L'examen article par article
du projet de loi a été fixé au mardi 14 novembre. Le projet de loi traite
de la réglementation de la médecine traditionnelle chinoise et des restrictions
quant à l'emploi des titres de « praticienne ou praticien en médecine traditionnelle
chinoise » et d'« acupunctrice » ou « acupuncteur ».
Le 25 septembre, le Comité permanent des affaires gouvernementales a fait
rapport du projet de loi 51, Loi modifiant la Loi sur l'aménagement du
territoire et la Loi sur les terres protégées et apportant des modifications
connexes à d'autres lois, avec des amendements. Au cours de l'été, le Comité
a tenu trois jours d'audiences publiques et deux jours d'examen article
par article à Toronto, après avoir prévu d'abord se rendre à London, Napanee
et Sudbury. En effet, la demande dans ces endroits n'était pas suffisante
pour justifier le déplacement du Comité, comme le précisait le rapport
du Sous-comité adopté par le Comité principal.
Le 16 octobre, le gouvernement a présenté le projet de loi 148,
Loi modifiant
le Code de la route en ce qui concerne le port de la ceinture de sécurité.
Le projet de loi a été lu une deuxième fois le 17 octobre, puis renvoyé
au Comité permanent des affaires gouvernementales. Le Comité l'a examiné
les 23, 25 et 30 octobre et en a fait rapport à la Chambre, avec des amendements,
le 31 octobre. Le projet de loi 148 a été présenté en réaction à un accident
de la route dans lequel sont décédées, à la suite d'une collision, quatre
des dix personnes qui prenaient place à bord d'une mini-fourgonnette ne
comptant que sept ceintures de sécurité.
Le Comité permanent des règlements et des projets de loi d'intérêt privé
s'est réuni au cours du congé estival pour étudier deux projets de loi
d'intérêt public d'initiative parlementaire le projet de loi 89,
Loi
modifiant la Loi sur les services à l'enfance et à la famille et la Loi
sur les coroners pour mieux protéger les enfants de l'Ontario (M. Jackson),
ainsi que le projet de loi 120, Loi exigeant que le code du bâtiment et
le code de prévention des incendies prévoient des détecteurs d'incendie,
des systèmes d'alerte d'incendie interconnectés et des sorties de secours
incombustibles (M. Prue). Les deux projets de loi ont été amendés et le
Comité en a fait rapport à la Chambre le 25 septembre. Le projet de loi
89 a, par la suite, été lu une troisième fois le 26 septembre, avant de
recevoir la sanction royale le 19 octobre. Le parrain du projet de loi,
M. Jackson, a démissionné de ses fonctions parlementaires le 29 septembre
pour se porter candidat à la mairie de Burlington (Ontario).
Le Comité permanent de la justice s'est réuni trois jours en août à London,
Ottawa et Thunder Bay pour tenir des audiences publiques sur le projet
de loi 107, Loi modifiant le Code des droits de la personne. Ce projet
de loi vise à réviser l'administration et les fonctions de la Commission
ontarienne des droits de la personne, à prévoir que les requêtes portant
sur l'atteinte aux droits reconnus dans la Loi doivent être présentées
directement au Tribunal des droits de la personne de l'Ontario ainsi qu'à
réviser la procédure et les pouvoirs du Tribunal en ce qui concerne les
questions dont il est saisi. Le Comité projette maintenant de tenir d'autres
réunions en novembre et en décembre et compte poursuivre ses audiences
au cours du congé hivernal pour entendre tous les témoins.
Le Comité a également poursuivi son examen du projet de loi 14,
Loi visant
à promouvoir l'accès à la justice en modifiant ou abrogeant diverses lois
et en édictant la Loi de 2006 sur la législation. Ce projet de loi, entre
autres choses, vise à réglementer la profession des parajuristes relevant
du Barreau du Haut-Canada. Le Comité a tenu des audiences publiques à Toronto
au printemps et plus tard en septembre, sur une période de sept jours.
Il s'est ensuite réuni cinq jours pour procéder à l'examen article par
article du projet de loi, qui a ensuite fait l'objet d'un rapport à la
Chambre, avec des amendements. Le projet de loi a été lu pour une troisième
fois et a reçu la sanction royale le 19 octobre.
Le jeudi 12 octobre, le Comité permanent des finances et des affaires économiques
a tenu des audiences publiques sur le projet de loi 65, Loi concernant
les maisons de courtage d'hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les
administrateurs d'hypothèques. L'examen article par article du projet de
loi 65 s'est tenu le jeudi 19 octobre. Le président en a fait rapport le
même jour à la Chambre, avec des amendements, avant qu'on ordonne sa troisième
lecture.
Anne Stokes
Greffière de comité
Île-du-Prince-Édouard
La quatrième session de la 62e
Assemblée générale s'est ouverte le 16 novembre
2006 par le discours du Trône, lu par la lieutenante- gouverneure Barbara
A. Hagerman. Il s'agissait de son premier discours du Trône : elle a, en
effet, été assermentée en juillet 2006 comme 40e
lieutenant-gouverneur
depuis la création de la colonie en
1769 et le
27e depuis la Confédération.
Du 10 au 12 septembre, le Comité permanent des comptes publics de l'Assemblée
législative de l'Île-du- Prince-Édouard a accueilli des délégués des comités
canadiens des comptes publics fédéral, provinciaux et territoriaux.
Plus de 150 législateurs, membres du personnel et partenaires ont assisté
à Charlottetown à la 27e conférence annuelle du Conseil canadien des comités
des comptes publics (CCCCP). À l'instar des années précédentes, la rencontre
s'est tenue parallèlement à la conférence annuelle du Conseil canadien
des vérificateurs législatifs (CCVL).
Les hôtes conjoints de la conférence,
Ron MacKinley, président du Comité
permanent des comptes publics, et Colin Younker, CA, vérificateur général
de la province de l'Île-du-Prince-Édouard, sont d'avis que la conférence
a constitué une excellente occasion de discuter de questions d'intérêt
mutuel en matière de responsabilité financière et de goûter à la légendaire
hospitalité des Prince-Édouardiens. Les séances de travail se sont avérées
enrichissantes et les activités mondaines proposées ont donné aux délégués
la chance de renouer avec d'anciens amis et d'en rencontrer de nouveaux.
L'Île-du-Prince-Édouard se réjouit à d'avance d'accueillir la 24e conférence
canadienne des présidents d'assemblée de la Région canadienne de l'Association
parlementaire du Commonwealth, qui aura lieu du 18 au 21 janvier 2007 à
Charlottetown. On s'emploie à élaborer un ordre du jour varié et intéressant,
ponctué d'activités mondaines qui permettront aux délégués de se divertir
en compagnie de collègues et d'amis.
Lorne Bonnell, MD, CM, est décédé le 9 octobre. Il avait occupé le poste
de député à l'Assemblée législative pendant de longues années avant d'être
nommé au Sénat du Canada. Toutefois, c'est surtout dans ses fonctions de
médecin de famille métier qu'il a exercé pendant quatre décennies que
les Prince- Édouardiens se souviendront de lui. Né à Hopefield, à l'Île-du-
Prince-Édouard, et diplômé de l'Université Dalhousie, le Dr Bonnell a été
élu pour la première fois à l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard
en 1951. Pendant les vingt années suivantes, il a connu une brillante carrière
politique : il a été réélu cinq fois et a occupé les postes de ministre
de la Santé, de ministre du Bien-être, de ministre du Logement et de ministre
du Développement touristique. En 1971, le Dr Bonnell a délaissé la politique
provinciale et a été nommé, en novembre de la même année, au Sénat du Canada.
À ce titre, il a représenté les habitants de l'Île-du-Prince- Édouard pendant
27 ans. Le Dr Bonnell a également été un entrepreneur exemplaire, et monté
diverses entreprises prospères dans la province. Nous nous souviendrons
encore longtemps de son engagement envers la population de l'Île-du- Prince-Édouard.
Marian Johnston
Greffière adjointe et greffière des comités
Colombie-Britannique
Le 5 septembre 2006, le gouvernement a annoncé aux médias que la Chambre
se rassemblerait probablement pour une séance d'une journée cet automne,
plutôt que pour la période habituelle de sept semaines prévue au calendrier
parlementaire. Les députés de l'Assemblée législative ont eu néanmoins
beaucoup de pain sur la planche, les comités n'ayant jamais été aussi occupés.
Sept comités parlementaires s'affairent actuellement à exécuter le mandat
que la Chambre leur a confié, tandis que quatre autres tiennent des consultations
publiques. Les membres des sept comités actifs représentent 46 des 54 simples
députés de l'Assemblée, dont plusieurs siègent à deux comités ou plus.
Comités
Le Bureau du greffier des comités a plus que doublé ses effectifs pour
aider les députés à s'acquitter de leur lourde charge de travail dans les
comités. Il a notamment embauché, de façon temporaire, quatre recherchistes
et cinq adjoints administratifs de plus. Par ailleurs, l'Assemblée législative
de l'Ontario a eu la gentillesse de lui prêter une de ses greffières,
Anne
Stokes.
Quatre comités devraient déposer leurs rapports d'ici la fin novembre :
ne manquez pas le numéro du printemps pour un compte rendu intégral de
leurs activités, nombreuses et parfois novatrices.
Le Comité permanent des finances et des services gouvernementaux a tenu
sa septième consultation prébudgétaire cet automne. Il a de nouveau battu
un record, puisqu'il a reçu plus de 8 300 mémoires, selon quatre méthodes
de consultation : des audiences publiques, tenues à 15 endroits différents
dans la province; le dépôt de mémoires écrits; l'envoi de formulaires électroniques;
un questionnaire envoyé par la poste à la grandeur de la province par le
ministère des Finances. Le Comité déposera son rapport final d'ici le 15
novembre.
Le Comité permanent de la santé achève son enquête sur les meilleures stratégies
visant à promouvoir un style de vie sain, l'activité physique et la saine
alimentation chez les enfants et les jeunes, particulièrement en vue de
freiner la montée de l'obésité juvénile. Le Comité déposera son rapport
d'ici la fin novembre. Il y présentera notamment les messages qu'il a reçus
sur myhealthyspace.ca, son site Web destiné aux jeunes, et dévoilera le
nom des gagnants d'un concours de dessins qu'il a organisé.
Le Comité permanent de l'éducation s'apprête à terminer son évaluation
des meilleures stratégies d'alphabétisation chez les adultes. Il examine
notamment les méthodes employées dans les autres provinces ainsi que des
solutions maison visant à accroître le taux d'alphabétisme chez les Autochtones,
les adultes dont l'anglais est la langue seconde ainsi que les aînés. Le
Comité a terminé la deuxième étape de ses consultations en octobre. Il
s'agissait d'une série d'audiences publiques tenues dans le Grand Victoria
et le Lower Mainland ainsi que dans les régions de la côte nord, de Cariboo
et de Kootenay. Soulignons que le Comité a élaboré une méthode des plus
intéressantes, surtout dans le contexte de l'alphabétisation des adultes,
pour que le public puisse soumettre des mémoires officiels par messagerie
vocale. Le Comité présentera son rapport final d'ici le 30 novembre.
En octobre, le Comité spécial de l'aquaculture durable a commencé sa deuxième
série de consultations publiques, en visitant Bella Bella, Bella Coola,
Sechelt et Smithers. De plus, étant donné le grand nombre de particuliers
et d'organismes qui souhaitaient comparaître devant le Comité au cours
des audiences de l'été et de l'automne, le Comité s'est rendu à Campbell
River, Victoria et Vancouver pour entendre d'autres témoins.
Le Comité, créé en novembre dernier, doit faire rapport à la Chambre, d'ici
mai 2007, sur les impacts environnementaux et économiques de l'industrie
aquicole de la Colombie-Britannique, sur les options durables pouvant équilibrer
les objectifs économiques de l'industrie et les impératifs environnementaux
et, enfin, comparer le régime de réglementation de la Colombie- Britannique
à d'autres qui ont été instaurés ailleurs.
Le Comité spécial chargé de nommer un représentant des enfants et des jeunes,
qui s'est réuni pour la première fois en juillet, continue ses travaux
en vue de recommander la nomination d'un titulaire au poste de représentant
des enfants et des jeunes. Il prévoit être en mesure de formuler une recommandation
à la Chambre d'ici la fin novembre. Même si on a évoqué, plus tôt cet automne,
la possibilité que la Chambre se rassemble pour une journée afin d'entendre
les recommandations du Comité, il se peut également que la motion requise
pour accepter ses recommandations ne soit présentée à la Chambre qu'à la
session printanière.
Le Comité permanent des enfants et des jeunes s'est réuni en octobre pour
commencer l'interprétation de son mandat, unique dans toute la province.
Le représentant des enfants et des jeunes doit faire rapport à ce comité,
une fois l'an au minimum, sur toutes les questions pertinentes, à l'exception
des questions financières. Toutefois, le Comité est également habilité
à renvoyer au représentant, pour fins d'enquête, des cas d'incidents dans
lesquels des enfants ont été tués ou gravement blessés, même lorsque ces
cas dépassent la portée du mandat du représentant. Par ailleurs, le Comité
est chargé de sensibiliser les législateurs et la population de la Colombie-Britannique
au système provincial de bien-être des enfants. Selon le BC Children and
Youth Review (un examen du système de protection des enfants et des jeunes),
les discussions régulières de ce comité, formé de membres de tous les partis,
devront aider les législateurs à mieux comprendre les questions relatives
au bien-être de ce segment de la population, et servir à tenir le public
au courant des problèmes touchant les services à l'enfance et aux familles.
Conférences
Du 12 au 15 octobre, Bill Barisoff, président de l'Assemblée législative
de la Colombie-Britannique, a accueilli à Victoria le 28e
Colloque de la
Région canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth. Sue Hammell,
sous-greffière adjointe, y a assisté à titre de déléguée de la Colombie-Britannique.
Remaniement ministériel
Le 15 août, Gordon Campbell, premier ministre de la province, a annoncé
un remaniement ministériel portant à 24 le nombre total des membres du
Cabinet :
- Tom Christensen est passé du ministère des Relations autochtones et de
la Réconciliation à celui de l'Enfance et de la Famille.
- Stan Hagen est passé du ministère de l'Enfance et de la Famille à celui
du Tourisme, des Sports et des Arts.
- Gordon Hogg est retourné au Cabinet à titre de ministre d'État pour ActNow
BC.
- Olga Illich est passée du ministère du Tourisme, des Sports et des Arts
à celui du Travail et des Services aux citoyens.
- Mike de Jong est passé du ministère du Travail et des Services aux citoyens
à celui des Relations autochtones et de la Réconciliation.
Wynne MacAlpine
Analyste-recherchiste
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