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Chambre des communes
Lorgnant l'ajournement d'été et saisis de textes importants, les députés
avaient les nerfs à fleur de peau dans une chambre surexcitée. Le principal
sujet de discussion parmi les observateurs a, sans conteste, été la convention
en matière de confiance parlementaire. Les derniers mois du printemps 2005
ont donné l'occasion d'examiner de près ce sujet rarement abordé. Deux
situations se sont présentées.
D'abord, soutenant que son but était de faire adopter les lois d'exécution
du budget (C-43 et C-48), le gouvernement a décidé de reporter les jours
de l'opposition. Le leader du gouvernement à la Chambre est allé jusqu'à
supprimer une journée déjà accordée mais à propos de laquelle le débat
n'avait pas encore commencé. Fait rare, la décision a été prise après que
l'opposition officielle eut donné avis d'une motion qui, si elle avait
été adoptée, aurait fixé les autres jours de l'opposition, ce qui, par
convention, est la prérogative du gouvernement.
La suppression de ce jour déjà alloué a permis à l'opposition officielle
de se servir des motions d'adoption des rapports de comité pour mettre
en cause la confiance de la Chambre envers le gouvernement. Ainsi, après
que le leader de l'opposition à la Chambre eut proposé l'adoption du troisième
rapport du Comité permanent des finances sur les consultations prébudgétaires,
le chef de l'opposition a proposé un amendement suggérant que le rapport
ne soit pas adopté sur-le-champ, mais plutôt renvoyé à nouveau au Comité
permanent des finances avec, pour instruction, de le modifier pour recommander
que le gouvernement remette sa démission pour avoir refusé d'accepter certaines
des recommandations essentielles du Comité et de mettre en Suvre certaines
modifications du budget. Le président a statué que l'amendement était recevable
en précisant bien qu'il ne lui appartenait pas de juger sur le fond des
motions; la présidence n'a qu'à déterminer si les règles de procédure ont
été respectées lors de la présentation des motions à la Chambre. L'amendement
a été adopté par 153 voix contre 150.
L'opposition estimait avoir clairement voté la censure, mais le gouvernement
en a jugé autrement. Le premier ministre et le leader du gouvernement à
la Chambre ont déclaré à plusieurs reprises qu'une motion d'adoption d'un
rapport d'un comité n'est qu'une affaire de procédure et ne constitue pas
une motion de censure.
Dans les jours qui ont suivi, des motions d'ajournement de la Chambre ont
été proposées par l'opposition et adoptées par la Chambre. Pour l'opposition,
il s'agissait d'un autre signe évident que le gouvernement avait perdu
la confiance de la Chambre et l'autorité morale de gouverner, et qu'il
devait donc démissionner. Pour la deuxième fois, la convention en matière
de confiance a retenu l'attention.
Par suite du discours du premier ministre à la nation, dans lequel il s'est
engagé à permettre à la Chambre d'exprimer sa confiance dans le gouvernement,
une entente entre tous les partis a rendu possible la tenue des votes nécessaires
pour franchir l'étape de la deuxième lecture des projets de loi C-43 et
C-48. Les votes ont eu lieu le 19 mai. Le gouvernement a survécu à la première
série de votes de censure (le président a dû exprimer la voix prépondérante
voir ci dessous), mais le gouvernement devait, dès lors, s'assurer que
le projet de loi irait en comité et reviendrait à la Chambre pour être
examiné en troisième lecture.
Le 4 juin, le Comité permanent des finances a présenté son 14e rapport
à la Chambre. Portant sur le projet de loi C-48, celui-ci indiquait que
le texte avait été modifié au point d'être vidé de sa substance et ne conservait
que son titre. Le gouvernement a été contraint de proposer des motions
pour rétablir les dispositions supprimées et poursuivre l'examen du texte.
Quand ce fut chose faite et que les projets de loi C-43 et C-48 furent
prêts pour la troisième lecture, le gouvernement s'est rendu compte que,
pour faire adopter ces deux textes budgétaires et celui sur le mariage
de même sexe, il lui faudrait prolonger les séances de la Chambre. Le 9
juin, le leader du gouvernement à la Chambre a donc proposé, conformément
avec le paragraphe 27(1) du Règlement, que, du 13 au 23 juin 2005, les
lundis, mardis, mercredis et jeudis, la Chambre continue de siéger jusqu'à
minuit. Constatant que cela ne serait toujours pas suffisant, le gouvernement
a ensuite donné avis de l'initiative ministérielle no 17, qui prolongerait
la période de séance jusqu'à ce que les projets de loi C-43, C-48 et C-38
soient envoyés au Sénat. Pour garantir que la motion soit adoptée à temps,
comme elle a fini par l'être, le leader du gouvernement à la Chambre a
donné l'avis, puis a immédiatement proposé la clôture du débat.
Le projet de loi C-43 a été adopté sans guère d'opposition. Ce n'est que
grâce à l'attribution du temps et à la clôture, toutefois, que le gouvernement
a réussi à faire adopter les projets de loi C-48 et C-38, ce qui a alors
permis à la Chambre d'ajourner pour l'été le 28 juin.
Modification du Règlement
Beaucoup d'autres tactiques de procédure ont été utilisées ces derniers
mois. Un changement apporté récemment au Règlement prévoit trois heures
de débat sur les motions d'adoption des rapports de comité. Personne ne
soupçonnait que l'opposition trouvreait là les munitions nécessaires pour
paralyser les délibérations de la Chambre. Comme les motions d'adoption
des rapports de comité sont proposées et débattues sous la rubrique « Motions »
pendant les affaires courantes, les députés ont souvent profité de ces
trois heures pour contrecarrer la volonté du gouvernement de passer aux
initiatives ministérielles. C'est ce mécanisme nouveau que l'opposition
a employé pour repousser les limites de la convention relative à la confiance.
Décisions du président Privilège
Le président a dû statuer plusieurs fois sur le privilège et d'autres questions
exigeant son intervention. Voici quelques cas.
-
Le 18 avril, le président a jugé que, relativement à la question soulevée
par Brian Masse (Windsor-Ouest) concernant l'envoi par la poste d'un bulletin
parlementaire (un « 10 % ») à certains de ses électeurs grâce à la franchise
postale de Monte Solberg (Medicine Hat), il y avait bien, de prime abord,
atteinte au privilège. Par la suite, le président a jugé que deux affaires
semblables de franchise postale et d'envois par des députés constituaient,
de prime abord, une atteinte au privilège. La première a été soulevée par
Mark Holland (AjaxPickering) et John Reynolds (West VancouverSunshine
CoastSea to Sky Country) le 3 mai, tandis que la deuxième l'a été par
Mike Chong (WellingtonHalton Hills) le 10 mai. Le 22 juin, le Comité permanent
de la procédure et des affaires de la Chambre a déposé son 44e rapport,
dans lequel il conclut qu'il n'y avait eu atteinte au privilège dans aucun
des cas.
-
Le 3 mai, le président a statué sur une question de privilège soulevée
par Bob Mills (Red Deer), qui accusait le premier ministre d'outrage au
Parlement pour n'avoir pas censément tenu compte d'une motion d'adoption
d'un rapport de comité votée par la Chambre le 6 avril. Le rapport avait
recommandé que soit rejetée la nomination de Glen Murray à la présidence
de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie. Le président
a déclaré que les comités n'ont pas le pouvoir de révoquer une nomination
ou une mise en candidature, que les nominations par décret sont la prérogative
de la Couronne et que le président ne peut forcer le gouvernement à se
plier à la recommandation du comité.
-
Le 4 mai, le président a décidé que la présidence continuerait d'accepter
que des documents soient déposés par des ministres pendant les Questions
orales ou à tout autre moment.
-
Le 6 juin, le président a fait une courte déclaration concernant des questions
dont était saisi le commissaire à l'éthique. Il a déclaré qu'une fois qu'une
demande d'enquête a été faite, les députés devaient laisser l'enquête suivre
son cours sans en discuter plus avant à la Chambre et que le président
allait appliquer les dispositions du Code lors des échanges pendant les
Questions orales.
-
Le 8 juin, le président a statué sur les questions de privilège soulevées
par Don Boudria (Glengarry Prescott Russell) au sujet du blocage des
lignes de télécopieur et de l'enregistrement des noms de domaine Internet
de certains députés par des individus ou des organismes n'ayant pas de
lien avec la Chambre des communes. Il a dit ne pas pouvoir affirmer qu'il
y avait là, de prime abord, matière à question de privilège car même si
les députés ont certes raison de se plaindre, il lui est impossible de
conclure que la situation les a empêchés de quelque façon d'exercer leurs
fonctions parlementaires.
Comités
Les comités n'ont pas été étrangers à la surexcitation à la Chambre. Dans
certains, le clivage entre partis a été très marqué, tandis que, dans d'autres,
les travaux se sont poursuivis normalement.
-
Après avoir été adopté en deuxième lecture, le projet de loi C-38 (mariage
de même sexe) a été renvoyé à un comité législatif sous la présidence de
Marcel Proulx (vice-président des comités pléniers), désigné à ce poste
par le président de la Chambre. Le 30 mai, le président a rendu une décision
concernant la définition de « témoin technique », pour le choix des personnes
à entendre par le Comité. Le président a déclaré qu'il revenait essentiellement
au Comité de définir l'expression.
-
En ce qui concerne l'examen, par les comités, des nominations par décret,
le Comité permanent de l'environnement et du développement durable a recommandé,
le 5 avril, que la Chambre rejette la nomination de M. Murray à la Table
ronde nationale sur l'environnement et l'économie. Le gouvernement a quand
même fini par le nommer. Dans un autre cas, le Comité permanent de l'accès
à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique
a recommandé, dans son 5e rapport, que le mandat du commissaire à l'information
soit prolongé d'un an. Cette fois, le gouvernement a accepté, mais une
prolongation de trois mois seulement.
-
Le 16 juin, le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre
a présenté son 43e rapport. Consacré à la réforme électorale, le rapport
recommande une méthode d'examen du système électoral et des options qui
s'offrent.
Affaires émanant des députés
Les affaires émanant des députés sont celles qui ont été le moins touchées
par la montée de la tension à la Chambre. Le président a continué d'assurer
le bon déroulement des affaires émanant des députés en statuant à plusieurs
occasions sur la nécessité, pour certaines propositions de loi, d'être
accompagnées d'une recommandation royale. Depuis le début du mois de mai,
le président a prononcé cinq décisions de ce genre. Voici quelques autres
faits intéressants concernant les affaires émanant des députés :
- Le 11 mai, l'adoption du 37e rapport du Comité permanent de la procédure
et des affaires de la Chambre, qui a rendu permanents les articles provisoires
du Règlement régissant les affaires émanant des députés.
- Le 23 juin, la Chambre a adopté le 13e rapport du Comité permanent de la
santé, qui demandait une prolongation de 30 jours de séance pour l'étude
du projet de loi C-420, Loi modifiant la Loi sur les aliments et drogues,
en conformité avec l'article 97.1 du Règlement.
Autres affaires
Un débat exploratoire a eu lieu le 7 juin concernant la gestion de l'offre.
En outre, un débat d'urgence a été tenu le 21 juin en raison de l'intérêt
et de l'inquiétude croissants suscités par le projet de détournement des
eaux du lac Devils.
En mai et juin, le président a dû exprimer la voix prépondérante trois
fois. Premièrement, le 4 mai, après la tenue du vote par appel nominal
différé sur la motion en deuxième lecture du projet de loi C-215 [Loi modifiant
le Code criminel (peine consécutive en cas d'usage d'une arme à feu lors
de la perpétration d'une infraction)] au nom de Daryl Kramp
(Prince EdwardHastings).
Face à l'égalité des voix (148), le président a voté pour en indiquant
qu'il se prononçait ainsi en faveur de la poursuite du débat sur le texte,
comme le veut l'usage.
Deuxièmement, le 19 mai, après que le vote sur la motion en deuxième lecture
du projet de loi C-48 (Loi autorisant le ministre des Finances à faire
certains versements) se soit soldé par l'égalité (152), le président a
fait une courte déclaration, affirmant que le vote du président ne repose
pas sur son allégeance politique, mais bien sur la tradition et les usages
parlementaires. Il a donc voté pour la motion, accordant ainsi plus de
temps à la Chambre pour débattre et renvoyer le texte au Comité permanent
des finances et lui permettant de prendre sa propre décision plus tard.
Troisièmement, le 22 juin, à la suite du vote par appel nominal différé
sur la motion M-228 (symbole de la Chambre des communes), les voix étant
à égalité (143), le vice-président, Chuck Strahl, a exprimé la voix prépondérante
par la négative, interdisant toute autre discussion sur la motion, jugeant
qu'il n'appartenait pas au président de décider si la proposition devait
aller de l'avant. Le lendemain, le président a fait une déclaration annonçant
qu'à la suite du vote de la veille, M. Bergeron (VerchèresLes Patriotes),
inscrit parmi les voix contre, a signalé au Bureau qu'il était resté assis
et qu'il n'aurait donc pas dû figurer parmi ceux qui avaient voté. En conséquence,
le président a informé la Chambre que le résultat du vote sur la motion
no 228 serait modifié et que celle-ci serait considérée comme adoptée par
143 voix contre 142.
Députés
Depuis avril, trois députés ont changé de parti, un nouveau député a été
élu lors d'une élection partielle et un autre est décédé.
- Le 13 avril, David Kilgour (EdmontonMill WoodsBeaumont) a quitté le groupe
parlementaire libéral pour siéger comme indépendant.
- Le 16 mai, Belinda Stronach (NewmarketAurora) a rejoint les rangs des
libéraux et a été assermentée comme ministre le 17 mai.
- Todd Norman Russell (Labrador) a été élu lors d'une élection partielle
le 24 mai.
- Le 6 juin, Pat O'Brien (LondonFanshawe) a quitté le groupe parlementaire
libéral pour siéger comme indépendant.
- Chuck Cadman (Surrey-Nord) est décédé le 9 juillet, après un long et courageux
combat contre un cancer de la peau.
Législation
Même si la priorité du gouvernement a été de faire adopter les lois d'exécution
du budget et le projet de loi C-38 [Loi sur le mariage civil (Loi concernant
certaines conditions de fond du mariage civil)], d'autres textes importants
ont été déposés en Chambre.
Signalons, parmi les projets de loi déposés depuis le début mai, :
- le projet de loi C-48, Loi autorisant le ministre des Finances à faire
certains versements;
- le projet de loi C-51, Loi modifiant la Loi sur les juges, la Loi sur les
Cours fédérales et d'autres lois;
- le projet de loi C-56, Loi portant mise en vigueur de l'Accord sur les
revendications territoriales des Inuit du Labrador et de l'Accord sur le
traitement fiscal des Inuit du Labrador;
- le projet de loi C-58, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour
l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31
mars 2006 (Loi de crédits no 2, 2005-2006);
- le projet de loi C-60, Loi modifiant la Loi sur le droit d'auteur.
Chad Mariage
Greffier à la procédure
Direction des recherches pour le Bureau
Service de la séance
Colombie-Britannique
L'Assemblée législative de la Colombie-Britannique est dissoute depuis
que le dépôt des brefs électoraux, le 19 avril, a mis fin à la 37e législature.
La 38e
doit débuter en septembre.
Résultats des élections provinciales
Après un nombre record de dépouillements judiciaires, les résultats des
élections générales provinciales du 17 mai sont maintenant définitifs.
Tel qu'il a été annoncé précédemment, le Parti libéral de la Colombie-Britannique,
fort de 46 sièges, forme le gouvernement. Pour sa part, le Nouveau Parti
démocratique de la province a fait élire 33 députés. Aucun candidat indépendant
ou d'un autre parti n'a remporté de siège à l'Assemblée.
Les libéraux de la Colombie- Britannique ont recueilli 46 p. 100 des suffrages,
ce qui représente une baisse par rapport à 2001 alors qu'ils avaient obtenu
58 p. 100 de la faveur populaire. Les néo-démocrates, quant à eux, ont
fait une remontée, passant de 22 p. 100 du vote populaire, lors des dernières
élections, à 42 p. 100 cette fois-ci. Le Parti vert britanno- colombien
a perdu du terrain, recueillant 9 p. 100 du vote populaire par rapport
à 12 p. 100 en 2001. Les 22 autres partis qui ont présenté des candidats
ont respectivement obtenu moins de 1 p. 100 des suffrages exprimés. Ces
résultats représentent une légère modification par rapport aux élections
de 2001, lors desquelles deux tiers partis de la Colombie- Britannique
le Parti marijuana et le BC Unity Party avaient respectivement récolté
environ trois p. 100 de la faveur populaire.
Au nombre des libéraux élus, 36 étaient députés lors de la précédente législature
et dix sont de nouveaux venus. Le NPD compte maintenant 27 députés, dont
deux siégeaient déjà à la législature précédente et quatre autres siégeaient
à la 36e législature.
En tout, Elections BC a effectué sept dépouillements judiciaires du scrutin.
Les dispositions de la loi électorale permettent aux candidats de demander
un dépouillement judiciaire et en exigent un automatiquement dans les circonscriptions
où l'écart entre les candidats occupant la première et la deuxième place
est inférieur à 1/500 du nombre total de bulletins déposés. Dans Saanich
South, Cariboo North, Skeena et Burnaby Edmonds, les candidats libéraux
qui traînaient de l'arrière ont demandé un dépouillement judiciaire et,
dans Burnaby North, le candidat néo-démocrate arrivé en deuxième place
a également demandé un dépouillement. Dans les circonscriptions de Vancouver-
Burrard et de Cariboo South, les dépouillements ont automatiquement été
effectués car, dans ces deux circonscriptions, l'écart entre la première
et la deuxième place n'était que de 17 et 32 votes respectivement. Tous
les dépouillements judiciaires ont confirmé les résultats initiaux combinés
de la soirée des élections et du compte des bulletins des électeurs absents.
Participation électorale
En cette année d'élections, Elections BC a également lancé sa propre campagne,
cette fois dans le but d'améliorer la participation électorale. Le directeur
général des élections, Harry Neufeld, qui est entré en fonctions en 2002,
a dirigé de nombreux changements visant à accroître la participation électorale
qui, lors des élections provinciales de 2001, avait atteint 55 p. 100,
le taux le plus bas jamais enregistré. Les taux de participation sont à
la baisse partout au Canada, mais la participation électorale aux élections
de 2001 en Colombie-Britannique se situait à l'avant-dernière place en
termes de faiblesse à l'échelle du pays.
Les récentes mesures prises pour améliorer la participation électorale
visent à inscrire davantage d'électeurs. Les modifications apportées en
2004 à la loi électorale de la Colombie- Britannique ont permis à Elections
BC d'utiliser la liste électorale fédérale pour mettre à jour la liste
provinciale. À elle seule, cette mesure a permis d'ajouter quelque 580 000
électeurs. On a également rendu plus facile l'inscription à la liste électorale
en permettant aux citoyens de s'inscrire ou de mettre à jour leurs renseignements
personnels, en ligne, par téléphone, par la poste, au bureau de n'importe
quel agent du gouvernement ou à n'importe quel bureau électoral ouvert
avant les élections. Il était également possible de s'inscrire aux bureaux
de vote, le jour des élections. Elections BC signale que l'inscription
en ligne a été l'option la plus populaire auprès des électeurs.
L'initiative d'inscription et de sensibilisation d'Elections BC ciblait
particulièrement deux groupes qui, traditionnellement, ne votent pas : les
cyniques quant à la valeur de leur vote, principalement des jeunes, et
ceux qui font face à des obstacles comme la langue ou d'autres difficultés
qui les empêchent d'exercer leur droit de vote. Dans le but d'établir le
contact avec les jeunes, Elections BC a embauché un agent de liaison pour
promouvoir l'inscription auprès de ce segment de la population et a ajouté
à son site Web une page de participation le visant. La décision de permettre
l'inscription en ligne était également destinée à attirer les jeunes électeurs.
Pour supprimer les obstacles administratifs au vote, en 2004, on a modifié
la loi électorale et on a ajouté de nouvelles dispositions pour permettre
aux citoyens n'ayant pas de domicile fixe de s'inscrire en donnant l'adresse
d'un refuge, d'une maison d'hébergement ou d'une autre institution similaire.
Elections BC a également publié une liste des refuges, des organismes de
services sociaux et des établissements de soins de longue durée de la province.
En outre, on a embauché des agents de liaison pour faire du réseautage
et pour promouvoir l'inscription et la participation électorale auprès
des Premières nations et des collectivités d'origine chinoise et indienne.
D'autres mesures visant à accroître la participation électorale étaient
axées sur l'amélioration de l'accessibilité au vote. Les électeurs pouvaient
se présenter à n'importe quel bureau de vote, pas uniquement à celui qui
leur avait été désigné. Il était également possible de voter par anticipation,
notamment en cas d'absence.
Chez les jeunes électeurs admissibles, l'inscription s'est accrue de façon
notable, atteignant 90 p. 100 par rapport à 78 p. 100 en 2001. Les taux
de participation électorale ont également légèrement fluctué, puisque plus
de 57 p. 100 des votants admissibles se sont prévalus de leur droit de
vote. À peine plus de 55 p. 100 se sont prononcés lors du référendum sur
la réforme électorale.
Référendum sur la réforme électorale
Les résultats du référendum sur la réforme électorale, également arrêtés
définitivement, révèlent que 57,69 p. 100 des électeurs ont répondu oui
à la question référendaire et que plus de la moitié des électeurs dans
77 circonscriptions sur 79 ont approuvé l'adoption d'un mode de scrutin
à vote unique transférable, aussi désigné VUT. L'appui au VUT a été plus
fort que ne l'avaient prévu nombre d'observateurs, mais les chiffres n'ont
cependant pas atteint le seuil exigé par la loi sur le référendum concernant
la réforme électorale. En vertu de cette loi, la proposition référendaire
ne peut être acceptée que moyennant l'approbation d'au moins 60 p. 100
des électeurs qui se prononcent à l'échelle de la province et d'au moins
50 p. 100 des suffrages exprimés dans au moins 48 des 79 circonscriptions
électorales.
Comme les résultats du référendum traduisent un fort appui à l'égard de
la réforme électorale, le premier ministre Gordon Campbell et la chef de
l'opposition officielle, Carole James, se sont dits intéressés à continuer
d'examiner d'autres modes de scrutin possibles pour la province.
Nominations au Cabinet et aux caucus
Annoncé en juin, le nouveau cabinet libéral, constitué de 23 membres, compte
17 ministres réélus, quelques députés réélus et quelques nouveaux députés.
Le député réélu Bill Bennett fait son entrée au Cabinet à titre de ministre
d'État aux mines. Le député Barry Penner, réélu trois fois et précédemment
secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à l'Assemblée, a également
fait son entrée au Cabinet à titre de ministre de l'Environnement et ministre
responsable de la gestion de l'eau et des collectivités durables. L'ancien
président de l'Assemblée, Claude Richmond, est désormais ministre de l'Emploi
et du Soutien du revenu. Wally Oppal , nouveau député et ancien juge de
la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, a été nommé procureur général.
Pour sa part, la nouvelle députée Carole Taylor est devenue ministre des
Finances. Olga Ilich, également élue pour la première fois, a été nommée
ministre du Tourisme, des Sports et des Arts.
Par ailleurs, trois postes de secrétaires parlementaires ont été créés.
Le député réélu Richard Lee est maintenant secrétaire parlementaire responsable
de l'initiative Asie-Pacifique auprès du ministre du Développement économique.
Dave Hayer en est également à son second mandat, cette fois à titre de
secrétaire parlementaire au multiculturalisme et à l'immigration auprès
du ministre responsable du Multiculturalisme. La députée réélue
Val Roddick
devient secrétaire parlementaire chargée de la planification agricole auprès
du ministre de l'Agriculture et des Terres.
Shirley Bond a été renommée vice-première ministre et
Mike De Jong agira
à titre de leader du gouvernement à l'Assemblée. Gordon Hogg (Surrey-White
Rock) a été réélu par le caucus à titre de président du caucus du gouvernement.
Pour la première fois, le député réélu Randy Hawes assumera les fonctions
de whip du gouvernement et le député réélu Dennis MacKay, celles de whip
adjoint.
Plus tard en juin, la chef de l'opposition, Mme James, a annoncé que tous
les députés du caucus de l'opposition avaient été nommés à des postes stratégiques.
Outre ceux qui ont été affectés à un poste au cabinet fantôme, des porte-parole
ont été nommés dans les secteurs que l'opposition considère comme prioritaires,
en l'occurrence les soins aux aînés, la santé mentale, le logement, les
pêches et l'aquaculture, les sociétés d'État, les traversiers et les ports,
et les droits de la personne.
L'opposition officielle a désigné l'ancien ministre néo-démocrate
Mike
Farnworth comme leader de l'opposition à l'Assemblée et la députée réélue
Jenny Kwan comme présidente du caucus de l'opposition. La nouvelle députée
Katrine Conroy a été nommée whip du caucus de l'opposition.
Wynne MacAlpine
Attaché de recherche
Bureau du greffier des comités
Nouvelle-Écosse
La session du printemps de la Chambre d'Assemblée de la Nouvelle-Écosse
a commencé le 18 avril 2005 et a pris fin le 19 mai suivant.
Le Parti libéral provincial avait tenu un congrès à la direction en octobre
2004 pour remplacer Danny Graham, qui avait abandonné sa direction en raison
de la grave maladie de sa femme. Il avait élu Francis MacKenzie à sa tête.
M. MacKenzie avait défait Ritchie Mann, qui avait dirigé plusieurs portefeuilles
et avait été leader du gouvernement dans l'équipe du premier ministre Savage.
Actuellement, M. MacKenzie ne siège pas à l'Assemblée générale.
Le 31 décembre 2004, John Chataway, député de Chester-St. Margarets, est
décédé soudainement, et une élection partielle a eu lieu le 21 juin 2005
pour pourvoir son siège. Judy Streach a remporté celui-ci pour les progressistes-conservateurs.
Juste avant le début de la session du printemps,
Russell MacKinnon, député
de Cape Breton West, a annoncé qu'il quittait le caucus libéral pour siéger
comme indépendant.
À l'ouverture de la session du printemps, le gouvernement était toujours
minoritaire, les partis se partageant les sièges de la façon suivante :
24 progressistes-conservateurs, 15 néo-démocrates, 11 libéraux, 1 indépendant
et 1 siège vacant.
La session a été très brève et sans controverse.
Le NPD a présenté, en comité plénier examinant les finances, une motion
proposant de réduire le salaire du ministre des Services communautaires
à 1 $. Le gouvernement a annoncé qu'il voyait dans cette motion un manque
de confiance, mais la motion a été retirée.
L'épreuve la plus déterminante que le gouvernement ait eu à surmonter au
cours de la session a été le vote sur le budget, lequel a été adopté par
39 voix favorables à la motion de deuxième lecture de la loi portant affection
de crédits (Appropriations Act) contre 11 voix défavorables; le NPD et
le député indépendant ont appuyé la motion et les libéraux s'y sont opposés.
Trente-trois projets de loi ont été adoptés au cours de la session, dont
32 d'intérêt public et un d'intérêt privé. Cinq des projets de loi d'intérêt
public qui ont été adoptés avaient été présentés par des députés de l'opposition.
Parmi eux, deux l'avaient été par des députés du NPD, deux autres, par
des députés libéraux, et un, par le député indépendant. Ils ont toutefois
été mis à l'étude par le gouvernement, qui les a tous appuyés, mais moyennant
des amendements dans quelques cas.
Art Fordham
Greffier adjoint
Québec
Le 16 juin dernier, l'Assemblée a ajourné ses travaux parlementaires au
mardi 18 octobre 2005. Au cours de la période des travaux parlementaires
du printemps, l'Assemblée a adopté la politique budgétaire du gouvernement
ainsi que 31 projets de loi publics et 7 projets de loi d'intérêt privé.
Parmi les pièces législatives adoptées soulignons :
- le projet de loi n° 38, Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être,
qui prévoit la nomination par le gouvernement d'un commissaire à la santé
et au bien-être;
- le projet de loi n° 57, Loi sur l'aide aux personnes et aux familles, qui
vise notamment à mettre en Suvre des mesures, des programmes et des services
afin de favoriser l'autonomie économique et sociale des personnes et des
familles et à encourager les personnes à exercer des activités permettant
leur insertion sociale, leur intégration en emploi et leur participation
sociale;
- le projet de loi n° 95, Loi modifiant diverses dispositions législatives
de nature confessionnelle dans le domaine de l'éducation, qui vient entre
autres supprimer, à compter du 1er juillet 2008, l'ensemble des dispositions
de nature confessionnelle contenues dans la Loi sur l'instruction publique;
- le projet de loi n° 112, Loi modifiant la Loi sur le tabac et d'autres
dispositions législatives, qui vise à étendre de façon importante l'interdiction
de fumer à certains lieux non visés par la Loi sur le tabac et qui entrera
en vigueur le 31 mai 2006.
Composition
Lors du Congrès national du Parti Québécois, le chef de l'opposition officielle
à l'Assemblée nationale, Bernard Landry, a obtenu la confiance de 76,2
p. 100 des délégués. Jugeant cet appui insatisfaisant pour rester en poste,
M. Landry a alors annoncé sa démission comme chef du Parti Québécois et
comme député de Verchères à compter du 6 juin. Louise Harel, députée d'Hochelaga-
Maisonneuve, a alors été désignée au poste de chef parlementaire de l'opposition
officielle à compter de cette date.
L'Assemblée se compose actuellement ainsi : Parti libéral, 72 députés ;
Parti québécois, 45 députés ; indépendants, 6 députés, dont 5 de l'Action
démocratique ; 2 sièges vacants.
Le 26 mai, Yves Séguin a annoncé sa démission à titre de député d'Outremont.
Décisions et directives de la présidence
Le 10 juin, Stéphane Bédard, leader adjoint de l'opposition officielle,
a demandé la tenue d'un débat d'urgence sur la décision de la Cour suprême
du Canada qui a conclu que les articles des lois québécoises interdisant
les assurances privées en matière de santé vont à l'encontre des dispositions
de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
Le président a jugé cette demande recevable, et ce, pour les motifs suivants.
La demande portait sur un sujet précis, d'une importance particulière et
qui relevait de la compétence de l'Assemblée. Bien qu'en période de travaux
intensifs, la priorité doit être donnée aux affaires législatives du gouvernement,
il n'y avait pas d'occasion prochaine pour en discuter, puisque toutes
les autres procédures qui auraient permis un tel débat étaient inapplicables
en cette période.
Relations interparlementaires
Les 20 et 21 avril, l'Assemblée a accueilli les membres de la Commission
de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles de l'Assemblée
parlementaire de la Francophonie. Ils ont notamment discuté de la lutte
contre le sida et de la diversité culturelle. À l'occasion de cette visite,
le président de l'Assemblée nationale du Québec, Michel Bissonnet, s'est
vu décerner le grade de Grand-Croix, la plus haute distinction de l'Ordre
de la Pléiade, et le secrétaire général de l'Assemblée,
François Côté,
celui d'Officier.
À la fin juin, M. Bissonnet a dirigé une délégation de parlementaires québécois
en mission auprès du Sénat de la République française. Dans le cadre de
cette mission, les députés québécois et les sénateurs français se sont
penchés sur l'évolution de la France à l'intérieur de l'Union européenne,
notamment lors d'un débat organisé par l'organisme Nouvelle République
ayant pour thème « Un mois après le référendum : quelles leçons pour la France
et pour l'Europe? ». En outre, les parlementaires ont rencontré une série
d'experts français en sécurité intérieure pour discuter de l'impact des
événements du 11 septembre 2001 sur les mesures de sécurité. Ils ont également
procédé au lancement du site Internet « france-quebec.org », lieu d'échanges
et d'information consacré aux relations interparlementaires entre les sénateurs
français et les députés québécois.
Activités éducatives
Plus de 250 jeunes des niveaux secondaire et collégial ont mesuré leur
savoir sur l'évolution de la démocratie dans le monde et plus particulièrement
des institutions parlementaires du Québec à l'occasion de la 13e édition
du Tournoi jeunes démocrates qui s'est déroulée du 15 au 17 avril.
Le 13 mai dernier, 125 élèves de la 6e année du primaire ont participé
à la 9e législature du Parlement écolier. Les députés-écoliers ont étudié
trois projets de loi collés à leurs préoccupations : la Loi ayant pour objet
d'instaurer un programme « sport-études » dans toutes les écoles primaires
pour les élèves du deuxième et troisième cycles, la Loi obligeant les écoles
primaires à instaurer le port du costume obligatoire pour tous les élèves
du primaire et la Loi obligeant les écoles primaires publiques à aménager
des cours d'école naturalisées. Le président de l'Assemblée nationale a
déposé ces textes de loi à la séance du 2 juin, soulignant l'adoption,
par les députés-écoliers, du projet de loi instaurant un programme « sport-études »
dans les écoles primaires.
Autres activités
« Le roi le veut. » C'est en ces termes que le lieutenant-gouverneur du Québec
a sanctionné, le 25 avril 1940, le projet de loi accordant le droit de vote
aux femmes. À l'occasion du 65e anniversaire de la reconnaissance du droit
de vote et de l'éligibilité des femmes, d'anciennes députées et des députées
de la 37e
législature ont été honorées lors d'une cérémonie commémorative
le 19 avril dernier.
Une cérémonie a eu lieu le 24 mai pour souligner la fin de la reconstitution
des débats antérieurs à 1963. Amorcé en 1973, ce projet de la Bibliothèque
de l'Assemblée nationale a conduit jusqu'ici à la publication de 62 sessions
et à la mise en ligne de 21 autres.
Du 14 juin au 26 août, la Bibliothèque de l'Assemblée nationale a présenté
l'exposition Les parlementaires à travers le miroir de la caricature. Les
visiteurs ont pu revivre avec humour des pages importantes de la grande
et de la petite histoire du Québec, et ce à travers les caricatures favorites
d'anciens parlementaires ou de députés de la présente législature.
Manon Voyer
Secrétariat de l'Assemblée
Commissions parlementaires
Le 15 juin dernier, se sont déroulées les élections de l'ensemble des présidents
et des vice-présidents de commissions parlementaires puisque leur mandat,
d'une durée de deux ans, était arrivé à terme. Tous les présidents et vice-présidents
ont été reconduits dans leur fonction, à l'exception de Mme Harel, députée
d'Hochelaga-Maisonneuve, qui a quitté la présidence de la Commission des
transports et de l'environnement pour devenir chef de l'opposition officielle
par intérim. Claude Pinard, député de Saint-Maurice, lui a succédé à la
présidence de cette commission.
Rapports avec observations, conclusions et recommandations
Trois commissions ont déposé des rapports contenant des recommandations
dans le cadre de mandats d'initiative. D'abord, la Commission de l'aménagement
du territoire a déposé, le 14 juin, son rapport à la suite de l'examen
des orientations, des activités et de la gestion de la Société d'habitation
du Québec (SHQ). La Commission formule une dizaine de recommandations visant
notamment l'amélioration du rapport annuel de gestion et du plan stratégique
de la SHQ. Ensuite, la Commission de l'éducation a déposé, le lendemain,
un rapport dans le cadre du mandat statutaire qui consiste à entendre les
dirigeants d'universités, conformément aux dispositions de la Loi sur les
établissements d'enseignement de niveau universitaire. Le rapport contient
le résumé de l'audition de chacun des 19 établissements, une synthèse, des
observations et deux recommandations. De plus, la Commission réitère les
30 recommandations formulées il y a un an au terme de la consultation générale
sur l'avenir des universités. Enfin, la Commission de l'administration
publique a déposé, le 16 juin, son 14e rapport sur l'imputabilité des sous-ministres
et des dirigeants d'organismes publics. La Commission formule 16 recommandations
visant notamment la gestion des biens liés à la criminalité, la qualité
de l'information sur la performance du ministère de l'Emploi et de la Solidarité
sociale et l'aide aux élèves en difficulté.
Pour sa part, la Commission de la culture, dans le cadre d'un mandat d'initiative
sur la diversité des expressions culturelles qu'elle s'est donné en avril
2005, a déposé, le 14 juin, un rapport intérimaire qui comporte plusieurs
observations. Le dépôt de rapport intérimaire est une procédure peu fréquente
à l'Assemblée nationale. Ce choix a été retenu par la Commission, puisqu'elle
entend poursuivre ses travaux sur la question au cours de l'automne 2005.
En effet, les membres ont l'intention de suivre l'état des négociations
à l'UNESCO à l'égard de la convention sur la protection et la promotion
de la diversité des expressions culturelles et d'en faire rapport à l'Assemblée.
Ce mandat s'inscrit dans l'esprit de la Loi sur le ministère des Relations
internationales, qui stipule que tout engagement important, pour être valide,
doit être approuvé par l'Assemblée nationale.
Législation
Au cours de la dernière session intensive, il convient notamment de souligner
que la Commission des affaires sociales a complété, le 13 juin, l'étude
détaillée du projet de loi n°112, Loi modifiant la Loi sur le tabac et
d'autres dispositions législatives. Il s'agit d'un projet de loi qui vise
principalement à étendre de façon importante l'interdiction de fumer à
certains lieux non visés par la Loi sur le tabac. À titre d'exemple, ce
projet de loi supprime la possibilité de fumer dans les brasseries, les
tavernes, les bars ainsi que dans les salles de bingo. Il supprime également
la possibilité d'aménager des aires où il est permis de fumer dans les
restaurants, les aires communes des centres commerciaux, les aires de jeux
d'un casino d'État, les gares d'autobus, etc. Il prévoit, de plus, une
interdiction de fumer sur les terrains des écoles ainsi que dans un rayon
de neuf mètres de toute porte extérieure des installations d'un établissement
de santé et de services sociaux, des bâtiments d'un collège d'enseignement,
d'une université ou d'un centre de la petite enfance. Ce projet de loi
a été adopté le 16 juin par l'Assemblée nationale du Québec et entrera
en vigueur le 31 mai 2006.
Commission spéciale
À la veille de l'ajournement des travaux pour la période estivale, l'Assemblée
nationale a adopté une motion constituant une commission spéciale en vue
de l'étude de l'avant-projet de loi remplaçant la Loi électorale. Outre
le fait qu'il s'agit d'une commission spéciale, la quatrième en plus de
20 ans, cette motion comporte plusieurs autres caractéristiques particulières.
D'abord, il s'agit d'une commission itinérante qui parcourra plusieurs
villes du Québec. Ensuite, fait plutôt inusité, elle sera accompagnée,
pour la durée des auditions publiques, d'un comité composé de huit citoyens
(quatre hommes et quatre femmes) retenus par tirage au sort. Ce comité
assistera et participera aux séances de consultation publique, selon les
modalités déterminées par la Commission, et pourra lui soumettre, au terme
des travaux, des observations, des conclusions et des recommandations.
Par ailleurs, la motion prévoit que la Commission tiendra, dans un premier
temps, des consultations particulières auprès du Directeur général des
élections, d'un certain nombre d'experts et de représentants des partis
politiques reconnus. Elle prévoit, dans un deuxième temps, une consultation
générale, qui sera précédée de la publication d'un cahier d'information
destiné à faciliter la participation citoyenne. Un résumé de ce cahier
sera, par ailleurs, distribué dans l'ensemble des foyers québécois. La
Commission devra également consacrer une période de temps à l'audition
de citoyennes et de citoyens qui, bien que n'ayant pas soumis de mémoire,
auront fait part de leur intérêt d'être entendus. Cette dernière exigence
constitue aussi une innovation par rapport au fonctionnement habituel des
commissions parlementaires de l'Assemblée nationale du Québec.
Les questions qui seront abordées par la Commission dans le cadre de ces
consultations concernent notamment la révision du mode de scrutin tel qu'elle
est proposée dans l'avant-projet de loi; la représentation régionale; la
tenue d'élections à date fixe; la carte électorale et sa révision; la pertinence
de tenir un référendum sur la réforme du mode de scrutin; les mesures favorisant
la représentation équitable des femmes, des jeunes, des minorités ethnoculturelles
et des autochtones à l'Assemblée nationale.
François Ouimet, député de Marquette, présidera cette commission spéciale
et Sylvain Simard, député de Richelieu, en assumera la vice- présidence.
Mandat sur le patrimoine religieux
La Commission de l'Assemblée nationale a autorisé la Commission de la culture
à tenir, au cours de l'automne, des auditions publiques dans sept villes-centres
du Québec dans le cadre de son mandat d'initiative sur le patrimoine religieux.
Présidée par Bernard Brodeur, député de Shefford, la Commission de la culture
vise entre autres, par cette démarche participative, à sensibiliser la
population aux enjeux qui entourent l'avenir du patrimoine religieux du
Québec et à favoriser l'émergence de solutions innovantes pour assurer
à long terme sa préservation dans le respect de la capacité financière
des citoyens et de l'État.
Mandat d'initiative sur la sécurité routière
En juin dernier, la Commission des transports et de l'environnement s'est
donné un mandat d'initiative sur la sécurité routière au Québec. Ce mandat
vise spécifiquement plusieurs sujets d'actualité tels les cellulaires au
volant, les conducteurs âgés, les jeunes conducteurs, les motocyclistes,
la sécurité aux abords des chantiers de construction, la sécurité du transport
scolaire, l'utilisation obligatoire des pneus d'hiver et l'utilisation
des photoradars. Les moyens utilisés pour améliorer la sécurité routière
seront aussi abordés.
Marc Painchaud
Secrétariat des commissions
Alberta
Les séances du printemps de la première session de la 26e législature ont
ajourné le 24 mai 2005 après 42 jours totalisant un peu plus de 223 heures
de séances. À cette date, 40 projet de loi du gouvernement, 2 projets de
loi d'initiative parlementaire et 3 projet de loi d'intérêt privé avaient
été adoptés par l'Assemblée. Deux projets du gouvernement et un projet
privé sont demeurés au Feuilleton, tout comme d'autres mesures d'initiative
parlementaire.
Débat d'urgence
Le 10 mai, Brian Mason, chef de l'opposition néo-démocrate, a demandé que
les affaires ordinaires de l'Assemblée soient ajournées au profit d'un
débat d'urgence sur les souffrances persistantes des malades dans les établissements
de soins de longue durée en Alberta, qui ont été relevées dans le rapport
de mai 2005 du vérificateur général. Ce rapport, déposé la veille, conclut
que les normes de soins de base ne sont pas respectées dans plusieurs établissements
vérifiés. Le président Kenneth Kowalski a accepté la motion, mais s'est
dit préoccupé par son « libellé provocant ». L'Assemblée n'avait pas donné
suite à une demande formulée aux termes de l'article 30 de son règlement
depuis 2000, alors qu'il y avait eu débat d'urgence sur une grève dans
les soins de santé. À l'époque, la composition de l'Assemblée était à peu
près la même que maintenant.
Auparavant, deux demandes présentées aux termes de l'article 30 et concernant
la Commission des valeurs mobilières de l'Alberta (ASC), avaient été jugées
irrecevables par le président Kowalski. Le 27 avril, l'opposition officielle
avait demandé un débat d'urgence sur la perte de confiance des investisseurs
envers la Commission, après qu'il eut été révélé que le ministre des Finances
avait reçu une lettre dans laquelle le personnel de l'ASC s'inquiète du
climat de travail, de l'application de la loi à l'ASC et des répercussions
possibles sur les marchés financiers de l'Alberta. Le président a jugé
que la question était grave, mais qu'elle ne constituait pas vraiment une
urgence.
Le 5 mai, une deuxième demande de débat d'urgence avait été présentée après
que l'ASC eut déposé une requête pour contester la compétence du vérificateur
général à son endroit. Le président a jugé la demande irrecevable, affirmant
ne pas vouloir créer de précédent qui rendrait difficile à un futur président
de juger une affaire irrecevable parce qu'elle fait l'objet d'un litige.
Privilège
Le 17 mai, Tony Abbott, (PC, Drayton Valley-Calmar), a confié aux médias
sa réaction à la défection de Belinda Stronach à la Chambre des communes.
Ses propos ont suscité une réaction à l'Assemblée le lendemain : une altercation
aurait eu lieu entre le rév. Abbott et Rick Miller (lib., Edmonton-Rutherford)
dans le salon derrière la Chambre, apparemment au sujet des propos tenus
par ce dernier lors des déclarations courantes des députés. M. Miller a
dit craindre que certains commentaires d'un député de l'Assemblée ne découragent
les femmes de faire de la politique. Il faisait allusion aux propos de
M. Abbott sur Mme Stronach. Celui-ci a ensuite tenté de soulever une objection.
Le président, qui n'en a pas tenu compte, a expliqué que, quand les déclarations
des députés ont été ajouté aux affaires courantes ordinaires en 1993, les
leaders des partis avaient convenu que tous les députés feraient en sorte,
avec le plus de civilité possible, de ne pas contester un autre député;
ils doivent s'en tenir essentiellement à leurs propres idées. Par conséquent,
aucun député ne peut faire objection en vertu du Règlement ou d'un privilège
lors d'une déclaration. Le président a cependant mis les députés en garde
contre la mention de leurs collègues dans leurs déclarations, signalant
que, même si le député n'avait pas été mentionné nommément, son identité
ne laissait aucun doute. Laurie Blakeman, leader de l'opposition officielle,
a informé la Chambre l'après-midi même qu'elle soulèverait une question
de privilège à la prochaine séance ordinaire au sujet de l'altercation
alléguée. Comme il s'agissait de la dernière séance ordinaire du printemps,
la question devra attendre les séances d'automne.
Autres affaires
Le 27 avril, l'Assemblée a approuvé une motion permettant la présence d'un
représentant de chaque arme des Forces canadiennes au parterre de l'Assemblée
à l'occasion du 60e anniversaire du Jour de la Victoire en Europe. La motion
permettait également à un des représentants de prendre la parole devant
l'Assemblée. Le 5 mai, des vétérans de la Deuxième Guerre mondiale ont
été honorés à la Chambre. Doug Learoyd, qui a été volontaire dans la réserve
de la Marine royale canadienne, et le capitaine Stu Lindop, qui a combattu
avec le South Alberta Regiment, se sont joints au commandant d'aviation
Samuel S. Lieberman, qui a pris la parole au nom des anciens combattants
de la province.
Le 24 mai, Sa Majesté la
reine Elizabeth II s'est adressée depuis le fauteuil
du président aux députés, aux dignitaires et aux invités présents au parterre
et dans les tribunes de la Chambre. C'est la première fois de l'histoire
de l'Alberta qu'un souverain en titre occupe le trône de la Chambre. Sa
Majesté, qui a été accueillie par le premier ministre Ralph Klein et présentée
à la Chambre par le président Kowalski, a rendu hommage aux fondateurs
de l'Alberta et à leur contribution à la province. Elle a également parlé
des possibilités d'avenir qui s'offrent aux Albertains ainsi que de la
nécessité de préserver la nature pour les générations futures. Après son
discours, Sa Majesté s'est promenée sur les terrains de l'Assemblée législative.
Plusieurs activités sont prévues pour marquer l'anniversaire officiel de
la province le 1er septembre prochain. Des concerts galas sont au programme
pour la réouverture du Jubilee Auditorium d'Edmonton et de celui de Calgary,
qui ont tous deux subi des rénovations considérables. Il y aura également
des spectacles et des activités comme un feu d'artifice sur les terrains
de l'Assemblée législative, de même qu'une reconstitution historique de
la création de la province.
Micheline Orydzuk
Greffière aux Journaux/ Recherche pour le Bureau
Nouveau-Brunswick
Les travaux de la deuxième session de la 55e législature ont débuté en
décembre 2004 et se sont poursuivis au printemps. Pour la première fois,
l'Assemblée législative a adopté un calendrier, établissant les jours de
séance jusqu'à la fin de la session. Par conséquent, après une brève période
de séance en décembre et en janvier, l'Assemblée a repris ses travaux le
30 mars 2005, alternant successivement trois semaines de travaux et une semaine
de relâche. Comme tous les députés doivent être à leur siège à cause de
la très faible majorité gouvernementale à l'Assemblée législative, le calendrier
législatif leur a permis d'organiser leur emploi du temps et de planifier
des activités dans leurs circonscriptions respectives pendant les semaines
de relâche de l'Assemblée.
Conformément au calendrier, l'Assemblée devait ajourner ses travaux le
10 juin. Cependant, compte tenu de l'ampleur de la charge de travail et
des nombreux projets de lois à l'étude, la session s'est poursuivie bien
au-delà de la date d'ajournement prévue et, au terme de 57 jours de séance,
elle s'est ajournée, le 30 juin. Les travaux doivent reprendre le 6 décembre.
Du 29 avril au 1er mai, le président de l'Assemblée,
Bev Harrison, a présidé
la sixième édition du colloque législatif annuel pour les élèves. En tout,
49 élèves d'un peu partout dans la province ont participé aux divers ateliers
et conférences axés sur les organes judiciaire, exécutif et législatif
du gouvernement. Au nombre des conférenciers invités figuraient le premier
ministre Bernard Lord, Shawn Graham, chef de l'opposition officielle,
Jody Carr
et Kelly Lamrock. Pour couronner cette fin de semaine de colloque, les élèves
ont participé à un parlement modèle dans l'enceinte historique de l'Assemblée
législative.
Le 5 mai, le Comité permanent des corporations de la Couronne a présenté
son premier rapport à l'Assemblée législative. Ce rapport rend compte des
activités du Comité au cours de la première session de la 55e législature,
notamment un examen des huit administrations régionales de la santé et
des nombreux organismes et sociétés d'État de la province. Le rapport porte
également sur les audiences qui ont eu lieu en mars 2004 sur les questions
liées à l'accord conclu entre la Société d'énergie du Nouveau-Brunswick
et le Venezuela en vue de l'obtention d'un approvisionnement d'orimulsion
pour la centrale de Coleson Cove, à proximité de Saint John. Le Comité
a chargé un expert-conseil de préparer une analyse des témoignages recueillis
lors des audiences sur l'orimulsion. Ce texte a été joint au rapport présenté
par le Comité à l'Assemblée législative. Il importe de souligner que le
Comité a également accepté d'inclure dans son rapport le rapport dissident
préparé par l'opposition officielle.
Le 13 mai, l'Assemblée législative a nommé le Comité permanent des prévisions
budgétaires qui, bien que prévu dans le Règlement, n'avait pas été constitué
depuis 1988. Dans un effort pour accélérer l'examen du budget principal
des dépenses pour l'exercice 2005-2006, l'Assemblée législative a renvoyé
au comité les budgets des dépenses de plusieurs ministères. Le Comité a
siégé pendant une semaine où l'Assemblée faisait relâche et a effectué
l'examen, tâche qui incombe normalement au Comité des subsides.
Le 21 juin, le président Harrison a informé l'Assemblée de la décision du
conseil national de la Société canadienne du cancer de reconnaître la contribution
importante de l'Assemblée législative du Nouveau- Brunswick à la lutte
contre le cancer, en lui décernant un certificat de reconnaissance exceptionnelle
à titre de témoignage d'appréciation, par suite de l'adoption de la
Loi
sur les endroits sans fumée.
En tout, 81 projets de loi ont été présentés au cours de la session, soit
50 d'initiative ministérielle, 28 d'initiative parlementaire et 3 d'intérêt
privé. Voici quelques-uns des 43 projets de loi qui ont été adoptés :
- Le projet de loi 48, Loi sur l'exécution des ordonnances de soutien, présenté
par Brad Green, ministre de la Justice et procureur général, prévoit une
série de nouveaux moyens d'exécution visant à favoriser le respect des
ordonnances de soutien, notamment l'imposition d'intérêts sur les arriérés;
l'accès à des sommes dues aux payeurs et provenant d'autres sources que
les employeurs; l'accès à des fonds des comptes bancaires des payeurs;
des mesures pour empêcher les payeurs de dissimuler de l'argent ou des
avoirs sous le couvert d'entreprises familiales; le signalement de mauvais
payeurs à des agences d'évaluation du crédit; la suspension du permis de
conduire.
- Le projet de loi 55, Loi sur le curateur public, présenté par le ministre Green,
crée le poste de curateur public. Ce fonctionnaire aidera les citoyens
qui ne sont pas en mesure de prendre des décisions concernant leurs affaires
personnelles, leurs finances ou leur santé. Le curateur public peut demander
une ordonnance du tribunal pour gérer les affaires d'une personne atteinte
d'incapacité ou pour administrer la succession d'une personne morte sans
avoir laissé de testament. Si quelqu'un désire préparer une procuration
ou un testament mais n'a personne à désigner comme mandataire ou exécuteur,
la Loi prévoit la nomination d'un curateur public qui pourra agir au nom
de ce citoyen. Faisant preuve de coopération, l'opposition a retiré sa
mesure législative sur le curateur public afin de permettre le traitement
du projet de loi du gouvernement, plus complet.
- Le projet de loi 70, Loi visant à respecter la demande de la cité appelée
The City of Saint John sur la taxation du terminal de GNL, présenté par
Brenda Fowlie, ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux,
facilite le traitement de la demande de la ville de Saint John d'imposer
un impôt municipal au terminal de gaz naturel liquéfié se trouvant sur
son territoire. Le projet de loi fixe à 500 000 $ le montant de l'impôt municipal
payable annuellement à la ville pendant une période de 25 ans, conformément
à la résolution adoptée par le conseil municipal de Saint John.
- Le projet de loi 72, Loi sur la délimitation des circonscriptions électorales
et la représentation, présenté par le premier ministre Lord, crée une commission
indépendante chargée de revoir les limites des 55 circonscriptions électorales
du Nouveau-Brunswick à temps pour les prochaines élections générales provinciales.
La dernière révision des limites des circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick
remonte à 1991.
Le 28 juin, le président Harrison a été appelé à voter à quatre occasions
distinctes. Dans un cas, il a rejeté une motion d'initiative parlementaire
concernant le prolongement du mandat du vérificateur général et, dans les
autres cas, il a accepté les motions tendant à la troisième lecture des
trois projets de lois de nature financière, présentés par Jeannot Volpé,
ministre des Finances en l'occurrence le projet de loi 56, Loi spéciale
de 2005 portant affectation de crédits, le projet de loi 77, Loi de 2005-2006
portant affectation de crédits, et le projet de loi 78, Loi supplémentaire
de 2004-2005 (2) portant affectation de crédits.
Le 30 juin, la chef du NPD,
Elizabeth Weir (Saint John Harbour), a prononcé
son dernier discours devant l'Assemblée à titre de chef de l'aile provinciale
du Nouveau Parti démocratique. En octobre 2004, Mme Weir avait annoncé qu'elle
quitterait la direction du NPD. Un congrès à la direction pour l'élection
d'un nouveau chef est prévu en septembre 2005. Mme Weir a été la première
femme nommée à la tête d'un parti politique au Nouveau-Brunswick, la première
femme chef de parti élue à l'Assemblée législative et le premier chef du
Nouveau Parti démocratique élu à l'échelon provincial. Mme Weir demeure
députée de Saint John Harbour.
Le 21 juillet, Mme Fowlie a démissionné de son poste de ministre de l'Environnement
et des Gouvernements locaux, à la suite de la publication d'un rapport
du Bureau de l'ombudsman. Dans son rapport, le délégué de l'ombudsman sur
cette question, Stuart G. Stratton, ancien juge en chef et commissaire aux
conflits d'intérêts, a conclu que la ministre avait divulgué des renseignements
personnels concernant un député actuellement en poste et que cette divulgation
contrevient à la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Dale Graham,
vice-premier ministre et ministre de l'Approvisionnement et des Services
a été nommé ministre intérimaire de l'Environnement et des Gouvernements
locaux.
La situation à l'Assemblée législative demeure inchangée. Il y a donc 28
progressistes-conservateurs, 26 libéraux et une néo-démocrate.
Shayne Davies
Greffier adjoint et greffier aux comités
Île-du-Prince-Édouard
Le 7 juin 2005, les travaux de la deuxième session de la 62e Assemblée générale
ont été prorogés au terme de 53 jours de séance. Toutes proportions gardées,
c'est une longue session pour l'Île-du-Prince-Édouard. Selon les registres,
la session ne s'est prolongée au-delà de 50 jours de séance que quatre fois
au cours des deux dernières décennies.
Au cours de la session, 56 projets de loi ont reçu la sanction royale; 53
motions ont été présentées; 170 déclarations ministérielles et 155 déclarations
de députés ont été lues, et 15 rapports de comités permanents et spéciaux
de l'Assemblée ont été déposés.
Le 20 avril, le comité permanent des privilèges, du Règlement et des projets
de loi d'intérêt privé a présenté son rapport aux députés de l'Assemblée
législative, recommandant notamment une modification au Règlement de l'Assemblée
législative quant à la composition de ses divers comités permanents et
spéciaux. Il a suggéré la suppression de l'article 4 concernant les comités
permanents et spéciaux et son remplacement par les paragraphes suivants:
4(1) La composition des comités doit être effectuée par le comité responsable
des comités; en général, la représentation doit correspondre à celle des
partis politiques reconnus à l'Assemblée elle-même, si cette formule est
applicable.
(2) Nonobstant le paragraphe (1), il ne doit en aucun cas y avoir moins
de deux députés de l'opposition officielle qui siègent à un comité, à moins
que l'opposition officielle compte moins de deux députés.
L'Assemblée a reçu et adopté le rapport. Le nouvel article prévoit qu'au
moins deux députés de l'opposition officielle, si possible, doivent siéger
aux divers comités permanents, conformément à la pratique établie depuis
décembre 2003.
En janvier 2005, la Commission sur l'avenir électoral de l'Île-du-Prince-
Édouard a été créée pour faire suite aux recommandations du rapport de
la Commission sur la réforme électorale, publié en 2003.
Les commissaires ont commencé leurs réunions en mars et, à la fin mai,
ils ont dévoilé un projet de système proportionnel mixte. Ils suggèrent
un scrutin à deux bulletins de vote. Avec le premier bulletin, on choisirait
les représentants des circonscriptions locales au moyen du scrutin uninominal
majoritaire, comme c'est actuellement la pratique. En tout, 17 circonscriptions
locales seraient comprises dans les limites des quatre circonscriptions
électorales fédérales. Le deuxième bulletin permettrait d'attribuer, à
l'échelle de la province, dix sièges selon le système proportionnel. Sur
ce bulletin, les électeurs désigneraient le parti de leur choix. Les résultats
obtenus grâce à ce deuxième bulletin permettraient d'établir le pourcentage
des suffrages exprimés pour chaque parti. La commission a également le
mandat de réaliser un programme de sensibilisation du public afin de mieux
faire connaître l'actuel système majoritaire uninominal à un tour et le
système proportionnel mixte qui est proposé. Après l'étape de la sensibilisation,
qui comprendra des assemblées publiques, les Prince-Édouardiens seront
appelés à se prononcer lors d'un plébiscite pour exprimer leur préférence
entre les deux systèmes électoraux. La date du plébiscite n'a pas encore
été fixée. Pour obtenir plus d'information, notamment une description complète
du modèle proportionnel mixte proposé, il suffit de consulter le site www.electoralfuture.pe.ca
(en anglais).
Le 6 juin, Rebecca Wellner
a été nommée commissaire à l'information et à
la protection de la vie privée de l'Île-du-Prince-Édouard, aux termes du
Freedom of Information and Protection of Privacy Act. Il s'agit d'un poste
à temps partiel doté d'un mandat de cinq ans.
Ce poste de commissaire découle de la loi adoptée le 1er novembre 2002.
Mme Wellner a pour tâche de régler les différends invoqués en vertu de la
loi, d'effectuer des examens indépendants à l'égard des décisions prises
par les organismes publics en vertu de la loi, de résoudre les plaintes
déposées en vertu de la loi, de surveiller l'application de la loi et de
veiller à l'atteinte des objectifs de celle-ci.
Mme Wellner a été admise au Barreau de l'Île-du-Prince-Édouard en décembre 1995.
Elle continue de pratiquer le droit dans le secteur privé à temps partiel,
à Charlottetown. En outre, elle copréside le comité d'aide juridique de
la Law Society of Prince Edward Island, elle est trésorière de Collaborative
Law PEI et elle participe régulièrement, à titre de bénévole, aux activités
de diverses organisations caritatives.
Marian Johnston
Greffière adjointe et greffière de comités
Sénat
À la fin juin, comme le Sénat a reçu deux importantes mesures législatives
d'initiative ministérielles, il a fallu prolonger les travaux au-delà de
la date habituelle prévue pour l'ajournement estival. L'adoption de ces
deux mesures législatives, en l'occurrence les projets de loi C-48 et C-38,
était non seulement essentielle pour assurer la stabilité du gouvernement
minoritaire, mais elle suscitait également la controverse, et le Sénat
s'est penché sur ces projets de loi jusqu'à la mi-juillet.
Le projet de loi C-48, qui propose des dépenses additionnelles dans les
secteurs sociaux, dépenses financées à même l'excédent budgétaire, est
le fruit d'une entente, à la Chambre des communes, entre le Parti libéral
et le Nouveau Parti démocratique. Les membres conservateurs du Comité sénatorial
permanent des finances nationales ont exprimé leur opposition au projet
de loi dans un rapport minoritaire annexé au rapport du Comité qui a été
déposé au Sénat le 18 juillet. Les sénateurs conservateurs ont vivement
critiqué le manque de transparence et d'obligation de rendre des comptes
du projet de loi, mais celui-ci a néanmoins été adopté par le Sénat et
a reçu la sanction royale par déclaration écrite, le 20 juillet.
Conformément au rôle constitutionnel de protection des droits des minorités
qu'on lui attribue, le Sénat a la responsabilité d'élaborer des mesures
législatives correspondant aux valeurs inscrites dans la Charte des droits
et libertés. Au fil des ans, le Sénat a contribué de façon considérable
à la défense des droits des minorités linguistiques et des Autochtones
et à l'égalité des hommes et des femmes. En outre, au cours des dernières
années, le Sénat a joué un rôle important dans la modification de certaines
lois fédérales afin qu'elles interdisent également l'orientation sexuelle
comme motif de discrimination. Le débat sur les questions concernant les
conjoints de même sexe a parfois suscité la controverse, mais le Sénat
est demeuré uni dans son souhait de présenter un point de vue équilibré
sur les droits de la personne. Le débat sur le projet de loi C-38, qui
modifie la définition traditionnelle du mariage pour inclure les couples
homosexuels, a illustré la même ligne de pensée. La conciliation du droit
à l'égalité avec le droit à la liberté de conscience et de religion figurait
au centre du débat. Les opinions allaient de la défense du droit des gais
et des lesbiennes au mariage civil à l'opposition au projet de loi, sous
prétexte qu'il ne protège pas adéquatement le droit des églises désireuses
de maintenir la vision traditionnelle du mariage. En tout, 41 sénateurs
ont participé au débat aux étapes de la deuxième et de la troisième lecture.
À la suite d'un examen exhaustif, le projet de loi a été adopté en fin
de soirée le 19 juillet. Le lendemain, soit le 20 juillet, le juge en chef
de la Cour suprême du Canada a octroyé la sanction royale par déclaration
écrite.
Outre les projets de loi C-48 et C-38, 19 autres mesures législatives ont
reçu la sanction royale par déclaration écrite à cinq occasions distinctes.
Il faut noter l'adoption, après plusieurs tentatives au cours des dernières
années, du projet de loi S-18, Loi modifiant la Loi sur la statistique,
qui permet, après 92 ans, la divulgation des documents des recensements
postérieurs à celui de 1901.
Comités
Dans deux rapports publiés au printemps 2005, le Comité des droits de la
personne a demandé l'intervention du gouvernement. Le Comité a soulevé
de sérieuses préoccupations au sujet des retards dans la mise en Suvre
des recommandations faites dans son rapport de 2003 concernant les droits
des femmes autochtones vivant dans les réserves d'avoir leur part des biens
matrimoniaux. Dans son 17e rapport, déposé le 10 mai, le Comité exhorte le
comité de la Chambre des communes et le ministère des Affaires indiennes
et du Nord canadien à prendre des mesures immédiates et décisives à l'égard
de cette importante question. Le 17 mai, le Comité des droits de la personne
a déposé son 18e rapport.
Comme suite à un examen des obligations du Canada en matière de droits de la
personne sur les scènes internationale et nationale, le Comité a, de nouveau,
demandé que le Canada ratifie la Convention américaine relative aux droits de
l'homme.
Le 18 mai, le Sénat a approuvé le
Code régissant les conflits d'intérêts
des sénateurs en adoptant le 3e rapport du Comité du Règlement, de la procédure
et des droits du Parlement. L'administration de ce code incombe au conseiller
sénatorial en éthique, dont le poste est prévu dans le projet de loi C-4,
Loi modifiant la Loi sur le Parlement du Canada, qui a reçu la sanction
royale en mars 2004. Le Sénat a déjà approuvé la nomination de
Jean T. Fournier
à ce nouveau poste.
Le 19 mai, le Comité des finances nationales a publié deux rapports. Le
11e rapport trace les grandes lignes de son examen de l'utilisation, par
le gouvernement, des fondations pour la mise en Suvre de politiques et
présente les questions soulevées par le Bureau du vérificateur général
quant à la manière dont le gouvernement rend compte des transferts de fonds
aux fondations. Au cours de l'étude du budget des dépenses pour l'exercice 2004-2005,
le Comité s'est penché sur les dépenses prévues de la vérificatrice générale,
du directeur général des élections, de la commissaire à la protection de
la vie privée, du commissaire à l'information et de la commissaire aux
langues officielles. Dans son 12e rapport, le Comité des finances nationales
met en lumière les similitudes dans le processus budgétaire de ces hauts
fonctionnaires du Parlement.
Depuis 2003, époque où on a découvert l'encéphalopathie spongiforme bovine
(ESB) au Canada, le Comité de l'agriculture et des forêts se penche sur
les effets de cette maladie sur le secteur de l'élevage bovin au Canada.
Le plus récent rapport du Comité, intitulé La capacité d'abattage des bovins
au Canada, fait suite à un rapport antérieur déposé en avril 2004. Ce dernier
rapport soulignait la nécessité d'augmenter la capacité d'abattage au Canada.
Dans son 7e rapport, déposé le 19 mai, le Comité présente l'évolution de
l'industrie nord-américaine du conditionnement de la viande et examine
la stratégie du gouvernement pour augmenter la capacité de transformation
au Canada.
Le 19 mai, le Comité des pêches et des océans a publié un rapport intérimaire
intitulé Au sujet du nouveau cadre stratégique en évolution du Canada pour
la gestion des pêches et des océans. Ce document porte sur l'étude des
effets néfastes des changements sur les collectivités côtières et sur leurs
habitants. Le Comité recommande que le gouvernement accorde un financement
additionnel au ministère des Pêches et des Océans et un délai pour la mise
en Suvre d'un nouveau système de gestion des pêches.
Le 14 juin, le Comité de l'énergie, de l'environnement et de ressources
naturelles a déposé un deuxième rapport intérimaire intitulé
Développement
durable: Il est temps de joindre le geste à la parole. Ce t ouvrage recommande
fortement que le gouvernement prenne des mesures décisives pour que le
développement durable devienne une priorité.
Également le 14 juin, le Comité des langues officielles a déposé son 6e
rapport, intitulé L'éducation en milieu minoritaire francophone : un continuum
de la petite enfance au postsecondaire. Ce document désigne les secteurs
à améliorer en matière de formation continue en français. Il s'agit du
plus récent rapport du Comité au sujet de l'application de la Loi sur les
langues officielles.
Depuis les attaques terroristes survenues au États-Unis en 2001, le Comité
de la sécurité nationale et de la défense a publié une série de rapports
sur la sécurité au Canada. Le 14 juin, le Comité a déposé un rapport intitulé
À la limite de l'insécurité. Il s'agit du fruit de plus de trois années
d'enquête sur la façon dont le Canada traite la sécurité aux passages frontaliers
entre le Canada et les États-Unis. Le déploiement et le maintien d'agents
de la GRC à tous les postes frontaliers figurent au nombre des 26 recommandations
que le Comité présente au gouvernement dans ce rapport.
Le 22 juin, le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce a
déposé au Sénat son 15e rapport, intitulé
Il est temps d'agir pour rattraper
notre retard : Comment améliorer la productivité du Canada? Dans ce document,
le Comité recommande, d'une part, l'élaboration et la mise en Suvre d'un
plan global pour accroître la productivité et la compétitivité du Canada
et, d'autre part, la création d'un forum de la productivité qui fera le
bilan des mesures prises par le gouvernement fédéral pour stimuler la productivité.
Décisions de la présidence
Au terme de la période des questions du 19 avril et immédiatement après
que le leader du gouvernement a répondu de vive voix à une question différée,
le sénateur Gerry St. Germain a invoqué le Règlement et soulevé une objection.
Il croyait que les réponses différées exigeaient nécessairement une réponse
écrite, habituellement présentée par le leader adjoint du gouvernement.
À titre de justification, le leader du gouvernement a expliqué qu'il pensait
que les réponses orales étaient acceptables parce qu'elles donnent à l'opposition
une occasion de poser une question supplémentaire. Dans sa décision du
3 mai, la présidence reconnaît que ce qui s'est passé contrevient à la pratique
habituelle et est inacceptable. Conformément à la pratique ayant cours
au Sénat, dans le cas des questions différées, il faut déposer une réponse,
même s'il y a une demande pour que la réponse soit répétée de vive voix.
Le 18 mai, le sénateur
Willie Adams a invoqué le Règlement juste avant le
début du débat à l'étape de la troisième lecture du projet de loi C-15,
Loi modifiant la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs
et la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Le sénateur
Adams soutenait que le Sénat n'aurait pas dû être saisi du projet de loi
parce que le Comité de l'énergie, de l'environnement et des ressources
naturelles n'en avait pas effectué l'étude article par article. Au terme
d'un long débat, la présidente intérimaire a rendu sa décision. Elle a
déclaré que la motion pour omettre l'examen article par article du projet
de loi était irrecevable parce qu'elle empêchait les membres du Comité
de présenter des amendements. Toutefois, comme les comités sont considérés
maîtres de leurs activités et que la présidence ne peut invalider les décisions
du Comité, le recours au Règlement a également été jugé irrecevable.
Le 28 juin, lorsque le sénateur
Bill Rompkey, leader adjoint du gouvernement,
a demandé de présenter une motion pour que le Sénat s'ajourne jusqu'à l'appel
de la présidence pour recevoir les lettres de sanction royale, le sénateur
Noël A. Kinsella, leader de l'opposition, s'y est opposé. Il estimait que
la motion devait faire l'objet d'une demande de consentement unanime parce
que ce n'était pas une motion d'ajournement standard. Le président a convenu
et a statué que c'était la pratique du Sénat de demander le consentement
pour ce genre de motion.
Le 19 juillet, à l'étape de la troisième lecture du projet de loi C-38,
le sénateur Eymard Corbin a invoqué le Règlement pour s'opposer à ce que
la présidence utilise des listes comme guide pour donner la parole aux
sénateurs désireux de participer au débat. Dans la décision rendue le lendemain,
la présidence note que les listes informelles visent à faciliter la conduite
des travaux, non à limiter le droit d'un sénateur désireux de participer
au débat. De ce fait, la présidence a décidé qu'il n'y avait pas lieu d'invoquer
le Règlement.
Événements marquants
Deux sénatrices ont pris leur retraite. Le 29 juin,
Viola Léger, femme de
théâtre acadienne du Nouveau-Brunswick, a quitté le Sénat. Le 15 juillet,
Isobel Finnerty, ancienne directrice exécutive du Parti libéral du Canada
en Ontario, lui a emboîté le pas. Les deux sénatrices avaient atteint l'âge
obligatoire de la retraite fixé à 75 ans. À l'heure actuelle, 36 femmes siègent
au Sénat.
Mary Mussell
Direction des journaux
Manitoba
Selon la motion de programmation adoptée à la Chambre à la fin de la session
dernière, soit en juin 2004, la Chambre était censée s'ajourner le 9 juin
2005. Mais, à la suite de pourparlers entre les partis, elle a convenu
à l'unanimité de prolonger la session d'une semaine pour pouvoir mettre
fin aux derniers travaux. Par conséquent, la Chambre a suspendu ses travaux
pour l'été le jeudi 16 juin.
Mesures législatives
Pendant la session, les députés manitobains se sont penchés sur des mesures
législatives touchant à divers secteurs de la gestion publique :
- le projet de loi 22, Loi sur la protection des eaux, qui vise à mieux protéger
les ressources hydriques du Manitoba ainsi que ses écosystèmes aquatiques.
Repris de la session précédente, ce projet de loi a fait l'objet d'un nombre
inégalé d'amendements à l'étape du rapport pendant la session. Au total,
43 amendements et sous-amendements ont, en effet, été proposés durant les
quelques semaines de l'étape du rapport. Steve Ashton (NPD - Thompson),
ministre responsable de la Gestion des ressources hydriques, en a présenté
20, qui ont tous été adoptés. Trois députés de l'opposition, dont le porte-parole
de l'opposition officielle, Jack Penner (PC - Emerson), ont proposé les
autres amendements. Bien que la plupart des amendements de l'opposition
n'aient pas été adoptés, deux d'entre eux l'ont été à force de négociations
entre le ministre et le porte-parole et ont été intégrés dans le projet
de loi. Par ailleurs, plusieurs amendements de l'opposition ont été retirés
avec le consentement unanime et remplacés par des amendements du gouvernement
en collaboration avec l'opposition.
- le projet de loi 25, Loi modifiant la Loi sur les accidents du travail,
qui apporte des changements à la Loi dans trois grands domaines : la couverture
et l'évaluation, l'indemnisation et la gouvernance. La caractéristique
du projet de loi qui a reçu le plus d'attention a été l'élargissement et
la prolongation des prestations versées aux pompiers et à leur famille.
Le projet de loi a ajouté aux maladies professionnelles des pompiers trois
nouveaux types de cancer ainsi que les crises cardiaques qui se produisent
dans les 24 heures d'une intervention d'urgence. Les nouvelles dispositions
relatives à la présomption s'appliquent aux pompiers à temps partiel et
aux pompiers volontaires.
- le projet de loi 51, Loi sur les fonds de placement des travailleurs (modification
de diverses dispositions législatives), qui améliore la gestion des corporations
à capital de risque de travailleurs (CCRT), dont le Fonds de placement
Crocus; resserre les règles de déclaration et de divulgation des CCRT;
simplifie la réglementation des CCRT ainsi que l'administration du programme
de crédit d'impôt à leur intention. Le projet de loi a vu le jour au lendemain
des problèmes associés au Fonds de placement Crocus qui ont fait l'objet
d'une enquête du vérificateur général.
- le projet de loi 52, Loi no 2 modifiant la Loi sur l'Assemblée législative,
qui dit qu'un commissaire sera nommé pour étudier le programme de rachat
des années de service antérieures du régime de pensions de l'Assemblée
législative. Un rapport de l'ancien commissaire indique que le programme
devait être examiné et modifié en raison des restrictions imposées par
la Loi de l'impôt sur le revenu fédérale, qui ont empêché les membres d'acheter
des années de service antérieures dans la mesure recommandée par ce commissaire.
Le nouveau commissaire rendra des décisions concernant le rachat de ces
années de service à l'égard de la période allant du 25 avril 1995 au 1er
octobre 2004.
- le projet de loi 207, Loi modifiant la Loi médicale, qui donne aux médecins
plus de souplesse pour pratiquer des thérapies non traditionnelles et autres
qui diffèrent de la pratique médicale courante sans risque de mesures disciplinaires
professionnelles, à moins que la thérapie non traditionnelle ou autre comporte
de plus grands risques pour la santé du patient. Ce projet de loi d'initiative
parlementaire présenté par Len Derkach (PC - Russell) a été appuyé par
le gouvernement, et le ministre de la Santé, Tim Sale (NPD - Fort Rouge),
a proposé un amendement à l'étape du comité.
Questions de privilège
Le 5 mai, avant la période des questions orales, le leader de l'opposition
officielle à la Chambre, Len Derkach, a soulevé une question de privilège
concernant les commentaires faits par le ministre de l'Éducation, Peter
Bjornson (NPD - Gimli), durant la période de questions orales de la journée
de séance précédente. M. Derkach a affirmé que le ministre Bjornson avait
tenu des propos faux dans l'intention de tromper la Chambre, et il a déposé
des documents qui, selon ses dires, appuyaient ses affirmations. Il a conclu
ses remarques en présentant une motion recommandant des mesures disciplinaires
à l'égard du ministre. Le président George Hickes a pris la question en
délibéré et rendu une décision le 11 mai.
Invoquant plusieurs ouvrages de procédure ainsi que des décisions de trois
présidents manitobains antérieurs, le président Hickes a conclu qu'il n'y
avait pas, de prime abord, matière à privilège. Il a cité une décision
de l'ancienne présidente manitobaine Louise Dacquay, qui affirme qu'à moins
qu'un député reconnaisse à la Chambre l'avoir délibérément induite en erreur,
il est pratiquement impossible de prouver que le député a intentionnellement
trompé la Chambre.
La décision faisait aussi référence à l'ouvrage de Joseph Maingot intitulé
Le Privilege parlementaire au Canada, où il est dit qu'alléguer qu'un député
a trompé la Chambre est une question de rappel au Règlement plutôt quendu
sa décision : selon les mêmes ouvrages de procédure et les mêmes décisions
antérieures des présidents du Manitoba dont il est question dans la question
de privilège précédente, il n'a pas e de privilège, ainsi qu'à Beauchesne,
selon qui « les décisions des présidents établissent qu'une déclaration
d'un député au sujet d'un fait qui le concerne et dont il a personnellement
connaissance doit être acceptée ».
Comme nos règles le permettent, M. Derkach a contesté la décision du président,
qui, au bout du compte, a été maintenue par 32 voix pour en regard de 20
voix contre.
Le mardi 7 juin, Jon Gerrard
(libéral indépendant - River Heights) a soulevé
une question de privilège semblable concernant des réponses à des questions
données par la ministre des Services à la la famille et du Logement,
Christine
Melnick (NPD - Riel). M. Gerrard a affirmé que, durant la période des questions,
la ministre avait fourni des réponses qui ne concordaient pas avec un article
de journal et une lettre qu'il avait déposés concernant la question de
savoir si la ministre était au courant des problèmes de Hydra House au
printemps 2000. Résidence communautaire pour adultes handicapés, Hydra
House avait fait l'objet d'une enquête du vérificateur général en 2004.
M. Gerrard a également réclamé des mesures disciplinaires à l'égard de
la ministre.
Le 13 juin, le président a rpu conclure, de prime abord, qu'il y avait
matière à privilège.
Ordre sessionnel
Tout comme pour la session précédente, la Chambre a, le 9 juin, adopté
à l'unanimité une motion de programmation contenant un échéancier d'exécution
des travaux de la session en cours et de la suivante. L'ordre sessionnel
détermine les dates de séance jusqu'à l'an prochain (juin 2006) ainsi que
les étapes par journée et par heure de l'achèvement des mesures législatives
et des processus financiers de la session en cours et de la suivante.
À moins d'une urgence, la Chambre reprendra ses travaux par le discours
du Trône qui inaugurera la quatrième session de la 38e législature, le
27 octobre, conformément à l'ordre sessionnel.
Changements au Règlement
L'après-midi de la dernière journée de session, le Comité du Règlement
s'est réuni pour étudier officiellement un certain nombre de changements
au Règlement dont avait déjà discuté un groupe de travail de députés. Le
Comité a accepté l'ensemble des révisions et s'est empressé (le même jour)
de faire part de ses décisions à la Chambre, où les modifications ont été
approuvées et acceptées par tous les députés.
Les modifications sont des révisions à de nombreux aspects du mode de fonctionnement.
En voici quelques-unes :
- L'heure de l'ajournement passe de 17 h 30 à 17 h, tandis qu'une séance
supplémentaire est ajoutée le mardi matin, de 10 h à midi.
- Une sonnerie de quorum d'une minute est instituée.
- L'étude des résolutions d'initiative parlementaire est modifiée.
- Le temps de parole au sein du Comité plénier et du Comité des subsides
passe de 30 minutes à 10 minutes;
- Les règles régissant les questions posées aux ministres durant le débat
de la motion d'adoption au Comité des subsides sont changées.
- Les règles régissant la composition des comités permanents sont modifiées
: les whips fournissent aux greffiers des comités des listes des députés
devant siéger aux comités à chaque séance (par opposition à une composition
permanente avec remplaçant).
- La durée des interventions est fixée à 10 minutes au sein des comités permanents
(elle était auparavant illimitée).
Rick Yarish
Greffier adjoint/
greffier des comités
Yukon
La session du printemps 2005 de l'Assemblée législative du Yukon a commencé
le 24 mars. Conformément à l'article 74 du Règlement, le gouvernement a
déposé tous les projets de loi qu'il souhaitait voir examinés au plus tard
le cinquième jour de séance, soit le 4 avril. Conformément à l'article
75 du Règlement, les trois leaders parlementaires se sont ensuite réunis
pour fixer la durée de la session. Le 6 avril, le leader parlementaire
du gouvernement, Peter Jenkins a informé l'Assemblée que les leaders parlementaires
n'avaient pas réussi à s'entendre. En conséquence, le président,
Ted Staffen,
a déclaré, conformément au paragraphe 75(3) du Règlement, que la session
du printemps 2005 durerait 30 jours, pour se terminer le 17 mai.
Législation du gouvernement
Cinq projets de loi ministériels ont été déposés pendant la session :
- le projet de loi n° 13, Loi d'affectation n° 3 pour l'exercice 2004-2005
- le projet de loi no 14,
Loi d'affectation de crédits provisoires pour l'exercice
2005-2006
- le projet de loi no 15,
Loi d'affectation n° 1 pour l'exercice 2005-2006
- le projet de loi no 55,
Loi de 2005 modifiant diverses lois
- le projet de loi no 56,
Loi rétablissant la bonne gestion des finances
municipales de Dawson.
Le projet de loi no 14 a reçu la sanction le 31 mars et les autres, le
17 mai.
Question de privilège
À la séance inaugurale,
Pat Duncan (Porter Creek Sud, libérale) a posé
la question de privilège. Le litige portait sur le fait que le gouvernement
avait divulgué des renseignements relatifs au budget avant le dépôt à l'Assemblée
des prévisions budgétaires 2005-2006. De l'avis de Mme Duncan, il s'agissait
là d'un outrage à l'Assemblée. Ceux qui se souviennent des faits survenus
en Ontario en 2003 comprendront la situation qui s'est présentée au Yukon.
De fait, Mme Duncan, dans les arguments qu'elle a présentés devant l'Assemblée,
s'est largement inspirée de ceux de l'ancien député de RenfrewNipissingPembroke,
Sean Conway, et de la décision du président de l'Assemblée législative
de l'Ontario à l'époque, Gary Carr.
Dans ce cas, toutefois, le président Staffen a conclu qu'il n'y avait pas
matière à outrage. Il a retenu, dans sa décision, la définition donnée
par Joseph Maingot dans Le privilège parlementaire au Canada : « une atteinte
à l'autorité et à la dignité de la Chambre ». Le président de l'Assemblée
a jugé que l'action du gouvernement n'avait pas compromis l'autorité de
la Chambre et a conclu en ces termes : « Quelles que soient les annonces
faites par le gouvernement hors de ces murs, toutes les affectations doivent
être présentées à l'Assemblée et adoptées par elle avant qu'elles deviennent
loi et que le gouvernement ait le pouvoir légal de dépenser ces affectations. »
S'agissant de la dignité de la Chambre, le président a jugé qu'il existait
des différences majeures entre les actes du gouvernement de l'Ontario en
2003 et ceux du gouvernement du Yukon en 2005 :
Dans l'affaire tranchée par le président Carr, le gouvernement de l'Ontario
a révélé la totalité de son budget à l'extérieur de l'Assemblée. Équivalente
au discours en deuxième lecture de notre ministre des Finances sur notre
principale loi d'affectation, l'annonce a été faite devant les caméras
de télévision dans des locaux privés à l'extérieur de l'Assemblée. Avant
l'annonce, le gouvernement avait rassemblé les journalistes à huis clos
et communiqué les documents budgétaires aux médias et au grand public.
Des députés avaient été invités à l'annonce du budget. Tous les faits sont
survenus six semaines avant la convocation de l'Assemblée.
Ces mesures ont eu pour effet de placer l'Assemblée hors du circuit budgétaire.
Le président Carr a aussi signalé qu'à cause de cette façon de procéder,
l'Assemblée avait été copieusement tournée en dérision, ce qui revenait
à une marque ostensible d'outrage à l'Assemblée.
Des différences marquées existent entre les deux situations. Des renseignements
importants concernant les affectations proposées par le gouvernement ont
été rendus publics avant la convocation de l'Assemblée. Toutefois, la majeure
partie des priorités de dépenses annoncées par la suite par le premier
ministre n'avait pas été rendue publique. Le discours du budget a été prononcé
en totalité pour la première fois ici dans cette enceinte, comme c'est
toujours le cas, et les députés de l'Assemblée étaient présents du fait
de leur élection et non sur invitation du gouvernement. En outre, les documents
d'accompagnement du budget n'ont pas été rendus publics avant le dépôt
de la motion en seconde lecture du projet de loi no 15 [Loi d'affectation
n° 1 pour l'exercice 2005-2006]. Les huis clos pour les députés de l'opposition
et les journalistes ont été tenus de la manière habituelle.
S'il a jugé qu'il n'y avait pas, de prime abord, matière à outrage, le
président a néanmoins déclaré que
la question n'est pas réglée définitivement. Le président estime que c'est
l'ampleur et la forme de la divulgation du budget en Ontario qui ont pesé
dans la décision du président Carr. Si l'ampleur et la forme des annonces
prébudgétaires au Yukon devaient se développer davantage, le président
pourrait, à bon droit, être appelé à revoir la question de l'outrage et
aboutir à une conclusion différente.
En conclusion, le président de l'Assemblée a conseillé au gouvernement
d'être prudent dans la façon dont il annonce son intention de dépenser
des fonds qui restent à être affectés par la Chambre. Au cours des recherches
préalables à sa décision, la présidence a constaté que les communiqués
gouvernementaux ne précisent pas tous que ces dépenses sont soumises à
l'approbation de l'Assemblée législative. La présidence estime que ce rappel
devrait figurer dans toutes les déclarations de ce genre pour garantir
l'autorité et la dignité de l'Assemblée et s'assurer que la population
est bien informée.
Le discours du budget
Dès après la question de privilège de Mme Duncan devant l'Assemblée, le
premier ministre et ministre des Finances, Dennis Fentie a entrepris la
deuxième lecture du projet de loi nº 15 en prononçant le discours du budget
2005-2006. Il s'agit du plus important budget de l'histoire du Yukon, des
dépenses de quelque 784 millions de dollars étant prévues pour le prochain
exercice financier.
Après 11 heures et demie de débat, le texte a été lu une deuxième fois
et, conformément aux usages de l'Assemblée législative du Yukon, a été
renvoyé au comité plénier. Après 63 heures et demie d'examen ministère
par ministère, le comité plénier a renvoyé le projet de loi sans amendement
à l'Assemblée le 17 mai. Le projet de loi nº 15 a été lu une troisième
fois et sanctionné le même jour.
La réforme électorale et législative
Le 13 avril, le premier ministre Fentie a déposé le rapport final du conseiller
spécial sur la réforme électorale, Ken McKinnon. Pour diverses raisons,
celui-ci s'est prononcé contre une réforme électorale mais il a laissé
la porte ouverte au cas où les Yukonais en manifesteraient le souhait un
jour. Il recommande plutôt que l'Assemblée législative procède à un « renouveau
législatif sérieux et en profondeur » en faveur duquel, selon lui, il existe
un « appui universel » au Yukon.
Le premier ministre Fentie a entériné les conclusions de M. McKinnon. Les
députés de l'opposition ont contesté son avis au sujet de la nécessité
et du souhait d'une réforme électorale. Ils ont aussi mis en doute sa méthode
de travail, dénonçant notamment ce qu'ils considèrent comme l'absence de
consultations publiques. Le chef de l'opposition officielle, Todd Hardy
a, le 19 avril, donné préavis d'une motion d'initiative parlementaire
qui propose la création d'une commission de la réforme électorale chargée
de tenir un examen public du mode d'élection des députés de l'Assemblée
législative du Yukon. Cette motion n'a pas encore été mise en débat.
Si le gouvernement et l'opposition ont divergé sur la nécessité de la réforme
électorale, ils se sont déclarés en faveur d'un renouveau législatif. Le
14 avril, M. Hardy a déposé et lu pour la première fois le projet de loi
108, Legislative Renewal Act. Le texte a pour but de créer un comité spécial
de l'Assemblée qui serait chargé de tenir des consultations publiques relatives
au fonctionnement de l'Assemblée législative et de ses comités. Le 18 avril,
M. Hardy a aussi donné préavis d'une motion d'initiative parlementaire
sur le même thème. Le projet de loi et la motion relancent le débat sur
les questions abordées par M. Hardy dans le projet de loi nº 107, Democratic
Reform Act, qui a été rejeté en deuxième lecture le 1er
décembre 2004.
Ni le projet de loi nº 108 ni la motion du député n'ont été remis à l'étude.
Le 14 avril également,
Patrick Rouble (Lacs du Sud, Parti du Yukon), a
donné préavis d'une motion d'initiative parlementaire invitant le Comité
permanent sur les règlements, les élections et les privilèges (CPREP) à
formuler des recommandations concernant un code de conduite et de bienséance
à l'intention des députés lorsqu'ils siègent à l'Assemblée. Au cours du
débat sur la motion, le 20 avril, Gary McRobb (Kluane, NPD) a proposé un
amendement pour que cette tâche soit confiée plutôt à un comité spécial
qui procéderait à des consultations publiques. L'amendement a été rejeté.
Le débat sur la motion s'est clos à l'heure normale de l'ajournement.
Le 27 avril, un autre député ministériel,
Brad Cathers, a donné préavis
d'une motion d'initiative parlementaire relative au renouveau législatif.
Favorable à des consultations publiques, le texte les laisserait toutefois
entre les mains du CPREP. La motion reste à être mise en délibération.
Expulsion possible d'un député
Le 13 mai, Haakon Arntzen (Copperbelt, indépendant) a été trouvé coupable
de trois accusations d'attentat à la pudeur portées en avril 2004 pour
des faits remontant aux années 1970 et 1980.
Le jour de séance suivant, le 16 mai, M. Hardy a demandé le consentement
unanime de l'Assemblée, aux termes de l'article 28 du Règlement, pour déposer
une motion urgente. Le texte invitait M. Arntzen à abandonner son siège
pour permettre la tenue d'élections partielles à temps pour la session
d'automne 2005. M. Arntzen était absent; le consentement unanime a néanmoins
été refusé en raison du désaccord de certains députés ministériels. Le
premier ministre Fentie a déclaré que la motion de M. Hardy était prématurée,
la peine de M. Arntzen n'ayant pas été prononcée et celui-ci n'ayant pas
indiqué s'il comptait se pourvoir en appel.
La motion n'a pas été débattue ce jour-là et la question reste en suspens.
M. Arntzen doit connaître sa peine en septembre et dispose d'un délai de
30 jours pour interjeter appel. Il dit réfléchir à son avenir politique,
mais n'a pas fait savoir s'il allait abandonner son siège ni dans quelles
circonstances il le ferait. Depuis la fin de la session du printemps, les
députés de l'opposition et des éditorialistes locaux exhortent M. Arntzen
à remettre sa démission. S'il ne démissionne pas, le premier ministre se
dit en faveur de l'expulser, déclarant qu'il allait laisser la justice
suivre son cours avant de faire quoi que ce soit. Il s'attend néanmoins
à ce que M. Arntzen prenne ensuite « la bonne décision », faute de quoi « c'est
nous qui la prendrons », a-t-il dit.
Le Comité permanent des comptes publics
Le 9 mai, M. Hardy, à titre de président du Comité permanent des comptes
publics, a présenté à l'Assemblée le 2e rapport du Comité. Fruit des audiences
publiques du 19 novembre 2004 et dans le prolongement de celles de février
2004, le rapport ne comportait aucune recommandation.
Le Comité a également tenu des audiences publiques les 8 et 9 février.
Des représentants de la Société de développement du Yukon (SDY) ont alors
comparu pour répondre aux questions des membres du Comité concernant deux
rapports préparés par le Bureau du vérificateur général du Canada concernant
deux projets de la SDY le Centre de solutions énergétiques et la construction
d'une ligne de transmission électrique entre Mayo et Dawson City au sujet
desquels avaient été constatés d'importants problèmes financiers et opérationnels.
Un rapport est en cours de rédaction.
Floyd McCormick
Greffier adjoint
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