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Mavis Taillieu, députée provinciale
L'identification par radiofréquence est une nouvelle technologie qui pourrait
permettre une collecte sans précédent de renseignements personnels. Celle-ci,
liée à d'autres bases de données de renseignements, dont bon nombre sont
utilisées à l'insu des personnes concernées ou sans leur accord, inquiète
ceux qui croient qu'il faut protéger les renseignements personnels et la
vie privée. Dans ce meilleur des mondes, la technologie progresse à la
vitesse de l'éclair, tandis que notre compréhension de ses utilisations
croît avec la lenteur d'une tortue. Dans le présent article, l'auteure
qu'il est temps que les législateurs se penchent sérieusement sur la technique
d'identification par radiofréquence et ses répercussions pour la société
canadienne.
En 2004, la commissaire à la protection de la vie privée de l'Ontario,
Anne Cavoukian, a publié un rapport mettant en évidence les risques que
fait courir à la vie privée l'identification par radiofréquence (IRF).
Cette méthode d'identification très spécifique repose sur l'utilisation
de dispositifs de stockage de données appelés étiquettes ou transpondeurs
ainsi que de dispositifs de lecture à distance appelés interrogateurs ou
lecteurs. Les étiquettes sont de petits objets. Les plus grandes mesurent
quelques centimètres carrés, tandis que les plus petites ont la taille
d'un grain de poivre. On peut les fixer sur un produit, un animal ou une
personne ou les incorporer dans l'objet ou l'être récepteur. Les étiquettes
IRF contiennent des puces de silicium et une antenne qui leur permettent
de recevoir des interrogations en radiofréquence provenant d'un lecteur
et d'y répondre. En juin 2006, la commissaire a publié, à l'intention des
entreprises utilisant cette technologie, des lignes directrices sur l'identification
par radiofréquence qui reposent sur trois principes fondamentaux : se concentrer
sur les systèmes d'information fondés sur l'identification par radiofréquence,
et non sur les technologies elles-mêmes; intégrer, dès l'étape de la conception,
des caractéristiques de protection de la vie privée et de sécurité; assurer
une participation maximale des particuliers et obtenir leur consentement.
Ce n'est pas la technologie IRF qui a suscité les préoccupations des défenseurs
de la vie privée, mais les possibilités qui s'y rattachent. Les étiquettes
IRF sont uniques et spécifiques et, donc, parfaitement identifiables aux
produits, aux personnes et aux animaux qui les portent. Elles jouent un
rôle analogue à celui des codes à barres, mais sont beaucoup plus sophistiquées.
Contrairement au code à barres qui identifie toutes les canettes de cola
comme contenant ce produit, l'étiquette IRF peut identifier chaque canette
d'une façon unique. La lecture du code à barres se fonde sur l'utilisation
d'un faisceau lumineux, alors que l'étiquette IRF reçoit et émet des ondes
radio à travers les objets qui l'entourent, que ce soit un sac à main,
une poche ou même la carrosserie d'une voiture. Cette technologie est actuellement
utilisée dans la gestion de l'offre pour suivre le mouvement des biens
dans le monde entier et contrôler les stocks. À ce niveau-là, elle ne représente
que peu de dangers, mais l'utilisation d'étiquettes IRF pour des articles
de consommation courante, lorsqu'elles sont liées à des renseignements
personnels, pourrait faciliter la localisation et la surveillance des personnes.
Si chaque objet que vous achetez peut être rattaché à d'autres renseignements,
comme votre carte de crédit ou votre téléphone cellulaire, il sera possible
d'accéder à vos données bancaires et, en définitive, d'établir vos habitudes
d'achat et de dépenses, vos préférences personnelles et le profil de vos
déplacements personnels.
L'IRF est actuellement utilisée dans le monde pour plusieurs applications.
Elle sert au suivi des livres en bibliothèque et en librairie, au contrôle
de l'accès aux bâtiments, au suivi des bagages par les compagnies aériennes,
au suivi des vêtements et des produits pharmaceutiques et aux porte-noms
des employés. Le bétail porte des étiquettes IRF. Certains pays ont commencé
à faire appel à cette technologie pour leurs passeports, mais pas le Canada,
pour l'instant. Dans plusieurs États américains, les détenus d'établissements
correctionnels portent au poignet un bracelet muni d'étiquettes IRF qui
permettent de suivre leurs déplacements. Les postes de péage de l'autoroute
407, au nord de Toronto, font appel à l'IRF pour facturer automatiquement
les comptes des conducteurs qui franchissent le poste, les cartes à étiquettes
IRF pouvant être déchiffrées à distance. Les cartes Nexus que l'on propose
pour assurer la sécurité des passages à la frontière canado-américaine
comportent des étiquettes de ce type. L'Université du Manitoba est en train
d'étudier cette nouvelle technologie.
En octobre 2004, la Food and Drug Administration des États-Unis a approuvé
les premières puces IRF à implanter dans des humains. Ces dispositifs,
fabriqués par la VeriChip Corporation, filiale d'Applied Digital Solutions
Inc., peuvent stocker des renseignements médicaux, des données personnelles
sur les comptes bancaires et les comptes-cartes de crédit, des codes et
des mots de passe ou, de fait, toute information personnelle. En Espagne,
il existe un club sur plage dont les clients se font implanter une puce
dans la main qui contient leur numéro de carte de crédit pour qu'ils n'aient
pas à porter d'argent sur eux. En février de cette année, une compagnie
de surveillance de Cincinnati est devenue la première entreprise américaine
à utiliser des VeriChip implantés dans ses employés pour qu'ils aient accès
à son centre de données. La Direction des produits thérapeutiques de Santé
Canada n'a pas encore approuvé la technologie IRF implantable au Canada,
mais VeriChip a ouvert des bureaux à Vancouver et à Ottawa. Selon Ian Kerr,
titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique, en droit et en
technologie et professeur agrégé de la Faculté de droit de l'Université
d'Ottawa, ces puces sont faciles à copier. Deux questions se posent, à
son avis : « Faut-il réglementer cette technologie? » et « Qui devrait s'en
charger? » La commissaire à la vie privée du Canada, Jennifer Stoddard,
a entrepris une étude de l'utilisation de l'IRF au Canada en 2005 et conclu :
« Il est essentiel de travailler maintenant à mieux informer le grand public
et les intervenants politiques sur le danger que pose la nature envahissante
de l'IRF. » Elle a précisé que la technologie IRF était déjà utilisée à
d'autres fins que la simple localisation de marchandises et qu'elle servait
à établir des liens avec des renseignements personnels et parfois à suivre
le déplacement de personnes.
Nous vivons à une époque de collecte et de partage excessifs des renseignements
personnels. Depuis plusieurs dizaines d'années, la façon dont nous faisons
nos emplettes, menons nos activités bancaires et vaquons à nos occupations
quotidiennes s'est transformée radicalement, ce qui a abouti à une prolifération
sans précédent de dossiers et de données. D'après l'auteur Daniel Solove,
des petits détails qui restaient avant enterrés dans les mémoires ou consignés
sur des petits bouts de papier dont l'écriture s'effaçait avec le temps
sont désormais préservés dans les mémoires numériques des ordinateurs,
dans de vastes bases de données comportant des champs fertiles de données
personnelles.
À l'heure actuelle, trois grands groupes recueillent des renseignements
personnels : les gouvernements, les organismes sans but lucratif et les
entreprises commerciales. La collecte, l'échange, la location et la vente
de renseignements personnels constituent des affaires lucratives. L'Association
canadienne du marketing estime qu'il y a environ 480 000 emplois qui génèrent
51 milliards de dollars de ventes par an et qui touchent à la collecte
d'informations sur les consommateurs, à l'analyse des bases de données
relatives à ceux-ci et au courtage des renseignements personnels.
Les mégabases de données constituent les nouvelles banques dans lesquelles
les renseignements personnels sont la nouvelle devise.
Délibérément ou non, les gens donnent leurs renseignements personnels quand
ils font des achats, s'abonnent à une revue, s'inscrivent à une conférence,
deviennent membres d'un club, obtiennent une carte, font un don, participent
à un concours, répondent à un sondage ou demandent simplement des renseignements.
L'accumulation croissante de renseignements personnels et le regroupement
des bases de données exposent les gens à des abus de la part de ceux qui
ont accès à cette information. L'utilisation de celle-ci n'est limitée
que par la loi et l'éthique.
Au Canada, la Loi sur la protection des renseignements personnels et les
documents électroniques (LPRPDE) régit la collecte, l'utilisation et la
divulgation des renseignements personnels dans le contexte d'activités
commerciales. Cette loi n'est cependant pas très respectée. Philippa Lawson,
directrice générale et avocate générale de la Clinique d'intérêt public
et de politique d'Internet du Canada, a publié une étude qui révèle que
les détaillants, en particulier ceux dont les activités se font en ligne,
ne respectent pas la loi. « Notre étude montre tout à fait clairement qu'il
y a très peu de respect dans le milieu lorsqu'il s'agit du type de choses
dont les consommateurs n'ont pas conscience. Il y a partage et utilisation
de leurs données personnelles en coulisses. Les entreprises ne sont pas
aussi transparentes à ce sujet et ne donnent pas aux consommateurs un choix
réel. »
De plus, on ne devrait pas nous faire croire que cette sécurité est infaillible.
Entre le 15 février 2005 et le 30 juin 2006, il y a eu, aux États-Unis,
222 violations de la sécurité touchant plus de 88 millions de dossiers contenant
des renseignements personnels délicats. La majorité de ces incidents est
attribuable à des pirates informatiques, au vol d'ordinateurs portables
ou à des employés malhonnêtes. L'année dernière, plus de 10 millions d'Américains
ont été victimes d'usurpation d'identité. Deux grandes agences canadiennes
d'évaluation du crédit, Equifax et TransUnion, signalent qu'elles reçoivent,
chaque mois, entre 1 400 et 1 800 plaintes d'usurpation d'identité qui proviennent
surtout de l'Ontario. Equifax a été elle-même victime de violations de
la sécurité au cours desquelles des renseignements ont été volés.
Mary Kirwan, avocate, écrivaine et experte en sécurité des TI, a déclaré
qu'il n'est pas facile de devancer les escrocs virtuels. Les enregistreurs
de frappe sont des mécanismes que peuvent utiliser les parents pour suivre
les habitudes de consultation d'Internet de leurs enfants et les employeurs,
celles de leurs employés. Lorsque ces dispositifs tombent en de mauvaises
mains, ce sont de parfaits outils d'espions, qui permettent à des criminels
de prendre des instantanés d'écran et d'enregistrer les touches utilisées
de manière à saisir des données protégées, comme les mots de passe pour
accéder à un compte bancaire et les numéros d'identification personnels.
Il y a une foule de données personnelles à voler, et le public connaît
très mal les lacunes de la sécurité en ligne.
Le non-respect de la loi et le manque de sécurité accroissent les risques
d'usurpation d'identité, crime qui connaît le plus grand essor au Canada
aujourd'hui.
De façon générale, l'usurpation d'identité désigne toutes les infractions
dans lesquelles une personne obtient et utilise illégalement des renseignements
identifiant une autre personne à des fins frauduleuses ou à d'autres fins
criminelles, notamment pour en tirer un avantage économique. Ces renseignements
peuvent comprendre le nom, la date de naissance, le nom de jeune fille
de la mère, le numéro d'assurance sociale, le numéro d'assurance-santé,
les numéros de carte de crédit et l'information qui figure sur l'acte de
naissance, le passeport ou le permis de conduire. Une fois volés, ils peuvent
servir à ouvrir des comptes, à faire des virements bancaires, à présenter
une demande de prêt ou de crédit ou à acheter des biens et des services,
ou, en fait, à voler une identité.
Les renseignements sont dérobés de différentes sources : dans le courrier,
des membres de la famille, dans les domiciles privés et même dans les sacs
de déchets domestiques. Toutefois, les voleurs deviennent beaucoup plus
expérimentés. Ils utilisent des explorateurs de données, recourent à la
piraterie informatique ou se servent d'ordinateurs ou de portables branchés
sur d'énormes bases de données. Les nouveaux usages des technologies comme
l'IRF pourraient accroître la collecte et l'utilisation malveillante de
données, et l'usurpation d'identité risque d'être plus fréquente et plus
facile.
Les législateurs devraient prendre l'initiative de discuter, d'éduquer
et, peut-être, de légiférer à propos de la protection des renseignements
personnels, compte tenu des progrès des technologies, dont le public n'a
généralement pas conscience. Si les gens consentent en toute connaissance
de cause à communiquer leurs renseignements personnels en sachant qu'ils
serviront aux fins indiquées, qu'ils ne seront pas communiqués et qu'ils
seront protégés, il y a plus de chances qu'ils acceptent de le faire. Avant
d'adopter une nouvelle technologie, il faudrait toujours l'évaluer sous
l'angle du respect de la vie privée, et la participation et le consentement
du public devraient être acquis.
Dans son rapport annuel 2005 qu'elle a remis au Parlement en mai 2006,
Jennifer Stoddard, commissaire à la protection de la vie privée du Canada,
précise deux points : « J'aimerais pouvoir dire que dans le domaine de la
protection de la vie privée au Canada, tout va pour le mieux dans le meilleur
des mondes possible. Malheureusement, ce n'est pas encore le cas. Plus
que jamais, les Canadiennes et les Canadiens s'inquiètent du sort de leur
vie privée et du risque que leurs renseignements personnels soient utilisés
à mauvais escient. Leurs inquiétudes sont le fruit de menaces toujours
plus nombreuses surgissant à l'ère électronique de la circulation massive
et continue de données ».
Lors d'un sondage entrepris par la commissaire à la protection de la vie
privée, les Canadiens ont fait savoir que le respect de la vie privée constitue
l'un des plus importants dossiers dont le pays doit s'occuper. La population
appuie des lois rigoureuses et judicieuses sur le respect de la vie privée
qui visent les secteurs public et privé. Soixante- dix pour cent (70 %)
des personnes sondées se sont dites convaincues que les renseignements
personnels étaient moins bien protégés. Une bonne majorité des personnes
interrogées ont déclaré qu'il n'y avait aucune réelle protection de la
vie privée, parce que les gouvernements peuvent trop facilement suivre
la population grâce aux nouvelles technologies.
Par suite de la multiplication des violations de la sécurité et des pertes
de renseignements personnels aux États-Unis, 23 États ont inscrit dans
leurs lois l'« obligation de notification », qui impose aux entreprises d'avertir
les gens touchés de la compromission possible de leurs renseignements personnels.
Jusqu'à il y a deux ans, la Californie était le seul État américain à avoir
adopté une loi en ce sens. Une douzaine d'États ont emboîté le pas en légiférant
le recours à l'IRF, sous une forme ou une autre. Ces mesures législatives
s'échelonnent entre la création d'un groupe de travail chargé d'étudier
la technologie au Maryland et l'interdiction au gouvernement d'imposer
aux gens l'implantation d'une étiquette IRF dans leur corps au Wisconsin,
dans le Dakota du Sud et au New Hampshire.
Au Canada, d'après la commissaire à la protection de la vie privée du Canada,
les principes de la LPRPDE s'appliquent à l'utilisation de l'IRF et au
couplage des données. Cette loi fait actuellement l'objet d'un examen.
L'une des recommandations à cet égard est d'en renforcer l'exécution.
À ma connaissance, il n'y a pas au Canada de lois concernant exclusivement
l'IRF.
La Colombie-Britannique, l'Alberta, le Québec et l'Ontario (pour les renseignements
médicaux seulement) ont adopté des lois contenant à peu près les mêmes
dispositions que la LPRPDE et sont donc régis par leur propre législation.
Brian Bowman, éminent avocat winnipégois spécialiste des questions de protection
de la vie privée, estime que les lois provinciales devraient précipiter
un meilleur respect des dispositions légales, parce que les entreprises
reconnaîtraient et accepteraient la législation locale.
J'ai moi-même proposé un projet de loi d'initiative parlementaire intitulé
Loi sur la protection des renseignements personnels et la prévention du
vol d'identité, qui a pour objet de mettre en vigueur des dispositions
législatives à peu près semblables au Manitoba. Il comprend une disposition
sur l'obligation de notification qui est, je crois, la première de son
genre au Canada. Le projet de loi a été rejeté par l'actuel gouvernement
néo-démocrate, comme la quasi totalité des projets de loi d'initiative
parlementaire. Je suis persuadée que des dispositions sur l'« obligation
de notification » figureront dans les projets de loi futurs sur la protection
des renseignements personnels et pourraient même être envisagées dans le
cadre de l'examen de la LPRPDE fédérale.
Les renseignements personnels qui vous concernent vous définissent. Il
ne s'agit pas juste de votre nom, de votre adresse, de votre numéro de
téléphone, de votre adresse électronique, de votre numéro d'assurance sociale,
des numéros de vos comptes bancaires, de vos numéros d'identification personnels,
de votre date de naissance, de votre permis de conduire, mais également
de votre appartenance à un groupe ethnique, de votre religion, de votre
orientation sexuelle, de votre affiliation politique et de vos associations
et préférences personnelles ainsi que de vos voyages. Ces renseignements
comprennent également les données biométriques comme les photographies,
les empreintes digitales et palmaires, les empreintes faciales et la lecture
de l'iris ainsi que l'ADN. Chacun doit protéger ses renseignements personnels
et savoir pourquoi il doit le faire, avant de les perdre au nom de la commodité
et de la sécurité. Lorsque nous fournissons nos renseignements personnels,
nous sommes à la merci des progrès technologiques et de tous ceux qui savent
comment en abuser. Lorsque nous abandonnons nos renseignements personnels,
nous abandonnons notre droit à la vie privée.
Les Canadiens perçoivent le droit à la vie privée sous de multiples angles :
le droit d'être laissé en paix, celui de contrôler ce que les autres savent
à leur sujet, celui de s'attendre que l'information personnelle ne soit
recueillie qu'à une fin précise et qu'elle ne soit utilisée que dans ce
seul but. À leur avis, il s'agit là d'une valeur sociale commune.
On peut ne penser à la vie privée qu'après l'avoir perdue. Quand cela se
produit, elle est perdue à jamais.
Sources
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personnels, passages sur la technologie d'identification par radiofréquence
(IRF). Internet : <www.privcom.gc.ca/information/ar/200506/2005_pipeda_f.asp>
RPP 2005-2006 Commissariats à l'information et à la protection de la
vie privée.
Internet : <www.tbs-sct.gc.ca/est-pre/20052006/IPC-CIP/IPC-CIPr5602_f.asp>
Industrie Canada, Identification par radio-fréquence [sic] (RFID) : Au-delà
du mandat des clients.
Internet : <http://strategis.ic.gc.ca/epic/internet/indsib-logi.nsf/fr/h_pj00115f.html>
Compliance with Canadian Data Protection Laws, Are retailers measuring
up?, avril 2006; On the Data Trail: How detailed information about you
gets into the hands of organizations with whom you have no relationship,
avril 2006, Clinique d'intérêt public et de politique d'Internet du Canada,
Faculté de droit, Université d'Ottawa (en anglais seulement)
Tag, You're it: Privacy Implications of Radio frequency Identification
(RFID) Technology; « RFIDs: Homing in on Privacy Information », dans Annual
Report 2004, « La commissaire Cavoukian publie des lignes directrices sur
l'identification par radiofréquence pour assurer la protection de la vie
privée » (communiqué), Guidelines for Using RFID Tags in Ontario Public
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Kirk J. Nahra et John W. Kuzin, « RFID vendors need a privacy strategy »,
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Voir aussi des articles connexes. (en anglais seulement)
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Internet : <www.spychips.com/press-releases/us-employees-verichipped.html>.
Voir aussi des articles connexes. (en anglais seulement)
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« Usurpation d'identité », dans Wikipédia. Internet : <http://fr.wikipedia.org/wiki/Usurpation_d%27identit%C3%A9>
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« Choicepoint », Electronic Privacy Information Center. Internet : <www.epic.org/privacy/choicepoint/>
(en anglais seulement)« A Chronology of Data Breaches », Privacy Rights Clearinghouse.
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